28 janvier 2011

Harvey chez les favoris

Les faits l’emportent sur les suppositions : Alex Harvey se présentera parmi les favoris à l’épreuve de 30 kilomètres de lundi aux championnats mondiaux de ski de fond des moins de 23 ans.

Dixième à l’épuisant Tour de ski au début de janvier, ce qui l’a hissé au 12e rang du classement cumulatif de la Coupe du monde, Harvey débarquera en Estonie précédé d’une réputation.

« Un titre de champion du monde, c’est quand même important, malgré que ce n’est pas mon premier objectif de la saison », nous dit le fondeur québécois, joint à Livigno en Italie, où il profite de conditions en altitude pour peaufiner son entraînement.

Les meilleurs
En cette année post-olympique, certaines grosses pointures déjà engagées en Coupe du monde malgré leur jeune âge voudront profiter de ces championnats pour quérir un titre mondial. Pour Harvey, la plus forte concurrence pourrait venir du Russe Evgeniy Belov, âgé de 20 ans, d’ailleurs gagnant de l’épreuve de 15 kilomètres d’hier. À ses quatre premiers départs en carrière en Coupe du monde, cette saison, Belov a signé deux fois des 11e positions.

« C’est un championnat qu’on dit de transition entre les catégories junior et senior, un peu comme il en existe en cyclisme sur route et en vélo de montagne. Ça reste quand même un événement important. La plupart des meilleurs skieurs en Coupe du monde ont passé par là. Cette année particulièrement, le calibre sera élevé parce qu’il n’y a pas de Jeux olympiques pour empêcher les meilleurs d’y participer », explique l’athlète de Saint-Ferréol, triple médaillé dans l’histoire des mondiaux juniors, dont le titre de vice-champion à l’épreuve de 10 kilomètres en 2008.

Intermède nécessaire
Cette seule course pour lui à ces mondiaux se loge entre parenthèses durant sa saison. Depuis une semaine, Harvey s’entraîne à 1 800 m d’altitude dans les Alpes italiennes. L’intermède en Estonie et au niveau de la mer lui permettra de retrouver une situation de course, ce qu’il n’aura pas vécu en trois semaines. Dès mardi, il s’offrira un autre séjour à Livigno avant de se diriger vers la Norvège, lieu d’une dernière Coupe du monde avant les championnats du monde, à compter de la mi-février.

Communément appelée duathlon, l’épreuve de 30 kilomètres de lundi oblige les athlètes à s’exécuter en style classique dans la première moitié avant d’enchaîner en pas de patin. Passer d’une technique à une autre exige aussi de changer de type de skis et de bâtons au milieu de l’épreuve, ce que l’athlète de 22 ans voit comme une variante à sa préparation.

« Si ces championnats avaient été mon objectif principal de la saison, toute ma préparation aurait été faite en conséquence, explique-t-il. Ça risque donc d’être plus difficile pour moi à cette course parce que je ne serai pas à mon meilleur. En plus, le style classique et le pas de patin ne sollicitent pas les mêmes muscles et ça pourrait être plus difficile pour les jambes. »


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