23 mars 2012


Chandra Crawford n’a pas laissé de chances
à l’opposition, hier, au Mont-Sainte-Anne.
photo : Jean-François Desgagnés

Chanda Crawford, de A à Z

Chandra Crawford a connu une journée parfaite, hier, lors de l’épreuve de sprint.

Crawford a dominé toutes les vagues éliminatoires auxquelles elle a pris part et a complété sa journée parfaite en remportant la finale des dames. Elle a bouclé la finale en un temps de 3 : 30,07, un peu plus d’une seconde et demie sur sa compatriote Daria Gaiazova.

L’américaine Jennie Bender est aussi montée sur le podium tandis que sa compatriote Ida Sargent a pris le quatrième rang. La Norvégienne Britt Ingunn Nydal et Alysson Marshall se sont classées en cinquième et sixième places.

Les conditions de piste bien meilleures que la veille ont grandement aidé la Canadienne. Les organisateurs ont mis une poudre communément appelée ciment à neige sur la piste afin de la durcir et d’éviter qu’elle ne fonde.

« Quand j’ai vu que c’était dur, ça m’a donné une énergie énorme. Ils ont mis de la poudre magique ! »

« Lorsque la neige est très molle, on a l’impression qu’elle nous prend les jambes et y enlève toute énergie, car on pousse extrêmement fort. Par contre, lorsque c’est plus ferme, ça nous aide beaucoup, car ça aide à créer un effet ressort » , a-t-elle expliqué.

Affaire de famille
La demi-finale a été plutôt spéciale pour la fondeuse albertaine puisqu’elle l’a faite aux côtés de sa soeur, Rosanna, qui est également une biathlète olympique.

Cette dernière a pris le cinquième rang de la vague de demi-finale et a dû se contenter de la quatrième position de la finale B chez les dames.

Chandra, de cinq ans l’aînée de Rosanna, a trouvé bien spécial de pouvoir faire une course à ses côtés.

« Elle m’a attaquée, elle était forte ! Par contre, elle doit apprendre à attaquer un peu moins vite. C’est difficile, parce que j’ai souvent envie de jouer à l’entraîneure plutôt qu’à la soeur avec elle », a-t-elle expliqué en riant.

Donner au suivant
Une médaille en compétition nationale n’a pas la même valeur qu’une médaille de Coupe du Monde. Malgré tout, Chandra Crawford et tous les athlètes canadiens estiment qu’il est important de participer à ce genre de compétition afin de redonner à ceux et celles qui le désirent un jour, les places qu’ils laisseront vacantes à leur retraite.

« J’aime voir les prochaines générations. C’est différent des Coupes du Monde où je ne suis qu’une parmi les 30 meilleures au monde. Quand j’étais jeune, les filles étaient vraiment gentilles avec moi. J’avais des étoiles dans les yeux. S’il y a un pouvoir d’être médaillée, c’est de pouvoir redonner à la prochaine génération. »

Valjas ne sera pas des 50 km

Quatrième à l’épreuve du sprint, Len Valjas a déclaré forfait pour l’épreuve de 50 km qui se tiendra demain, au Mont-Sainte-Anne.

« Il y a plusieurs raisons. Je suis vraiment fatigué en raison du voyagement et des dernières courses. Je traîne également une blessure légère à un quadriceps depuis deux semaines », a-t-il expliqué hier, au terme de sa course.

Le fondeur format géant de 6 pi 6 po a également été très honnête : il aurait tout à perdre et très peu à gagner en participant à la dernière épreuve des Championnats canadiens de ski de fond 2012.

« À Falun, j’ai continué à courir malgré cela. Par contre, (en faisant) une course de 50 km avec une piste mouillée, ça ne vaut pas la peine que je me blesse de nouveau. Malgré tout, c’est mineur. »

De premier à quatrième
Valjas a passé bien près de devenir le champion canadien en sprint. Le Torontois menait effectivement l’épreuve après le premier des 1,4 km à franchir. Il a par la suite reçu de la visite bien familière qui, probablement bien malgré elle, a éliminé toutes chances de podium. « Alex et Devon ont pilé sur mes skis en tentant de me dépasser. Je suis donc passé de premier à quatrième. Je n’ai pu m’en remettre.

« Je voulais être premier pour terminer la course, car la piste était si rapide. C’est impossible de passer sinon. »

Niveau relevé
Pour un Championnat canadien, la compétition était plutôt relevée. En plus de Harvey, Kershaw et Valjas, des athlètes internationaux se sont également ajoutés afin de relever le niveau. Le Français Baptiste Gros et le Norvégien Sindre Skar ont donné du fil à retordre aux Canadiens, mais ils ont finalement pris les cinquième et sixième rangs.

« C’était presque une Coupe du monde. Ce n’est pas facile de courir contre des gars comme Alex et Devon. En plus, ils ont ajouté d’autres skieurs. C’était difficile. Il n’y a jamais de cadeaux, tu dois travailler pour chaque position. »


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