9 février 2010
Après avoir connu les meilleurs et les pires résultats de sa carrière cette saison, l'athlète de biathlon, Jean-Philippe Le Guellec, garde confiance.
David Ebner
The Globe and Mail
« Tout s'est amorcé en grand avant cette saison avant d'aller en montagne russe », a mentionné Le Guellec mardi matin à Whistler. « Mais c'était nécessaire afin de me rendre là où je suis rendu aujourd'hui. »
Avec l'aide de l'équipe canadienne, Le Guellec a organisé son entraînement afin d'atteindre sa vitesse de croisière juste à temps pour les Olympiques; ce qui n'a pas toujours facile au cours du calendrier du Coupe du monde.
Le Guellec, 24 ans, avait obtenu en 2008-2009 ses meilleurs résultats en carrière (une 7e et une 8e place) et il a débuté la dernière saison en terminant 10e et 12e.
Il s'est toutefois classé au 98e et 124e rang lors des autres compétitions.
Le Guellec et aussi sa compatriote Zina Kocher, chez les femmes, ont donc de bien minces chances de remporter une médaille aux Olympiques. Dans un sport dominé par les Européens, Kocher a obtenu une 4e place en décembre, ce qui a presque égalisé son meilleur résultat en carrière, 3e en 2006.
Le Guellec, lui, est le seul Canadien du côté des hommes qui participera aux épreuves individuelles de biathlon. Le coup d'envoi sera donné samedi avec le sprint sur 7,5 km chez les femmes alors que les hommes prendront part dimanche à l'épreuve du sprint sur 10 km.
Kocher, 27 ans, est la figure de proue de la délégation féminine qui inclut un trio de jeunes athlètes : Megan Imrie (22 ans), Rosanna Crawford (21 ans) et Megan Tandy (21 ans).
Imrie explique que le leadership et les résultats de Kocher et Le Guellec sont une source d'inspiration pour la jeune troupe. Elle a confié en riant que s'entraîner avec eux était comme « une publicité en boucle de J'imagine », faisant référence à la campagne publicitaire du RDSolympiques.
L'équipe est tout juste revenue d'une semaine d'entraînement au Mont Washington, sur l'île de Vancouver avant d'arriver lundi à Whistler.
Aujourd'hui, lors d'une journée parfaite, sous un soleil brillant et un ciel bleu sans nuages et avec un mercure avoisinant les -4 °C, les hommes ont participé à leur première séance d'entraînement sur le parcours olympique. Les femmes feront de même cet après-midi. Les Canadiens ont apprivoisé le parcours, au cours des dernières années, en passant de longues périodes (été et hiver) sur place.
Les fonds provenant du programme À nous le podium ont aidé à redonner un second souffle à ce qui pourrait bien être la meilleure délégation canadienne de biathlon de l'histoire. Un groupe qui fait son chemin malgré le faible appui de la part du milieu corporatif.
L'argent reçu a permis de financer des séances de tir, de se procurer de l'équipement de pointe au niveau des skis et de la cire en plus de créer un partenariat avec l'Université de la Colombie-Britannique. Des ingénieurs et des informaticiens ont étudié en profondeur le climat et la neige que l'on retrouve dans la vallée de Callaghan afin de donner un avantage à l'équipe canadienne.
L'entraîneur Geret Coyne a réitéré qu'il croyait beaucoup au potentiel de l'équipe, surtout pour Kocher et Le Guellec, qui pourraient surprendre lors des quatre courses individuelles.
« Plusieurs choses peuvent mal tourner comme tout peut se dérouler tel que prévu », explique Coyne qui décrit son équipe comme étant décontractée, motivée et forte psychologiquement.
Les plus jeunes de ces athlètes visent leur meilleur résultat en carrière aux Olympiques alors que Kocher et Le Guellec rêvent à une médaille. Mais chacun d'entre eux ont dit aux journalistes qu'ils ne pensaient pas aux résultats et qu'ils allaient se concentrer sur le ski et le tir et non sur leur position au fil d'arrivée.
Malgré tout, la possibilité d'une médaille ne peut être complètement ignorée.
« En bout de ligne, nous visons tous un podium », mentionne Le Guellec.
| des Jeux olympiques de Vancouver sur veloptimum.net |
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