23 novembre 2010


Le froid peut parfois être intense pendant le déroulement
de la Traversée de la Gaspésie en ski de fond.
photo : courtoisie TDLG

Ça va turluter à la Traversée de la Gaspésie !

Ça va turluter dans les Chic-Chocs et dans les forêts du côté nord de la péninsule gaspésienne à la fin de février puisqu’à l’occasion de sa neuvième édition, la Traversée de la Gaspésie en ski de fond a choisi de célébrer la mémoire de Mary Travers, surnommée «la Bolduc».

Des articles de Martin Smith

Pour ceux qui l’ignorent, la Bolduc, Gaspésienne d’origine et grande spécialiste de la chanson entraînante (ou «turlute» ), « a permis aux Canadiens français de passer à travers la Grande Dépression par ses chansons aux textes engagés et à sa musique joyeuse », a rappelé Claudine Roy, fondatrice et dynamo par excellence de la TDLG.

Celle qu’on a qualifiée à l’époque de « Reine des chanteurs folkloriques canadiens » est décédée des suites d’un cancer, le 20 février 1941, soit exactement 60 ans avant que la TDLG 2011 se mette en branle dans des parcours permettant d’explorer certaines des plus belles montagnes des Chic-Chocs, comme le mont Albert et le mont Ernest-Laforce.

Après deux jours dans le parc de la Gaspésie, les quelque 250 participants espérés – qu’ils soient des fondeurs redoutables, des fondeurs très ordinaires ou simplement des accompagnateurs qui souhaitent faire partie de cette odyssée sans skier – poursuivront l’aventure en allant s’installer pendant deux jours, d’abord à Petite-Vallée, puis à Gaspé où ils seront de nouveau conviés à découvrir les beautés des pistes de ski de fond du parc Forillon.

Si la neige et les belles conditions climatiques sont au rendez-vous, les participants les plus endurcis pourront accumuler près de 300 kilomètres en ski de fond en Gaspésie, du 20 au 25 février.

Des places à combler
Le programme de l’édition 2011 de la TDLG a été dévoilé à Montréal, lundi soir, une quinzaine d’heures avant que la fondatrice Claudine Roy, la relationniste Hélène Francœur et la comédienne Isabel Richer (sacrée ambassadrice à vie de l’événement) quittent à destination de l’Europe (France et Finlande) pour tenter de convaincre des fondeurs du Vieux Continent de se joindre à l’aventure.

Pour une rare fois, l’événement n’affiche pas encore complet quand sa délégation débarque à Montréal.

« À l’heure actuelle, nous avons des réservations pour la moitié des places, mais ça se met souvent à débouler à la suite du lancement montréalais », indique Hélène Francœur.

Les «tédéelgiens», comme on appellera dorénavant les participants à une édition de la TDLG, n’auront pas le temps de s’ennuyer lors de cette aventure placée sous le thème de « La Gaspésie en turlute !»

Certainement pas pendant leur séjour à Petite-Vallée, lieu principalement connu pour son réputé Festival en chanson.

« J’en connais plusieurs qui ne dormiront pas beaucoup pendant que nous serons à Petite-Vallée », a lancé Claudine Roy en riant.

Tout en précisant qu’il fallait faire attention de ne pas confondre les définitions québécoise et française du mot «turlute», la fondatrice de la TDLG a conclu le lancement montréalais en disant que : « la Gaspésie en turlutte, c’est une façon chantée de dire la Gaspésie en vie, la Gaspésie en beauté, la Gaspésie en humour, bref… la Gaspésie, la liberté !»

Sur les pistes gaspésiennes…
• Quatre types d’hébergement seront offerts à des prix fixés en conséquence. Les participants peuvent donc choisir entre l’hébergement simple (2200$), double (1850$), quadruple (1400$) ou en dortoir (950$).

• La participation sans skier est non seulement possible, mais bienvenue comme le prouve l’ajout d’activités taillées sur mesure comme des parcours de raquette, de courtes distances en ski et de randonnées pédestres dans les villages.

• La brochette de conférenciers est encore impressionnante. Pour cette 9e édition, on retrouvera, entre autres, le commandant Robert Piché, l’entomologiste Georges Brossard, les navigateurs Claire Roberge et Guy Lavoie, la neuropsychologue Isabelle Rouleau, le photographe aérien Pierre Lahoud et le géographe Henri Dorion.

• La TDLG poursuit son partenariat avec «Gaspésie Gourmande», l’association des producteurs et transformateurs agricoles ainsi que des produits de la mer, et débute une association avec le magazine Géo Plein Air qui sera représenté par l’aventurier Pierre Bouchard qui vient de compléter un périple en vélo de 24 000km à travers le monde.

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Note du webmestre :
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Guy Maguire, webmestre, info@veloptimum.net
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