15 mars 2012

Certains athlètes du Rouge et Or peuvent toujours espérer une carrière de haut niveau dans le ski de fond, mais l’entraîneur Luc Germain est clair, la priorité n’est pas axée sur le sport.

« Les études sont en haut de la liste de priorités, mais ils font tous les efforts pour réussir en ski, et c’est ça qui est impressionnant. Quand tu es un athlète civil, tu peux faire des compromis, mais, à l’université, tu ne peux pas en faire. Ce sont des études supérieures et il faut que tu réussisses tes cours », a déclaré Germain.
« Les gens pensent parfois que le monde dans le Rouge et Or ont des passe-droits. Hey, ce n’est pas vrai ! Quand certains sont près de la limite, je reçois un appel et on doit dire aux étudiants de mettre plus d’efforts pour monter leur moyenne », a dit celui qui n’a jamais eu à suspendre un athlète pour des raisons académiques.
Un soutien essentiel
En réalité, le programme du Rouge et Or permet à certains athlètes de connaître une carrière internationale qu’ils n’auraient pu avoir sans le soutien d’un encadrement structuré.
C’est le cas d’Alexia Pichard-Jolicoeur, une étudiante de cinquième année en médecine. « Sans le Rouge et Or, je n’aurais pas pu continuer et, grâce au support monétaire, mais aussi au support dans mes absences en cours, j’ai pu aller aux Universiades en Chine et en Turquie », a mentionné la demoiselle.
Exercice périlleux
« Mon programme n’était pas chaud à l’idée que je sois dans l’équipe, mais ils ne peuvent pas m’en empêcher, a dit l’étudiante, qui est maintenant à l’étape de l’externat. Je prends plus de gardes avant ou après mes compétitions pour être certaine que je fais mes heures de stage », a-t-elle affirmé.
Selon celle qui a aussi déjà été membre de l’équipe de cross-country du Rouge et Or, concilier études et compétition de haut niveau est un exercice assez difficile.
« L’encadrement universitaire nous permet d’affronter des athlètes du même groupe d’âge et qui ont les mêmes préoccupations scolaires que nous. »
L’impact de Harvey
Le ski de fond semble être en ébullition ces dernières années au Québec, et ce n’est pas étranger au succès d’Alex Harvey. Toutefois, l’impact de Harvey ne se fait pas ressentir dans l’équipe lavalloise. « Dans l’équipe, ce sont des chums à Alex, ils sortent ensemble et ils ont le même âge », a expliqué Luc Germain.
C’est évidemment une source de motivation, car ils connaissent un champion international et s’entraînent parfois avec lui, « mais ça ne leur change pas grand-chose » .
Selon lui, l’impact se fait surtout sentir chez les plus jeunes. Ceux-ci se disent que c’est possible de réussir au niveau mondial. « Comme en plongeon avec Alexandre Despatie, ça attire les jeunes vers notre sport. »

Alors qu’il était toujours au cégep, Mathieu Fortin a pris part aux championnats canadiens universitaires en 2011 et il a terminé aux portes du top 10. Cette fois, il espère bien ravir le titre.
« J’ai de bonnes attentes, car c’est ma meilleure saison », a soutenu le fondeur le plus en vue du Rouge et Or.
« Ça va de mieux en mieux dans mes courses et je peux viser le titre de champion canadien », a ajouté Fortin, qui participera aux épreuves du 10 km, 15 km, 50 km, au sprint ainsi qu’au relais.
Plus à l’aise dans les courtes distances, Fortin croit que sa préparation en vue des canadiens seniors, qui englobent la compétition universitaire, va bon train.
« Je me sens plus encadré, plus soutenu dans le programme, mais je me sens plus fort musculairement. J’arrive en haut des côtes et je peux accélérer, c’est bon signe », a fait savoir l’athlète de 21 ans.
Performant aux États- Unis
En compétition sur le circuit de la NCAA au début de février, Fortin a obtenu la cinquième position à Stowe, au Vermont. Une semaine plus tard, il a aussi récolté deux tops 15, toujours dans le Vermont.
« J’ai senti une progression dans mes courses aux États- Unis », s’est réjoui le fondeur originaire de Mont-Tremblant.
En début de saison, il espérait atteindre les 10 premières places dans les courses de la NCAA. Au final, il aura réussi à surpasser cet objectif, ce qui lui permet même d’espérer de bons résultats dans les championnats canadiens seniors.
« J’aimerais me classer dans les 15 premiers parmi tous les athlètes », a signalé Fortin.
page mise en ligne par

Consultez notre ENCYCLOPÉDIE sportive