16 février 2010

Le Guellec termine 11e dans la confusion

C'est dans la confusion qu'ont été disputées mardi les poursuites de 10 km chez les dames et de 12,5 km chez les hommes en biathlon aux Jeux de Vancouver.

Michel Lajeunesse

Ce sont des erreurs des préposés au départ qui ont chambardé le déroulement des deux épreuves.

Le Canadien Jean-Phillipe LeGuellec a croisé le fil d'arrivée au cinquième rang, mais on a ajouté 30 secondes à son temps et il a été finalement relégué au 11e rang à la suite de ce qu'on peut considérer un faux départ.

LeGuellec devait partir sixième, soit sa position finale au sprint de dimanche. Mais il a brûlé le départ. Il a admis que c'était en partie de sa faute.

« J'ai fermé les yeux un moment. Je voulais me concentrer le plus possible parce qu'il y avait beaucoup d'excitation dans l'air, a-t-il dit. Je ne fais jamais cela d'habitude.

« Quand j'ai ouvert les yeux, j'ai vu qu'il n'y avait personne devant moi. J'ai entendu «Go» et je suis parti. J'ai bien vu qu'à ma gauche, le numéro 5 était toujours là. J'ai tout de suite compris que ça n'allait pas du tout. Ça m'a affecté pendant toute ma course.

« À un certain moment, je ne savais pas ce qui allait se passer, si j'allais être suspendu, disqualifié ou pénalisé de quelque façon. »

Après cette erreur, LeGuellec s'est retrouvé rapidement en troisième position en arrivant au premier pas de tir où il a couché les cinq cibles.

« J'étais un peu confus de me retrouver là, mais je savais que c'était en raison du faux départ. »

Finalement, c'est le grand Suédois Bjorn Ferry qui a mérité la médaille d'or en parcourant la distance en 33 minutes, 38,4 secondes. Il a devancé de 16,5 secondes l'Autrichien Christoph Suman et de 28,2 secondes le Français Vincent Jay, qui avait remporté le sprint dimanche. Sa fiancée Marie-Laure Brunet avait mérité elle aussi le bronze dans la poursuite chez les dames en matinée.

« C'est la fête du biathlon français, a dit Jay. Il est vrai que nous nous sentons un peu chez-nous ici chez nos cousins canadiens. Le parcours ne comporte pas de montées ou de descentes abruptes. Ce sont des montées longues et graduelles. Il fraut travailler tout le temps. »

Coyne et Zidek déçus
Geret Coyne, entraîneur-chef de l'équipe canadienne et un de ses bras droits, Tom Zidek, époux de la Suédoise Anna-Carin Olofsson-Zidek, victime elle aussi d'une erreur de chronométrage, croient tous deux que LeGuellec n'est pas du tout à blâmer pour ce cafouillage.

« Il ne s'agit pas du travail de bénévoles, a dit Coyne. Les préposés au départ sont des gens de l'Union internationale de biathlon. Ils ont de l'expérience et quand de telles choses se produisent, ils devraient arrêter la course et tout recommencer. C'est le préposé au départ qui est responsable. Mais maintenant, on ne peut plus rien y faire. La même chose s'était produite aux Championnats mondiaux l'an dernier. »

Pour Zidek, il est évident que le faux départ a changé toute l'allure des deux courses.

« Je n'ai pas vu mon épouse, mais je sais qu'elle est déçue. Elle aurait certes pu faire mieux et mériter une place sur le podium si cela n'était pas arrivé. Toute la dynamique a été changée et c'est la même chose pour Jean-Phillipe. L'an dernier lors de la dernière Coupe du monde de la saison, ils avaient arrêté et repris la course pour une erreur semblable. »

Le président de la délégation technique de l'UBI, l'Allemand Norbert Baeir, a admis que les fautes étaient imputables à son assistant, le Suisse Robert Zwahlen. L'Américain Jeremy Teela a lui aussi été pénalisé pour un faux départ de 22 secondes.

« Les gens du comité organisateur nous ont dit que leurs bénévoles n'étaient pas très à l'aise avec ces départs, a dit Baeir. Nous avons donc demandé à nos gens d'effectuer le travail. Ils n'étaient peut-être pas suffisamment familiers avec ce matériel. Je dois dire aussi que LeGuellec a été dirigé vers le mauvais couloir au départ. »

Par ailleurs, LeGuellec a malgré tout connu une bonne course.

« Je ne me sentais pas aussi bien que lors du sprint (dimanche, il avait terminé sixième), mais je n'ai raté que deux cibles. J'ai skié longtemps aux côtés de gars comme Emil Hegle Sevendsen. C'est bon signe.

« Le parcours était plus mou et il fallait pousser plus fort, présenter un travail plus musculaire et ce n'est pas mon style. »

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