11 mars 2012
OSLO, Norvège - Démoli après la course, Alex Harvey avait les allures d’un homme neuf, trois heures plus tard.

Le corps éprouvé par un marathon de plus de deux heures 30 minutes, il y avait heureusement un épisode agréable dans la journée du skieur lorsqu’il s’est étendu sur la table de massage. Dans une salle de l’hôtel où logent Harvey et l’équipe canadienne, le bonheur s’y trouvait après avoir enduré la torture sur les skis.
« C’est un moment de détente obligatoire. C’est aussi important pour nous que le fartage pour les skis. Ça prend cela si on veut tenir le coup », a-t-il dit durant le traitement.
Comme les grandes équipes
Une heure sur la table du massothérapeute, suivie d’un calvaire de 10 minutes plongé dans un bain d’eau froide, a permis d’apaiser les douleurs et de réactiver la circulation sanguine. S’abandonner ainsi est devenu un rituel dans l’horaire des skieurs. Au moins tous les deux jours, des doigts magiques assouplissent les fibres musculaires. Les journées d’épreuves de sprint, une courte séance est aussi prévue pour retaper avant les rondes finales.
« On n’a pas grand-chose à envier aux grandes nations du ski de fond. Même si on a moins de skieurs au prorata, on profite d’un soutien comparable à ceux des puissances dans notre sport. Il y a une belle équipe de soutien qui a été formée avec les Jeux de 2010 et ce sont tous ces petits détails qui expliquent les résultats », salue le seul coureur québécois du groupe, qui n’a sûrement pas combattu le sommeil à la fin de sa journée.
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