« Une journée dégueulasse » — Alex Harvey 1er mars 2010

« Une journée dégueulasse » — Alex Harvey

WHISTLER - La gestuelle parlait d’elle-même quand Alex Harvey a traversé la ligne d’arrivée.

La première phrase allait confirmer sa déception. « J’ai vraiment eu une journée dégueulasse », a laissé tomber le fondeur de Saint-Ferréol, détenteur du 32e rang de l’épreuve des 50 kilomètres de style classique.

L’une des pires journées de sa jeune carrière a eu le malheur de tomber à sa course préférée, de surcroît au dernier jour des Jeux olympiques. Ce match fort relevé, couronné par la victoire au sprint du suprême norvégien Petter Northug, a logé Harvey dans la marge pour la première fois des Jeux. Au terme d’un calvaire de 2 h 10 m 49 s, il est finalement sorti de l’ombre, causée entre autres par son coéquipier Devon Kershaw, qui a terminé cinquième de ce marathon et a raté le podium par seulement 1,6 seconde.

Comme pour justifier cette mauvaise sortie, l’athlète de 21 ans a chuté peu avant de compléter sa troisième boucle de cinq kilomètres. Mais le mal était déjà fait, semble-t-il.

« J’étais déjà dans le rouge, de toute façon. Je n’étais pas capable de skier, pas capable de pousser mes skis. Ce n’était pas les skis le problème. C’était moi », a-t-il avoué.

Dur pour le moral
Sans jambes, et conséquemment avec un moral diminué, Harvey s’est battu avec lui-même durant toute la course jouée sous un ciel gris. Il n’a jamais trouvé un meilleur rang que le 33e. D’un écart de 13 secondes avec le meneur de course au premier quart, il a ensuite vu le fossé atteindre 19 secondes à la mi-course, puis 2 m 23 s avec 10 kilomètres à faire. Il finira à 5 m 14 s de Northug, une éternité pour le fondeur québécois qui nourrissait de meilleurs espoirs.

« Après deux kilomètres, je me suis rendu compte que je ne me sentais pas bien. Dans ce cas-là, ça devient de plus en plus difficile quand tu vois le peloton s’éloigner. Tu te sens comme de la m..., tu sais que tu ne reviendras pas. C’était dur. Ce n’était pas la journée que j’avais espérée pour mon 50 kilomètres. »

« C’était important pour moi de finir. Je n’ai jamais eu l’idée d’abandonner aux Jeux olympiques. J’ai alors essayé de rester avec le peloton le plus longtemps. Puis, quand j’ai été éjecté du peloton, j’ai tenté de skier de la façon la plus économique pour pouvoir durer les 20 derniers kilomètres. »

Préparation inadéquate ?
Jusqu’à dimanche matin, Harvey avait profité de ces Jeux pour ajouter de gros points dans l’establishment du ski de fond mondial. Cette sortie décevante l’a fait se questionner sur la préparation.

« Il faudra regarder les semaines précédentes. Aujourd’hui, je n’étais pas en bonne forme. Je pensais que la préparation était optimale, mais il semble que ça n’a pas marché », a constaté la recrue de l’équipe canadienne, qui s’offrira une semaine tranquille avant de s’envoler vers la Norvège, vendredi.

Rien ne s’effacera
Au bilan de son baptême olympique, Harvey pourra en puiser des images plus inspirantes que sa mauvaise journée de dimanche. Quatrième au sprint par équipe avec Devon Kershaw, septième au relais 4 X 10 km, neuvième à la poursuite de 30 km et 21e au 15 km libre; il faut maintenant attendre quatre ans pour comparer.

« Cette dernière journée ne vient pas tout effacer. On a eu des Jeux extraordinaires. Personnellement, le 50 kilomètres était la course de laquelle j’espérais le plus, mais je commence ma carrière, alors... »

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