23 février 2011

L’anonymat sied bien à Harvey

Projeté depuis quelques jours dans l’actualité au Québec, Alex Harvey n’envie pas le statut de méga-vedette des skieurs norvégiens durant les championnats du monde, ces jours-ci.

Le Québécois cite en exemple le cas de Petter Northug, quadruple médaillé aux Jeux olympiques de Vancouver, dont deux fois en or. À l’approche des championnats qui débutent jeudi à Oslo, Harvey a abordé mercredi les contraintes auxquelles doit se soumettre le célèbre fondeur du pays, champion en titre de la Coupe du monde.

« Si je vais souper avec ma blonde dans un resto à Québec, je suis certain de ne pas me faire aborder. Dans son cas, s’il va seulement prendre un café quelque part, il va être forcé de signer des autographes durant 15 minutes », illustre Harvey, qui participait à une conférence téléphonique avec les médias québécois à la veille des mondiaux.

À Québec ou Saint-Ferréol, les passants qui l’accostent y voient une occasion d’échanger avec lui sur le ski de fond, sans plus. La discussion tournera autour du sport, ce qui constitue un autre avantage à ses yeux.

« J’ai toujours des échanges avec des gens intéressés. Dans le cas de Northug, il doit avoir une discussion sur toutes sortes de sujets, peu importe où il va : avec le chauffeur de taxi, le serveur chez McDo, avec n’importe qui. C’est comme si Sidney Crosby marche sur le trottoir à Montréal : il ne fera pas trois pieds sans se faire aborder. »

Reconnu en Norvège
Avant même sa médaille d’argent à la Coupe du monde de Drammen, dimanche dernier, l’athlète québécois jouissait déjà d’une réputation enviable en Norvège. Son troisième rang à l’épreuve de 50 kilomètres à Trondheim, en mars 2009, a commencé à faire circuler son nom. Une scène cocasse l’a bien amusé, cette semaine.

« George Grey (un coéquipier canadien) s’entraînait dans la piste et j’entendais les gens, le long du parcours, l’encourager par mon nom ! », raconte Harvey.

Considéré parmi les aspirants au podium à Oslo, l’athlète de 22 ans vit bien avec son anonymat quand il revient à la maison. Il espère toutefois exercer une certaine influence grâce à ses résultats et son image.

« Plus on parle de sport, plus je m’en réjouis. Les jeunes sont de plus en plus sédentaires et toute notre société y gagnerait à aller jouer dehors », livre-t-il comme message.


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