15 mars 2012
Les championnats canadiens pourraient devenir un enseignement en accéléré sur le ski de fond.

« J’espère que les gens vont venir, surtout pour le sprint à Québec. Ils vont constater comment c’est excitant. Ils vont voir que ce n’est plus juste un sport de grand-mère qui consiste à aller te promener dans les bois durant deux heures », illustre gentiment Alex Harvey.
Plus près du public
Les épreuves de sprint individuel, le jeudi 22 sur les plaines d’Abraham, feront subir à la neige son test ultime de résistance avant la fonte du printemps. Ce type de concours pourrait aussi donner un avant-goût au déploiement spectaculaire sur la Grande Allée, en décembre prochain, lors des épreuves de sprint individuel et par équipe de la Coupe du monde.
Le départ de masse pour les courses de 50 km chez les hommes et de 30 km des femmes, le samedi 24, au Mont-Sainte-Anne, exposera aussi les subtilités de la discipline, croit l’athlète de Saint-Ferréol-les-Neiges.
« Avec les années, le sport a fait de grands efforts pour se rapprocher du public. Dans les épreuves de 50 km, par exemple, il y a maintenant plus de boucles de 2,5 ou 3,75 km. Ça permet alors aux skieurs de revenir plus d’une dizaine de fois dans le stade ou dans l’aire principale. Il y a de l’ambiance, des chutes, des stratégies, c’est rapide. Les gens vont pouvoir remarquer toute la dynamique derrière ce sport comme un détail aussi essentiel que le fartage », soutient-il.
Objectifs difficiles
Harvey et ses collègues de l’équipe nationale pourraient toutefois laisser de l’énergie dans une autre forme de marathon avant même le début des championnats canadiens.
La proximité entre l’événement et la fin de saison de la Coupe du monde les obligera à monter dans le premier avion qui quittera la Suède, le lundi 19 mars. Pour Harvey, Devon Kershaw et Ivan Babikov, ce sera direction Québec en moins de 24 heures afin de se présenter au départ de l’épreuve de 15 km, mardi matin. De là, la retenue à formuler des objectifs précis.
« Après quatre épreuves en cinq jours aux finales de la Coupe du monde, puis s’être levé à 4 h du matin pour partir de Falun, ça risque de donner une performance difficile. On verra », convient Harvey, qui entend mêler sérieux et plaisir à son retour sur le sol québécois après une absence de près de cinq mois.
« J’ai hâte parce que le sprint sur les Plaines va ressembler à ce qu’on verra à la Coupe du monde, au mois de décembre. De toute façon, un sprint en ville, c’est toujours excitant. Puis le 50 km sera ma dernière course de l’année. Ça va être le fun », entrevoit le chouchou local. Toutes les grands-mères approuvent

La semaine des championnats se passera entre skis de fond et pantoufles pour Alex Harvey.

Rarement dans sa carrière l’athlète international a-t-il l’occasion de participer à un événement à quelques kilomètres de la maison. Dans sa résidence de Saint-Ferréol-les-Neiges, il pourra ainsi modifier sa routine d’avant- course.
« Je pourrais faire mon réchauffement en partant de chez moi et ça me prendrait environ 20 minutes pour me rendre au départ. Mais, avec les skis et les vêtements à apporter, ça va être plus simple en auto » , dit-il.
Hospitalité
Harvey hébergera Devon Kershaw et un autre skieur du Centre national d’entraînement, Brent McMurtry. Près de chez lui, son père, Pierre, accueillera Ivan Babikov. Plus que jamais quand les championnats nationaux se tiennent au Mont-Sainte-Anne, le ski de fond renforce l’entraide et l’hospitalité.
« En Coupe du monde, il faut toujours prévoir le trafic quand on se rend à la course. Il y a des risques de retard. Au Mont-Sainte-Anne, disons que je connais bien la route ! Ça va être plus relaxe. Ça va me donner plus de temps pour parler aux gens après les courses » , prévoit Alex.
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