28 février 2010

Que d'émotions !

Des cris de joie aux pleurs, la marge est parfois infime. Les Jeux nous ont proposé toute la palette des émotions et quelques images indélébiles.

Pascal Grégoire-Boutreau

Voilà, les Jeux se terminent. C'est l'heure des bilans. Au Ministère et dans les fédérations, on va compter les médailles et « débriefer » dans de longues réunions ce qui a fonctionné et ce qu'il faudra ou faudrait changer (la nuance est souvent importante). Pas sûr que le simple amateur de sport, lui, se souvienne très longtemps du nombre exact de médailles et des classements secs. Non. Avant de reprendre une vie normale et d'effacer les cernes de plusieurs nuits passées devant sa télé, le passionné de sport, lui, gardera en mémoire des images, des regards, des sourires, des larmes.

La quinzaine olympique aura été remplie de diverses émotions. Toutes ces émotions qui font que, n'en déplaise à certains skieurs français, les courses olympiques ne sont pas des courses comme les autres (d'ailleurs dans les courses « comme les autres », les Français font des podiums). Ce catalogue des émotions est forcément subjectif, propre à nos sensibilités, à nos affinités avec une famille de disciplines ou tout simplement à notre perception du sport, plus ou moins orientée sur la performance brute ou sur l'esprit (les deux sont compatibles). Pour beaucoup, il y aura cette image du désespoir de Vincent Vittoz à l'arrivée du relais, le visage enfoncé dans la neige, en pleurs. Cette médaille, il en a rêvé tout au long de sa carrière. Elle fut son moteur durant ces dernières années. Et pendant les 39 premiers kilomètres du relais, cette breloque il l'a touchée du bout de la spatule avant qu'elle ne se dissipe dans les derniers mètres du sprint. La détresse fut à l'échelle des sacrifices consentis durant des années. Immense. Dans cette même course, il y eut aussi la sincérité du « merde » hurlé à l'antenne d'Eurosport par Nicolas Delage à l'arrivée du relais. Un cri de coeur sans artifice, parfait reflet de ce qu'ont ressenti tous les gens qui, comme lui, suivent depuis de nombreuses années cette équipe de France.

Dans cette famille du nordique qui s'est montrée si solidaire en unissant ses forces et ses compétences, la dernière ligne droite de Jason Lamy-Chappuis en combiné nordique en début de quinzaine reviendra longtemps dans les discussions. À Bois-d'Amont, dans son antre jurassien, mais bien au-delà. Un dernier sprint où l'on se surprend à crier devant son poste de télé. Et tant pis pour les voisins. « Jez » était attendu et n'a pas manqué ce rendez-vous. Juste la classe. La France peut aussi dire un grand merci au biathlon, son principal pourvoyeur de médailles (6) et qui a laissé une belle impression de cohésion.

La nuit prochaine, après une finale de hockey qui risque d'enflammer toute l'Amérique du Nord et un 50km de ski de fond où dans nos rêves les plus fous on imagine Vincent Vittoz ou Jean-Marc Gaillard aller jouer la gagne, la flamme va s'éteindre. Dans la baie de Vancouver. Mais dans l'esprit de tous les amateurs de sport et surtout dans celui de nombreux sportifs, elle va continue à briller durant ces quatre prochaines années. Bien sûr, elle connaîtra quelques moments de faiblesse, de fragilité. Elle vacillera. Mais il y aura toujours des entraîneurs, des parents, des amis pour veiller sur elle, l'entretenir et lui rendre sa force. Cette flamme qui éclaire leur chemin est éternelle.

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