12 février 2010

Une fortune diversifiée en héritage : un nom, le sens de l'effort,
le plaisir de la glisse et, surtout, des gènes.
L'histoire de l'olympisme canadien autorise la passation
des pouvoirs de Pierre Harvey à son fiston Alex


Alex et Pierre Harvey
photo : Daniel Mallard
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«C'est la persévérance d'Alex qui lui a permis de s'affirmer » - sa mère Mireille Belzile

« Je sais que j'ai des chances de faire un podium. Mais ça ne demeure que des chances. »

Nous étions à quatre mois des Jeux de Vancouver, attablés à une terrasse ensoleillée de Ramsau, en Autriche. Alex Harvey tenait un discours prudent, absorbé par l'exigeant camp d'entraînement en altitude imposé avant le début de la Coupe du monde.

L'étoile montante du ski de fond au Canada n'a pas changé son approche au fur et à mesure que progressait sa saison. Peu importe le résultat, on percevait en lui la même retenue à l'arrivée du concours olympique. La modestie qui l'habite lui interdit toute arrogance dans ce sport ennobli de riches traditions et par lequel, déjà, il mesure toutes les notions de l'effort.

« Persévérance », choisit sa mère, Mireille Belzile, pour identifier la première qualité de son fils. « Depuis longtemps, les journalistes lui prédisent qu'il suivra les traces de son père. Pourtant, ce qu'il faut savoir d'Alex, c'est qu'à l'âge de 10 ans, il n'était pas le meilleur. Il voulait gagner ses courses, mais il ne les gagnait pas. C'est la persévérance qui lui a permis de s'affirmer. Quand il a un objectif, il le garde en tête », dit-elle.

Trop de facteurs
Le culte pour la médaille propre au peuple canadien s'est emballé depuis que le jeune Harvey, à 20 ans seulement, a monté deux fois sur la troisième marche du podium dès sa première saison en Coupe du monde. Parmi les scénarios magiques que proposent ces Jeux, le Parc olympique de Whistler apparaît comme le théâtre où pourrait être couronné un jeune fondeur de Saint-Ferréol.

« Terminer parmi les 30 premiers aux Jeux olympiques serait excellent », imagine sa mère, avec les mêmes bémols. « Il y a tellement de facteurs à considérer en ski de fond : la forme de l'athlète, la qualité du fartage, l'état du parcours qui peut fluctuer, etc. Je n'ai pas d'attentes particulières. Il faut juste qu'Alex ne soit pas malade. À ce niveau, on sait qu'une simple grippe peut être catastrophique », rappelle la dame, bien avisée par sa profession de médecin.

Coeur fort et tendre
Qui de mieux que la maman pour définir l'un des athlètes canadiens les plus en vue, en qui elle distingue une tolérance au stress inhérent à ces Jeux. Par ce témoin crédible, nous savons que ce magnifique coeur d'athlète cache aussi celui d'un enfant aux grande valeurs.

« Quand ça va moins bien, Alex prend quand même le temps d'appeler à la maison pour prendre des nouvelles... »


Alex et Pierre Harvey
photo : Daniel Mallard
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