21 février 2010
La précision de Le Guellec fait défaut
Le biathlète prend le 30e et dernier rang du 15 km départ groupé
Ce qui avait fait sa force lors de ses trois premières courses l’aura finalement coulé lors de sa dernière épreuve olympique individuelle.
Stéphane Jobin,
envoyé spécial à Vancouver
Le Québécois Jean-Philippe Le Guellec a raté sept de ses vingt cibles sur le champ de tir, le reléguant au 30e et dernier rang du 15 km départ groupé de biathlon, dimanche midi au Parc olympique de Whistler.
En trois compétitions olympiques lors de la dernière semaine, Le Guellec n’avait manqué que cinq cibles en cinquante tirs, ce qui lui avait permis de décrocher de bons résultats.
L’athlète de Shannon avait quand même bien débuté l’épreuve, ne manquant aucune cible lors de la première salve de tirs en position couchée. C’est lors de son deuxième passage au champ de tir que les choses ont mal tourné, alors qu’il n’a réussi qu’à atteindre une cible sur cinq.
« Je tirais partout sauf dans les cibles. Je n’ai aucune idée de ce qui s’est passé. Avec quatre pénalités, c’est très dur de rembarquer dans la game », a expliqué le biathlète.
Loin derrière le peloton, Le Guellec a fait de son mieux. Grâce à une première session de tirs debout parfaite, il a pu ressortir du champ tout juste derrière le Norvégien Ole Einar Bjorndalen, neuf fois médaillé olympique.
« Sortir avec Ole, ça a vraiment été un cadeau. Si tu es derrière quelqu’un, surtout quand c’est le roi du biathlon, c’est sûr qu’il y a quelque chose à apprendre. Je n’ai que 24 ans. De voir ses tactiques, ça a été un fait saillant de ma course », a poursuivi Le Guellec.
Celui-ci ayant raté trois cibles à sa dernière présence, il a reconnu avoir lancé la serviette après cette nouvelle déconfiture. « Ça ne servait à rien d’ouvrir la machine pour le dernier tour », a ajouté l’athlète, qui a conclu l’épreuve à 3 minutes 42 secondes du vainqueur.
Salut à la foule
En croisant le fil d’arrivée, Jean-Philippe Le Guellec a salué les nombreux spectateurs qui l’attendaient malgré le fait qu’il occupait le dernier rang.
« Que la foule m’encourage après chaque pas de tir et chaque fois que je passais, ça a été le fait saillant de ma course. C’était ma façon de les remercier pour leur encouragement, pour leur amour inconditionnel », a-t-il mentionné.
« C’était pour montrer que peu importe comment ça va, que tu sois à la maison ou en Europe, tu n’as jamais le luxe de lâcher une course », a repris Le Guellec.
Celui-ci sera de retour une dernière fois sur la piste du Parc olympique de Whistler, vendredi prochain, à l’occasion du relais.
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