25 mai 2011
En joignant le calendrier de la Coupe du monde de ski de fond, en 2012, les organisateurs souhaitent en faire un événement récurrent et justifier des installations au Mont-Sainte-Anne répondant aux normes internationales.

Une fois les épreuves des 15 et 16 décembre 2012 scellées, le président de la société Gestev, Patrice Drouin, profitera du prochain congrès annuel de la Fédération internationale de ski (FIS) pour faire de Québec un rendez-vous durant trois années supplémentaires.
La suivante en 2014 ?
Il semble toutefois que la fenêtre suivante pour accueillir une Coupe du monde se trouve au-delà de la saison 2013-2014. Durant cette saison marquée par les Jeux olympiques de Sotchi, toutes les semaines du calendrier sont réservées à des pays européens. L’organisateur québécois ne cache pas vouloir explorer auprès de la FIS la possibilité d’attirer l’élite mondiale l’année suivant sa visite à Québec.
« On ne veut pas créer un événement juste pour une année », indique Drouin, qui déballera son argumentaire aux décideurs de la FIS à Portoroz, en Slovénie, du 1er au 5 juin.
Un levier pour le MSA
La Grande Allée et les Plaines conviendront toujours pour les épreuves urbaines, comme ce sera le cas, en décembre 2012, dans cette formule de plus en plus prisée par la Fédération internationale de ski (FIS). Mais pour se rendre apte à accueillir des épreuves traditionnelles, le site naturel pour ce sport qu’est le Mont-Sainte-Anne requiert des travaux.
Les promoteurs d’un centre national d’entraînement adéquat voient cette adhésion à la Coupe du monde comme un levier à leur projet. L’ajout de nouvelles pistes et la modification de celles actuelles (élargissement et dénivellement), une piste asphaltée pour l’entraînement en ski à roulettes et un système d’enneigement artificiel alimentent leurs espoirs.
« On a le terrain de jeu qu’il faut. Il nous reste à poser les gestes pour rencontrer les critères de la FIS », affirme le porte-parole du projet, Luc Jolicœur.
Le comité Équipe Québec, chargé d’évaluer les besoins en infrastructures dans la région, a été initié au projet. Des études sont en cours pour en évaluer les coûts.
« Il y a une urgence pour une piste de ski à roulettes et des pistes qui répondent aux normes de la FIS », rappelle Louis Bouchard, entraîneur-chef du Centre national d’entraînement Pierre Harvey.
« Les skieurs doivent s’entraîner dans les rues de Saint-Ferréol. La cohabitation a toujours été bonne avec les automobilistes parce qu’ils y sont habitués, mais on ne peut pas dire que c’est une pratique très sécuritaire », affirme Luc Jolicoeur.
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