23 février 2010

Un mauvais remake

Quatrième à l'issue du ski de fond derrière l'Autriche, les Etats-Unis et l'Allemagne, l'équipe de France a achevé l'épreuve de relais dans la déception. Et un peu de colère.

Qu'il est difficile de contenir ses émotions à l'arrivée d'une course olympique, a fortiori quand elle se conclut à la quatrième place, celle qui couvre de regrets plus que de lauriers. Quand Maxime Laheurte quitte l'aire d'arrivée pour retrouver les journalistes, il a encore la gorge serrée et essaie d'exprimer ce qu'il ressent : « Je suis frustré, je suis déçu, je suis en colère ». Qualifié de la dernière heure pour cette équipe de France candidate au podium, il s'explique : « La frustration, c'est qu'on a le meilleur combiné du monde avec nous. Il part en dernier relayeur et on n'a pas réussi à le placer dans de bonnes conditions. (...) Après deux relais, on y croit à fond. Tout s'écroule ensuite. »

Comme aux Mondiaux de Liberec
Partis en cinquième position du 4 x 5 km après un concours de saut une nouvelle fois perturbée par le vent, les relayeurs français ont pu intégrer le groupe en lutte pour la médaille, au point de voir Laheurte passer le relais à Sébastien Lacroix en troisième position à mi-course. À ce moment, la neige redouble sur le parc olympique de Whistler et recouvre les espoirs de médaille française : à l'attaque pendant 2,5 km, revenu à une dizaine de secondes du duo américain-autrichien en tête, Lacroix a finalement passé le relais à Jason Lamy Chappuis en quatrième place, à plus de vingt secondes du dernier relayeur allemand qui a conservé sa place sur le podium jusqu'à la fin. Comme aux Mondiaux de Liberec l'an dernier, l'équipe de France est quatrième. Comme en République tchèque, Sébastien Lacroix culpabilise.

L'Autriche garde son titre
« Forcément, je m'en veux, avoue Sébastien Lacroix. Cela fait deux ans que je n'arrive pas à tenir le coup sur le ski de fond. Je pense que si j'avais passé le relais à Jason avec l'Allemagne, cela lui aurait donné un peu plus de chances. » Habitué aux victoires et mais aussi aux quatrièmes places olympiques (comme en 2006), Jason Lamy Chappuis relativise l'échec individuel : « C'est un sport par équipes. Avec deux mètres de plus par personne au tremplin, on aurait gagné une vingtaine de secondes et la course aurait été totalement différente. Après le saut, on y croyait mais on était loin derrière. »

Avec plus de recul, l'entraîneur Etienne Gouy préfère analyser l'ensemble de la journée : « Là où je suis plus déçu, c'est par rapport au concours de saut. Avec des conditions régulières, on devait être dans les trois premiers. » Spectateur à distance du sprint vainqueur de Mario Steicher, qui offre à l'Autriche un deuxième titre consécutif en prenant le meilleur sur l'Américain Bill Demong, Jason Lamy Chappuis devrait revenir à l'avant de la course dès jeudi pour l'épreuve sur grand tremplin. Ses coéquipiers savent qu'ils ont perdu leur plus grande chance de médaille mardi sous une averse de neige.

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