9 septembre 2010
Des milliers de spectateurs ont payé le gros prix pour assister aux épreuves de ski de fond aux Jeux olympiques de Vancouver. En sortant sur leur perron, mercredi matin, les résidents de Saint-Ferréol auraient vu défiler gratuitement quelques-uns des meilleurs fondeurs du monde

Dans les rues brumeuses et paisibles, ils s’époumonaient sur leurs skis à roulettes : Alex Harvey et Devon Kershaw, quatrièmes au sprint par équipe à Vancouver; Ivan Babikov, cinquième à la poursuite; George Grey, huitième à la poursuite et aux 30 kilomètres; Chandra Crawford, illustre médaillée d’or en sprint aux Jeux de Turin. Dans leur sillon, 15 jeunes athlètes du Centre national d’entraînement Pierre Harvey (CNEPH) suivaient la danse, certains avec de grands yeux.
« Je n’avais jamais vu Devon Kershaw en personne. Wow ! Pas de doute que c’est impressionnant de s’entraîner avec eux. Ici, au Centre, on a la chance de s’entraîner avec des gars comme Alex, Brent (McMurtry) et Phil (Widmer), tous des gars qui ont participé à des Jeux olympiques. Mais là, tout ce monde en même temps qui traverse le Canada pour venir ici, ça nous permet de comprendre comment s’entraînent de grands athlètes », disait Raphaël Couturier, le plus jeune du groupe à 17 ans.
Divers objectifs
Pour la première fois de son histoire, l’équipe nationale de ski de fond a convenu d’amener ses abonnés de la Coupe du monde dans la région de Québec pour un camp d’entraînement, du 6 au 15 septembre. Les sept membres de l’équipe y participent, dont la Montréalaise Dasha Gaïazova, qui a aussi vécu les JO de Vancouver. L’entraîneur-chef du CHEPH, Louis Bouchard, se réjouit de la décision de Ski de fond Canada d’avoir répondu à sa requête.
Au double objectif d’en faire profiter ses jeunes du centre et de resserrer les liens entre athlètes de l’Est et de l’Ouest canadien, Bouchard explique que ce camp permet aussi à l’élite nationale de bonifier leur préparation d’entraînements intensifs ailleurs qu’en haute altitude.
« Il est plus facile d’absorber un entraînement intensif et axé sur la vitesse en basse altitude, ce à quoi les athlètes de l’Ouest ne sont pas habitués », explique Bouchard.
L’héritage d’une médaillée
Les gros canons de l’équipe canadienne ne sont pas venus pour jouer aux modèles. Ils se doutent bien, toutefois, que leur présence crée un impact sur la relève qui les côtoie.
« Le seul pouvoir qu’on a comme médaillée olympique, c’est celui de redonner. C’est important pour moi. Ce sont des athlètes qui étaient là avant moi, comme les grandes Sara Renner et Beckie Scott, qui ont changé ma vie », exprime Chandra Crawford, qui a voulu devancer son arrivée à Québec pour prononcer une conférence à une trentaine de jeunes filles, leurs parents et entraîneurs.
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