15 mars 2012

L'ambassadeur rentre au pays

Maintenant qu'Alex Harvey a assis sa réputation internationale, les Québécois pourront observer de près cette étoile qui brille en Europe

Depuis qu’il a accédé à la catégorie senior, il y a trois ans, Harvey n’avait pas eu la possibilité de participer aux championnats canadiens, lesquels entraient chaque année en conflit avec la fin de saison en Coupe du monde. Or, la bénédiction par Ski de fond Canada de décaler l’événement d’une semaine donnera la chance aux cracks de l’équipe nationale de se donner en spectacle ici, ce printemps.

Au grand bonheur du plus attendu de ces skieurs d’ailleurs, qui viendra rembourser en émotions ce qu’il a déjà reçu.

« C’est important pour que les jeunes nous voient. Quand j’étais plus jeune, j’étais content de pouvoir voir de près les membres de l’équipe nationale. À cette période, c’étaient Devon Kershaw, George Grey, Beckie Scott et Sara Renner qui me faisaient « triper ». Maintenant, c’est moi qui fais partie de ce groupe. Je pense que les jeunes seront excités de nous voir, Devon (Kershaw), Ivan (Babikov), moi et les autres. Puis, c’est toujours plaisant de courir dans notre pays, encore plus quand c’est au Mont-Sainte-Anne », fait remarquer la jeune sensation du ski de fond canadien.

Visibilité du sport
Certes, il y a dans ce happening un objectif de promotion d’un sport. Le ski de fond a pris sa place dans les actualités depuis que Harvey et son pote Devon Kershaw ont fait trembler la planète de cette discipline en devenant champions du monde du sprint en équipe, il y a un an, en Norvège.

En Kershaw, qui a lutté au sommet du classement général de la Coupe du monde, et Harvey, qui a confirmé dans la dernière année son statut d’étoile émergente, le Canada voit deux de ses plus valeureux ambassadeurs rentrer au pays. Aussi bien exploiter ces filons qui ont permis à Québec d’attirer ces championnats nationaux et surtout la Coupe du monde en décembre 2012.

« Peut-être que je représente un facteur (dans la venue de ces événements), mais je pense que c’est l’addition de plusieurs facteurs. Je pense entre autres aux gens de Gestev, qui peuvent se considérer comme des exemples dans l’organisation d’événements internationaux », affirme-t-il.

Crédibilité
« Oui, je performe bien, mais c’est de plus en plus le cas des Canadiens en général, poursuit l’athlète de 23 ans. Grâce à cela, la FIS (Fédération internationale de ski) se montre ouverte à élargir ses frontières. Ça s’appelle la Coupe du monde, mais, en réalité, c’est surtout une Coupe européenne parce que les événements ont lieu seulement en Europe. Maintenant, venir au Québec donnera davantage de crédibilité au circuit », croit l’athlète de 23 ans.


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