1er mars 2011


Alex Harvey (#22) lors de la finale du sprint à la Coupe du monde de Drammen en Norvège le 20 février 2011

Harvey choisit de s’économiser

Alex Harvey tire un trait sur l’épreuve de 15 kilomètres en style classique de mardi, aux championnats du monde de ski de fond, à Oslo, en Norvège. Il veut conserver des munitions pour le relais sprint du lendemain.

Cette décision n’aurait rien à voir avec son malheur vécu dimanche, lors de la poursuite de 30 kilomètres. Des crampes musculaires soudaines avaient alors transformé une médaille d’or potentielle en une 12e place. Un jugement stratégique, convenu avec son partenaire Devon Kershaw, explique plutôt ce forfait.

À la lecture des journaux et par des ouï-dire entendus dans le peloton, les deux athlètes ont constaté que la plupart des gros canons avaient soudainement biffé cette course individuelle de mardi de leur programme. C’est le cas du Norvégien Petter Northug et d’autres grosses pointures allemandes, françaises et russes.

« Devon et moi, on ne veut rien regretter après la course de mercredi soir. Ça ne veut pas dire qu’on va gagner une médaille, mais on veut être certain de tout donner », a expliqué Harvey, au cours d’une conférence téléphonique avec les médias québécois depuis la Norvège.

Épreuve difficile
Le relais au sprint se joue sur une boucle de 1,7 kilomètre que chacun des deux concurrents devra parcourir à trois reprises en alternance. C’est dans le cadre de cette épreuve qu'Harvey et Kershaw avaient terminé au quatrième rang lors des Jeux olympiques de Vancouver, un souvenir qui renforce leur décision de s’économiser.

« Devon affectionne l’épreuve de 15 kilomètres de mardi, mais lui non plus ne veut pas avoir de regret pour notre course de mercredi. Dans le 15 kilomètres, dès que tu entends "go", tu dois puiser dans toutes tes ressources. Ça devient alors difficile de rebondir et d’être intense dans un sprint le lendemain », soulève le fondeur québécois, qui avait terminé septième au sprint de jeudi dernier en ouverture des championnats.

La frustration de dimanche se serait aussi estompée dans l’esprit d’Harvey. Dans les instants qui ont suivi la course, il a utilisé le moyen le plus à sa portée pour décanter.

« Je suis allé skier pendant une trentaine de minutes !, a-t-il raconté. Je suis parti me changer les idées. Je ne voulais surtout pas parler à personne… »


page mise en ligne par

Consultez notre ENCYCLOPÉDIE sportive