5 décembre 2011

Alex Harvey se dit flatté de son troisième titre d’athlète de l’année


En nomination dans les catégories sport individuel international et partenaire-coéquipier international,
les deux titres de champions du monde d’Alex Harvey, que l’on voit icien compagnie de Devon Kershaw
lors la conquête de la médaille d’or aux championnats mondiaux de mars, en font un intouchable pour le titre d’athlète de l’année 2011.
photo : AFP

Et le gagnant est...

DÜSSELDORF - Quand un skieur lit parfaitement la fin d’une course pour remporter la médaille d’or aux championnats du monde, il devine bien qui sera couronné athlète de l’année 2011 au gala Victoris Desjardins

Ambassadeur de la modestie, Alex Harvey s’en tient aux formules d’usage pour éviter de brûler l’issue de la soirée de demain au Centre des congrès de Lévis, aussi par respect pour les autres athlètes qui monteront sur l’estrade pour l’annonce finale. Confronté à la conclusion qu’aucun autre prétendant à son trône ne se profile, Harvey échappe toutefois un sourire avant de commenter ce qui deviendra son troisième titre de suite.

« C’est toujours apprécié d’être ainsi reconnu dans sa propre région », avoue l’athlète de 23 ans, joint par le Journal à Livigno, dans les Alpes italiennes, où il s’adonne à un entraînement en altitude.

« C’est flatteur, surtout quand on connaît le nombre d’athlètes de qualité dans la région de Québec. Il y a chez nous beaucoup d’athlètes qui excellent aussi à l’échelle internationale. La preuve, c’est qu’il y a d’excellents centres d’entraînement en ski de fond, taekwondo, patinage de vitesse, biathlon, nage synchronisée, etc. »

Encore plus prolifique
Il y a un an, Harvey avait conquis le jury pour ses résultats aux Jeux olympiques de Vancouver. Son titre n’avait soulevé aucune controverse, lui qui avait offert la meilleure performance générale d’un Canadien dans l’histoire olympique du ski de fond avec, entre autres, le quatrième rang au sprint par équipes avec Devon Kershaw, le septième au relais 4 x 10 km et un neuvième aux 30 km.

Cette fois-ci, comment passer outre à une année encore plus prolifique ? À l’âge de 22 ans seulement, il est devenu, durant le premier trimestre de l’année 2011, rien de moins que champion du monde sur deux terrains de jeux différents.

Le 2 mars, sous le nez de toute une nation incrédule en Norvège, l’athlète de Saint-Ferréol a poussé l’audace en remportant l’épreuve de sprint par équipes en compagnie de Devon Kershaw. Dans le stade Holmenkollen d’Oslo, devenu plus théâtral en raison du brouillard qui l’enveloppait, Harvey avait rejoint et coiffé, au fil, l’une des icônes du pays, Ola Vigen Hattestad, pourtant l’un des meilleures spécialistes au monde de cette discipline. Cette performance a presque fait oublier qu’il a aussi pris la cinquième position à l’épreuve classique de 50 kilomètres, quatre jours plus tard.

Le gala Victoris rappellera aussi son exploit inédit du 31 janvier précédent. À sa dernière année d’éligibilité aux championnats mondiaux des moins de 23 ans, le Québécois avait ciblé une seule course à laquelle il participerait à Otepää, en Estonie. Ce jour-là, à la poursuite de 30 kilomètres, il a fait sienne cette épreuve de haut niveau en s’imposant dans le 500 derniers mètres.

Impérial pour la troisième année de suite, Harvey ne sera pas dans la salle quand son nom sera le dernier prononcé, demain soir.