4 mars 2011


photo : Martin Smith

Une superbe 9e édition de la Traversée
de la Gaspésie en ski de fond en 2011

La Traversée de la Gaspésie en ski de fond, un des événements hivernaux de tourisme actif les plus originaux et les plus spectaculaires organisés au Québec, devra relever tout un défi pour organiser un 10e anniversaire digne de ce nom en 2012, car l’édition 2011, terminée vendredi dernier, a été, de l’avis général, la plus réussie de la jeune histoire de la TDLG.

Des articles de Martin Smith

Une neige très abondante, des températures parfaites entre les moins 6 et moins 12 degrés Celsius, de rares épisodes de bourrasques de vent, des parcours aussi bien choisis pour la dépense énergétique que pour la beauté des paysages ont fait en sorte que les quelque 175 fondeurs ont passé six journées magnifiques entre l’arrivée au Gîte du Mont-Albert, le samedi 19 février, jusqu’à l’arrivée à Gaspé au terme de la traditionnelle traversée de la banquise glacée entre la presqu’île de Penouille et le pont de Gaspé.

Évidemment, aux niveaux du suspense et de l’impression d’être téléporté dans un autre univers, rien ne pourra jamais se comparer à la traversée de la baie effectuée en plein blizzard lors de la seconde édition de la TDLG en 2004, mais restera l’impression générale d’avoir été particulièrement choyé par les éléments tout au long de la semaine.

Après avoir été contraint, l’an dernier, d’annuler une montée vers l’immense plateau du mont Albert pour y admirer le lever du soleil, on a cru que l’accès nous serait encore refusé cette année pour cause de quantités de neige trop abondantes, mais une modification au parcours a finalement permis à une centaine de fondeurs d’avoir un accès hivernal exclusif à cette zone prisée par les caribous montagnards.

L’auteur de ces lignes, à sa 7e présence à la TDLG, en a gardé un vif souvenir qu’il a tenté de résumer de façon aussi imagée que possible dans un blogue affiché sur le site de la TDLG.


photo : Martin Smith

Un moment fort, survenu dès la deuxième journée de cet événement placée sous le signe de la Gaspésie en turlute pour commémorer le 70e anniversaire du décès de Mary Travers, mieux connue sous son surnom de « la Bolduc ».

Au cours de la première journée en guise de mise en bouche, pour ne pas dire en ski, on a imaginé trois circuits de distances différentes (30, 40 ou 50 kilomètres) à l’intérieur du parc national de la Gaspésie pour réchauffer les muscles des épaules et des cuisses en vue des journées à suivre.

Dès la troisième journée, les fondeurs ont dû quitter à regret les belles Chic-Chocs pour retrouver le fleuve au terme d’une longue descente de plus de trente kilomètres jusqu’à Marsoui. Une bonne glisse a procuré encore plus de plaisir à une journée qui est habituellement plutôt jouissive du seul fait qu’après deux journées dans le corps, les automatismes sont revenus et les transferts de poids se font en chantant…

Une belle réception au Centre récréatif Marsoui, avec extrait émouvant d’une pièce de théâtre sur les gens du coin et tire sur neige, a constitué un bon apéritif pour un bon souper au Café de la Vieille-Forge, sur le site du Festival en chanson de Petite-Vallée.

La journée ayant été longue et exigeante, peu de fondeurs se sont attardés en soirée, préférant le repos en vue d’un parcours de plus de 40 km le lendemain entre Grande-Vallée et Petite-Vallée.

Le départ s’est fait depuis une halte sur la route de la Craque. Ça ne s’invente pas un nom pareil ! En s’éloignant de la Craque et en s’enfonçant dans l’arrière-pays, les fondeurs ont pu skier dans un paysage valonneux à souhait avant de retrouver le confort de Petite-Vallée. Ce soir-là, on a bien bu et bien mangé, satisfaits d’une journée bien remplie et particulièrement enchantée puisqu’elle s’est déroulée sous un soleil resplendissant.

Des conditions climatiques identiques, mais un peu plus froides, nous attendaient le lendemain, avant-dernière journée de ski de la TDLG 2011, pour une « trotte » d’environ quarante kilomètres entre Petit-Cap et Bechervaise, la petite station de ski alpin située à cinq kilomètres du centre-ville de Gaspé. En prime au dessert, descente de la piste numéro 3 en ski de fond avec cuisses brûlantes et chevilles à la limite de lancer la serviette.

L’ultime journée de ski de la TDLG 2011 a culminé avec la traversée de la banquise de la baie de Gaspé, un parcours qui avait été mis en réserve parce que l’épaisseur de la glace en début de semaine dernière n’était pas suffisante pour assurer la sécurité du groupe pendant les quatre kilomètres de la traversée.


photo : Martin Smith

Les températures froides de la semaine ont cependant permis de porter à seize pouces l’épaisseur de la glace et de créer l’impressionnante file de fondeurs de la TDLG, gonflée par l’addition de sympathisants locaux, qui sert de point d’exclamation final à l’événement.

Cette édition 2011 a été d’autant plus savoureuse que divers obstacles - manque de neige, températures trop clémentes, pluie, accumulations de glace, bourrasques de vent violentes - ont perturbé le cours de récentes éditions et compliqué très singulièrement la tâche des membres du comité organisateur.

Ils ont pu vivre l’édition de cette année presque comme s’il s’agissait d’un long fleuve tranquille. Et ainsi garder leurs énergies pour s’atteler rapidement et avec enthousiasme à la tâche de concocter un menu de choix en vue du 10e anniversaire de leur TDLG.

Petits scoops à partager. L’édition 2012 sera baptisée « Sur la route de la morue » et comprendra des journées dans les trois grandes régions visitées par de précédentes TDLG, à savoir les Chic-Chocs, la Baie des Chaleurs et le versant Nord. On a aussi appris qu’elle se déroulera du 18 au 25 février.

On souhaite bonne chance à la présidente fondatrice Claudine Roy et à son bras droit Hélène Francoeur, car elles ont du pain sur la planche pour améliorer le menu de 2011. Cependant, connaissant leur incomparable énergie, leur indéfectible enthousiasme et leur débordante imagination, Claudine et Hélène sauront à coup sûr en mettre plein la vue aux participants de la 10e édition.

Le compte à rebours est commencé…


L'auteur de ces lignes, à droite, avec quelques participants... ravis.
photo : Rue Frontenac

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