9 février 2010

Le dopage par micro-dose
risque de causer des maux de tête
aux organisateurs des JO

Les athlètes pourraient utiliser une nouvelle technique dans les jours précédant leur compétition olympique afin d'éviter la détection, ont déclaré des responsables de l'application des politiques antidopage.

Et ils admettent que cette forme de tricherie, appelée micro-dosage, peut être difficile à détecter.

"Ils se dopent actuellement, nous le savons, par micro-doses et le font plus fréquemment avec des doses moins concentrées. Et ils peuvent le masquer", a expliqué Christiane Ayotte, directrice du laboratoire antidopage canadien et responsable du laboratoire temporaire érigé à Vancouver afin de procéder aux tests de routine durant les Jeux olympiques.

La consommation importante de drogues de performance telles que les stéroïdes anabolisants et l'hormone erythropoïétine (EPO) à l'approche des JO augmente les chances d'être pris aux tests antidopage.

Mais comme l'ont appris certains athlètes tels que Ben Johnson, il n'y a aucune raison d'atteindre le podium si c'est pour remettre sa médaille dans les jours suivants.

En conséquence, des athlètes ont commencé à consommer de multiples doses partielles. Elles s'évacuent du système sanguin plus rapidement, et font ainsi du dopage sportif une aventure moins risquée. Certains suggèrent même qu'il s'agit là de la méthode la plus intelligente pour contourner le système.

"Le micro-dosage, je crois, est une méthode plutôt naïve de dopage si vous êtes pour tricher", a dit la docteure Margo Mountjoy, une Canadienne qui siège à la commission médicale du Comité international olympique (CIO).

"Vous pouvez varier la fréquence des micro-doses d'EPO afin d'obtenir des niveaux suffisamment bas afin d'éviter d'être pris aux tests urinaires."

L'objectif est de continuer la consommation jusqu'à l'heure de la compétition. Les responsables de l'application des politiques antidopage savent cela, et se sont échinés à procéder à des tests antidopage à l'extérieur des blocs de compétition, surtout à l'approche des JO.

La proportion des athlètes qui trichent - ou qui trichent en utilisant cette méthode - n'est pas connue. Si certains experts estiment que deux pour cent des athlètes olympiques consomment des drogues de performance, d'autres croient que la situation est beaucoup plus dramatique.

"Je pensais que la vaste majorité des athlètes ne se dopaient pas, mais force est d'admettre qu'ils sont plus nombreux que nos estimations", a lancé Dick Pound, un membre du CIO et ancien directeur de l'Agence anti-dopage mondiale.

"Et qu'ils agissaient rarement seuls. Ils obtenaient souvent de l'aide de leur entourage immédiat."

Existe-t-il des preuves que la méthode par micro-dosage fonctionne réellement? Pound avoue qu'il l'ignore.

"J'abonde dans la direction de l'avis médical, qui prétend que ça marche."

Les athlètes qui tentent d'augmenter leur niveau de globules rouges dans le sang utilisent des drogues appelées agents stimulant l'érythropoïèse (ASE).

L'érythropoïèse est le nom donné au processus entrant dans la fabrication des globules rouges. Ces drogues incluent l'EPO et de nouvelles variantes telles qu'Aranesp, Mircera (CERA) et la substance expérimentale Hematide.

Elles sont habituellement utilisées dans des disciplines comme le cyclisme, le ski de fond, le biathlon et le patinage de vitesse longue piste, où l'abondance de globules rouges signifie un apport supplémentaire en oxygène aux muscles sollicités.

Mais les gains ne sont pas spectaculaires, du moins certainement pas pour permettre à un athlète ordinaire de devenir un médaillé olympique, assure le docteur Harm Kuipers, un professeur en physiologie de l'exercice à l'Université de Maastricht et membre de la commission médicale de l'Union internationale de patinage.

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