23 février 2011

Alex Harvey excité à l'aube des Championnats du monde

Au cœur de la fébrilité qui règne à Oslo, en Norvège, Alex Harvey est excité à l'aube des Championnats du monde qui s'amorcent demain dans la capitale planétaire du ski de fond.

Marc Cochrane

À l'âge de 22 ans seulement, le fondeur de Saint-Ferréol-les-Neiges vit pleinement cet événement où il côtoie les meilleurs athlètes de sa discipline dans un lieu mythique où son père Pierre a déjà connu du succès, en 1988.

« On sent qu'il y a de la fébrilité dans l'air. Des gens s'installent déjà sur le bord de la piste et font du camping, allument des feux. Le drapeau norvégien est bien présent un peu partout dans la forêt », commente l'olympien des Jeux de Vancouver, en conférence téléphonique, ce matin.

En bonne forme
Harvey se dit en bonne forme physique et mentale. Il s'est entraîné en altitude et est d'autant plus confiant après avoir remporté l'argent au sprint de 1,6 km style libre, dimanche, à la Coupe du monde de ski de fond de Drammen, toujours en Norvège.

« Ce résultat me donne une carte de plus à mon jeu. C'est plus motivant, surtout à quelques jours de la course de 30 km. Ça donne une quatrième chance de monter sur le podium », souligne l'athlète de l'année au dernier Gala Victoris.

En plus du 30 km duathlon individuel (15 km libre et 15 km classique), dimanche, Harvey prendra part au sprint style libre, demain, au 15 km classique, mardi, et au relais sprint (trois boucles de 1,4 km chacun), mercredi, en compagnie de son coéquipier de l'équipe nationale canadienne, Devon Kershaw. Pour ce qui est du 50 km, le dimanche 6 mars, il verra si sa condition physique le lui permet.

Motivé par la foule
Il ne se dit pas intimidé de faire son entrée dans le nouveau stade national de Holmenkollen.

« Plus de 100 000 personnes sont attendues, tous les jours. Moi, la foule bruyante me motive quand je suis à bout de souffle. Les Norvégiens sont très patriotiques, mais ont aussi beaucoup de respect pour les autres skieurs. »

À savoir s'il sent s'approcher du top 10 mondial, Harvey confie que le meilleur fondeur du globe, Petter Jr Northug, de Norvégien de surcroit, est venu le féliciter au buffet de l'hôtel à la suite de sa victoire en Coupe du monde, le mois passé, en Estonie.

« J'étais surpris, car il s'agit du Sidney Crosby. Il est même un peu arrogant », ajoute Alex Harvey.

Près des meilleurs
Celui qui occupe le 14e rang au classement de la Coupe du monde, il soutient rétrécir l'écart entre lui et l'élite de la planète.

« Au meilleur de ma forme, je peux rivaliser avec n'importe qui. Je ne suis pas encore au niveau des 28-29 ans, qui terminent toujours parmi les 10 premiers. Il me reste des étapes à franchir, mais je suis sur la bonne voie ».

Harvey se donne des objectifs élevés afin de se motiver et de repousser ses limites.


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