3 mars 2011


Sophie et Alex Harvey, photographiés le 2 mars 2001 à Rimouski, exactement dix ans,
jour pour jour, avant qu’Alex ne devienne champion du monde en ski de fond.
photo : Archives L’Avantage

Il y a dix ans, Alex Harvey prenait part aux Jeux du Québec à Rimouski

C’est à Rimouski que la carrière d’Alex Harvey a commencé. Son premier grand rendez-vous aura été, il y a 10 ans presque jour pour jour, les Jeux du Québec dans la ville où son père, Pierre, et sa mère, Mireille Belzile, ont grandi, respectivement dans les quartiers Sainte-Agnès et Saint-Pie-X.

René Alary

Alex, 12 ans, et sa sœur Sophie, 10 ans, représentaient alors la région de Québec wn ski de fond à cette 36e Finale des Jeux.

Les deux avaient pris part aux épreuves en ski de fond présentées à Val Neigette. Dix ans plus tard, Alex est devenu champion du monde dans le sprint à relais en style classique avec son partenaire, Devon Kershaw.

Aux Jeux de 2001, qui s’étaient tenus, du 2 au 10 mars, Sophie étant inscrite dans la catégorie mini-midget et Alex, dans la catégorie midget. Dans une entrevue qu’ils accordaient à Michel Tassé pour le compte du quotidien produit par L’Avantage, Alex et Sophie avaient les yeux brillants quelques heures avant les cérémonies d’ouverture.

« C’est la première fois que nous allons vivre les Jeux du Québec, a dit Alex, qui a les mêmes traits que son père. C’est super le fun que ça se passe à Rimouski. J’espère qu’on va s’amuser. »

« Les Jeux du Québec, c’est pas mal gros, a enchaîné Sophie. En tout cas, y’a beaucoup de monde. On a failli se perdre tantôt ! »

Pierre avait aussi rencontré notre journaliste. « Ma femme et moi, nous encourageons nos enfants comme tous les parents, mais nous ne leur mettons aucune pression. Ce que nous voulons, c’est qu’ils s’amusent et qu’ils profitent des bienfaits du sport. »

La preuve que Harvey ne met aucune pression sur ses enfants : il a ajouté qu’il serait étonné si Sophie et Alex quittaient Rimouski avec une médaille au cou. « Ils sont tous les deux parmi les plus jeunes de leurs catégories. Je sais qu’ils vont donner leur maximum et c’est ce qui est important », avait-t-il dit.

Sophie avait récolté la médaille de bronze au 3 km en style libre. Alex avait terminé 6e.

« J'aimerais un jour devenir aussi bon que mon père. Mais, pour le moment, c'est important que je m'amuse », avait mentionné Alex au collègue Jean-François Tardif du Soleil.

Dix ans plus tard, à Oslo, Alex a conclu de brillante façon la course de six boucles de 1,5km en alternance avec son coéquipier Devon Kershaw. « C’est l’extase », s’est exclamé ce fils de Saint-Ferréol-les-Neiges dans une entrevue téléphonique avec les médias québécois. Tout de suite après, les deux Canadiens ont reçu leur médaille d’or lors d’une cérémonie en présence de plus de 100 000 personnes.

« Fabuleux et extraordinaire. Battre les Norvégiens chez eux, c’est gros. Il n’y a pas un meilleur endroit que la Norvège pour devenir un champion du monde. Ce qu’il a fait, c’est incompréhensible. C’est comme si les Japonais battaient le Canadien dans un 7e match de la Coupe Stanley à Montréal », a dit son père, Pierre, au collègue Carl Tardif du Soleil.


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