7 décembre 2011Gala Victoris
Le jeune fondeur rejoint son père avec son troisième titre d’athlète de l’année

On le voyait déjà dans la cour des grands du ski de fond, mais ses trois trophées au gala Victoris Desjardins remportés hier soir, à Lévis, le confirment. Alex Harvey, avec son troisième sacre d’athlète de l’année, concrétise un fait d’armes que peuvent revendiquer une poignée d’athlètes québécois, dont son illustre père, Pierre.
Après 43 éditions, le gala de l’athlète ne compte que quatre lauréats qui ont reçu l’accolade suprême à au moins trois reprises : Harvey père (1979, 1981 et 1987) et fils (2009, 2010 et 2011), ainsi que Myriam Bédard (1991, 1993 et 1994) et Caroline Brunet (de 1995 à 2000).
Hier, en plus du titre d’athlète de l’année, Harvey a raflé les récompenses d’athlète individuel international et de partenaire international.
Joint en Italie où il se prépare pour la prochaine étape de la Coupe du monde à Davos, en fin de semaine, Alex Harvey s’est dit choyé de se retrouver en telle compagnie, surtout celle du père.
« On n’est évidemment pas en compétition pour le nombre de prix, lui et moi, mais c’est toujours plaisant de se faire comparer. Je me suis habitué à ce jeu- là et c’est bien normal. Il a accompli de grandes choses et je peux juste espérer que ça continue pour moi. »
Solides résultats
Pour le jeune homme de 23 ans qui présente un palmarès de vétéran, c’est sans nul doute la première médaille d’or du Canada en ski de fond aux championnats du monde à Oslo, au sprint par équipe avec Devon Kershaw, qui lui a valu son bonbon.
L’autre médaille d’or aux 30 km au championnat du monde des moins de 23 ans, en Estonie, de même que trois fois le top 5 en Coupe du monde n’ont pas nui non plus !
« C’est bien beau d’être reconnu dans les pays où le ski de fond marche très fort, mais l’être dans ta région, c’est toujours ce qui fait le plus chaud au coeur » , a-t-il dit dans la journée, avant que sa mère, Mireille Belzile, ne vienne cueillir ses Victoris pour lui sur scène.
Papa, fier et surpris
Pour son père, Pierre, un sentiment de fierté se mêlait allègrement à un léger malaise après le troisième triomphe de suite d’Alex.
« C’est quasiment trop » , a-t-il chuchoté à sa sortie de salle. Pour le suspense, il faudrait qu’il y en ait d’autres ! C’est toujours dommage pour les autres athlètes qui travaillent tous aussi fort, mais en même temps, tu ne peux pas faire autrement qu’être fier de lui.
« Ce qui me surprend, ce n’est pas de le voir gagner des prix, mais la vitesse à laquelle il monte les marches dans son sport. Une carrière de ski de fond, c’est long et, parfois, tu arrives à ton meilleur à 30 ans », a poursuivi le paternel.
Et au-delà des succès répétés de fiston, Pierre Harvey se réjouit que la relève commence à fourmiller sur les planches.
« Un athlète comme lui, ça devient vite une locomotive dans le sport. »
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