23 mars 2011

Harvey invité par l'Assemblée nationale

Dans l’art de savoir où aller, justement, Alex Harvey nous y avait habitués dans les deux derniers mois : médaillé d’or en poursuite aux championnats mondiaux des moins de 23 ans, deuxième en sprint à une Coupe du monde, puis médaillé d’or à nouveau à des championnats du monde, cette fois au sprint avec Devon Kershaw devant la crème du ski de fond de la planète.

Cette collection, aussi riche que soudaine dans sa carrière, a valu au fondeur de 22 ans une réception à l’Assemblée nationale à son retour au pays. Après un accueil dans la loge du roi Harald V de Norvège, dans les instants suivant son titre mondial du 2 mars, c’était le président Yvon Vallières à l’hôtel du Parlement.

« Je ne dirais pas mal à l’aise. Disons que c’est à la fois touchant et protocolaire. Je suis charmé », a commenté l’athlète québécois le plus en vue de l’hiver.

Éloges en continu
Applaudis par le parquet de députés avant la période des affaires courantes, Alex Harvey et son père Pierre ont vu la distribution de fleurs se poursuivre dans le salon privé du président. Qui de Vallières, de Pauline Marois, du ministre Sam Hamad ou de Gérald Deltell, le ton et le contenu du discours contrastait avec celui habituellement servi durant les débats.

« Pour ceux de ma génération, votre victoire m’a rappellé celles de votre père Pierre, surnommé le Prince des neiges. En tant que son héritier, votre réputation est maintenant internationale », a exprimé le président Vallières.

« Exemple pour notre jeunesse », « champion qui témoigne de l’énergie d’une population », « plus qu’un athlète, un ambassadeur pour le Québec », ont souligné les représentants des différents partis.

« Je suis un peu sans mots », leur a répondu le jeune homme, invité au micro. Je ne suis pas habitué à ce genre de distinction. Ce n’est pas pour cette raison que je pratique mon sport, mais pour repousser mes limites. Cet honneur est un boni, la cerise sur le sundae .»

Un sourire…
Trois semaines après son sacre mondial, l’athlète de Saint-Ferréol-les-neiges s’est soumis au tir soutenu des photographes, un peu comme celui qui l’attendait à sa montée sur la plus haute marche du podium, à Oslo. Députés et parlementaires voulaient chacun leur souvenir avec la jeune «star» cravatée.

« Depuis Oslo, ça n’a pas arrêté beaucoup. C’est bon, ça fait parler du sport », nous dit Harvey avant de se faire tirer un bras…


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