11 février 2010


Alex harvey
photo : Samuel Kubani/Getty Images

Tout est possible pour Alex Harvey

Il y a souvent de ces moments magiques aux Jeux olympiques.

Michel Lajeunesse

Ce fut le cas à Turin quand le vétéran fondeur italien Georgio Di Centa est venu de nulle part pour arracher la médaille d'or au marathon de 50 kilomètres, dernière épreuve au calendrier.

Et c'est dans le stade que, les larmes aux yeux, le membre de la Squadra Azurra a reçu sa médaille des mains de sa soeur, la très grande championne Manuela Di Centa, membre du CIO. Il y avait certes de la magie dans l'air ce jour-là.

Et si les Jeux olympiques nous permettent de croire à des exploits comme celui-là, permettons nous donc de rêver un peu.

Et si, comme il l'a fait à Trondheim en Norvège, le printemps dernier, Alex Harvey se retrouvait à nouveau dans le peloton de tête à un kilomètre de l'arrivée le 28 février prochain et qu'il se battait toujours avec le Norvégien Petter Northug, le Finlandais Matti Heikkinen, le Suisse Dario Cologna et pour cette fois-ci les coiffer de justesse au fil d'arrivée et qu'il changeait cette troisième place en un triomphe inoubliable. Ah... on peut toujours rêver.

Harvey semble bien avoir tout le talent de son illustre père Pierre, trois fois gagnant en Coupe du Monde et meilleur fondeur de l'histoire canadienne. Il a gravi rapidement les échelons au cours des dernières années, mais ce serait finalement peut-être trop lui en demander à ce stade-ci de sa jeune carrière.

Si la logique prévaut, Northug, qui semble toujours avoir des ressources surhumaines en fin de parcours, devrait distancer tous ses rivaux.

Les Norvégiens croient bien qu'il pourrait être couronné le roi de sa discipline, ce qui représenterait une certain vengeance à la suite de résultats fort décevants pour eux à Turin.

Les dirigeants de l'équipe n'avaient pas invité Northug aux Jeux, le laissant à la maison, même s'il venait de dominer outrageusement les championnats mondiaux des moins de 23 ans. La presse norvégienne a vertement critiqué cette décision et pour cause.

Northug devrait rétablir les choses à Whistler et pourrait s'adjuger plusieurs médailles dans les épreuves de distance, même si Cologna, gagnant de la Coupe du Monde l'an dernier, est présentement en grande forme, tout comme le Tchèque Lukas Bauer, qui a remporté le Tour de Ski durant la période des Fêtes et qui a récidivé avec une victoire dans le 15 kilomètres d'Otepaa en Estonie, il y a quelques semaines à peine.

Les Italiens Di Centa et Pietro Piller Cottrer, qui ont dominé la poursuite de Canmore il y a 10 jours, animeront certes le débat dans quelques épreuves, tout comme les Finlandais, qui comptent sur une valeur sûre en Sami Jauhojaervi.

Il faut sans doute aussi compter sur le jeune Suédois Markus Hellner et sur le vétéran Anders Soedergren. Le Français Vincent Vittoz, ancien champion du monde, semble avoir retrouvé de sa forme cette saison et sera appuyé par quelques solides coéquipiers comme Emmanuel Jonnier et Jean-Marc Gaillard.

Les Russes voudront aussi s'engager dans les discussions avec entre autres les Alexander Legov et Maxim Vylegzhanin.

Mais il faudra surtout tenir compte des Canadiens, qui skieront devant leurs partisans. "Nous avons la meilleure équipe canadienne jamais assemblée," a même dit l'entraîneur Paul Woods.

Si le nom de Harvey fait rêver, on doit tenir compte du fait qu'il sera bien entouré. Le vétéran Devon Kershaw est un fondeur bien établi au plan mondial et Ivan Babikov, qui pourra finalement défendre les couleurs de son nouveau pays aux Jeux, pourrait bien être le meilleur du lot. On portera une attention particulière à Brian McKeever, qui souffre de la maladie de Stargadt, une altération de la région centrale de la rétine de l'oeil et qui participera à ses premiers Jeux après avoir dominé à quelques reprises les Jeux paralympiques.

En sprint, ce sera une affaire toute scandinave. Les Norvégiens Ola Vigen Hattestad, John Kristian Dahl et Boerre Ness s'échangent les places sur les podiums mondiaux. Le Suédois Emil Joensson, qui vient de gagner à Canmore, et les Russes Alexy Petuhkov, Nikita Krioukov et Nikolay Morilov joueront du coude à coude avec les Vikings.

Un grand débat
Chez les dames, Chandra Crawford avait surpris le monde entier en remportant le sprint à Turin. Cette fois-ci, la course se fera en style classique, ce qui ne l'avantage pas. Mais par contre, sa coéquipière Sara Renner, médaillée en sprint par équipe à Turin, semble avoir retrouvé tous ses moyens. Les espoirs canadiens reposent sur ces deux filles.

Pour le reste du débat, on retrouvera des visages familiers.

Les Finlandaises Aino-Kaisa Saarinen et Virpi Kuitunen donneront une médaille d'or à leur pays en relais.

Et même si la Polonaise Justyna Kowalczyk et la Slovène Petra Majdic dominent les débats cette saison en Coupe du monde, il faudra tenir compte de deux revenantes, la Suédoise Charlotte Kalla, ancienne gagnante du Tour de Ski, et la Norvégienne Marit Bjoergen.

Jadis dominante, Bjoergen avait subi une véritable râclée à Turin. Cette année, toute sa préparation a été axée sur les Jeux de Vancouver. Elle n'a pas pris part aux dernières épreuves de la Coupe du Monde. Elle n'était pas là non plus au Tour de Ski. Elle se préparait pour Whistler.

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