22 décembre 2011
L’époque où Noël était synonyme de neige pourrait bien être révolue. Les Noëls blancs sont de plus en plus rares à Montréal, tout comme ailleurs au pays, si bien que les météorologues pensent que nous assistons tranquillement à la disparition de cet ingrédient essentiel pour créer la magie de Noël.
Jean-Marc Gilbert
C’est du moins ce qu’avance Dave Philips, météorologue senior à Environnement Canada, dans une entrevue accordée à l’agence France Presse (AFP).
« Un Noël blanc, d’habitude c’est quelque chose de sûr au Canada, mais pas cette année », a-t-il notamment affirmé.
« Cette année, de nombreux Canadiens qui rêvent d’un Noël blanc n’en auront pas, ce que nous n’avons jamais vu depuis 1955 » , soit l’année depuis laquelle Environnement Canada compile ses statistiques, ajoute l’expert.
D’après ces statistiques, pour qu’un Noël soit considéré comme « blanc » , il faut une accumulation de neige d’au moins deux centimètres au sol.
La ville de Gander, à Terre-Neuve, est habituellement la ville la plus « neigeuse » au Canada. Or, hier matin, on ne notait qu’une trace au sol.
Un Noël vert sur quatre
Le Québec n’échappe pas à ce phénomène qu’on observe partout en pays.
Selon le météorologue René Héroux, le sud-ouest de la province connaît un grand nombre de Noëls verts.
« Avant 1980, il y avait une chance sur 6 qu’il n’y ait pas de neige à Noël. Depuis 1980, c’est plutôt une chance sur quatre », constate-t-il.
À son avis, ce sont en grande partie les changements climatiques qui expliquent cette situation. M. Philips croit qu’il faut également prendre en considération les « îlots de chaleur », qui se forment dans les grandes villes où l’on constate une augmentation de la population.
« Ce n’est pas vrai de dire qu’il n’y aura plus jamais de neige à Noël. L’an passé, il y avait eu une tempête de 30 centimètres au mois de décembre », nuance M. Héroux.
Surtout de la pluie
Cette année, les températures douces font en sorte que les précipitations sont liquides plutôt que solides.
En date d’hier, il était tombé seulement 2,4 centimètres de neige, comparativement à 7 centimètres de pluie, depuis le début de décembre.
Ceux qui veulent absolument voir de la neige pour Noël devront se croiser les doigts. « Il y a peut-être une petite fenêtre vendredi matin, mais rien de certain pour le moment » , conclut le météorologue.
Le dernier Noël sans neige à Montréal remonte à 2006.
21 décembre 2011
La plupart des Canadiens devront faire leur deuil cette année d'un Noël sous la neige, une situation sans précédent depuis que le service météorologique national a commencé à compiler des statistiques sur le sujet en 1955.
A quelques jours de Noël, le climatologue Dave Phillips du service météorologique du ministère de l'Environnement dit qu'il n'a jamais vu aussi peu de neige dans les grandes villes du pays. Et les prochains jours s'annoncent ensoleillés et très doux.
"Un Noël blanc, d'habitude c'est quelque chose de sûr au Canada, mais pas cette année", a-t-il déclaré. "Nous sommes habituellement le pays le plus neigeux au monde", dit M. Phillips. "Mais cette année, de nombreux Canadiens qui rêvent d'un Noël blanc n'en auront pas, ce que nous n'avons jamais vu en 56 ans".
Depuis 1955, le service météorologique du Canada calcule la probabilité que 35 grandes villes du pays soient recouvertes de neige à Noël. Un Noël "blanc" implique selon ces statistiques l'accumulation d'au moins 2 cm de neige au sol le 25 décembre.
6 à 7 degrés au-dessus de la normale
Ce mois-ci, les températures au Canada ont été en moyenne de six à sept degrés au-dessus de la normale et le gros de la neige qui est tombé a fondu. A Gander (Terre-Neuve, Est), habituellement la ville "la plus neigeuse du Canada", il n'y avait mercredi qu'une légère trace de neige au sol, a noté M. Phillips. Plusieurs grandes villes habituellement recouvertes de neige à Noël n'en ont toujours pas, comme Montréal, Ottawa, Winnipeg, dans le Manitoba (Centre), autrefois surnommée la ville la plus froide du monde. A Montréal, le mercure est monté à 11 degrés la semaine dernière. Et depuis le début du mois, la ville n'a reçu que 2,4 cm de neige, contre près de 7 cm de pluie.
Les hivers au Canada ayant tendance à être de plus en plus doux et à commencer plus tard qu'autrefois, la notion d'un Noël blanc est peut-être en train de devenir une chose du passé, estime Dave Phillips.
Il impute cette situation au changement climatique et aussi "aux îlots de chaleur" qui se forment dans les grandes villes avec l'augmentation de la population.
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