31 janvier 2006

Jean-Philippe LeGuellec, un nom à retenir
Michel Lajeunesse
Bien peu de Canadiens peuvent affirmer qu'ils connaissaient tout du biathlon avant les Jeux olympiques d'Albertville en 1992.
C'est bien sûr Myriam Bédard, qui après avoir arraché une médaille de bronze sur les pistes des Saisies, qui nous a fait découvrir ce sport exigeant qui allie ski de fond et tir à la carabine, deux activités qui ne semblent pas à première vue faire bon ménage.
On connaît la suite et quelques années plus tard, après avoir été couronnée la reine des Jeux de Lillehamer en 1994, Myriam Bédard est devenue une des grandes vedettes du sport canadien.
Un autre ancien cadet pourrait fort bien connaître un parcours semblable. Et encore là, bien peu de gens peuvent se vanter de connaître Jean-Philippe LeGuellec.
Originaire de Kingston, mais demeurant maintenant à Shannon, tout près de Québec, LeGuellec, fils de militaire, devrait être la prochaine grande vedette du biathlon au Canada.
Il est un passionné du sport. Il a touché à tout et a même compétitionné en karaté pendant sept ans, sport qui l'intéresse toujours.
Mais c'est son amour pour le tir à la carabine qui l'a fait pencher pour le biathlon.
« Cela m'a toujours fasciné », dit-il.
C'est évidemment chez les cadets qu'il a fait ses premiers pas dans le biathlon et c'est son efficacité au tir qui a permis à ce jeune homme de 20 ans de mériter sa place à Turin et de remporter en 2004 trois médailles aux championnats du monde juvéniles et de remporter une médaille de bronze aux championnats juniors de 2005.
« Suis-je plus fort au tir ou en ski ? Cette question revient tout le temps, dit-il. C'est bien sûr que c'est d'abord le tir qui m'a permis de progresser. Plus jeune, j'ai souvent devancé des gars plus rapides, des gars qui venaient du ski de fond, à cause de mon tir.
« Mon entraîneur Daniel Lefebvre m'a beaucoup aidé. Mais je dois aussi un gros merci à Denis St-Amand, qui m'a tout appris, de A à Z en ski. »
« Mais c'est ma mère qui a été en fait mon premier entraîneur. J'ai bénéficié tout le temps d'un appui incroyable et d'encouragements constants. »
LeGuellec a connu une progression très rapide. Bien sûr il espérait mériter une place pour Turin, mais ce sont les Jeux de 2010 à Vancouver qu'il visait vraiment.
« Turin, c'était évidemment un but que je visais. Et je suis persuadé que le fait d'y être va m'aider dans tout le reste de ma carrière. J'aurai un bagage qui me permettra de progresser encore plus rapidement. »
LeGuellec ne sait vraiment pas à quoi s'attendre à Turin.
« J'ai participé à des championnats du monde, à des Coupes du monde et j'espère que cela m'aura préparé à ce qui m'attend. Je sais que c'est un gros spectacle, mais nous de l'équipe de biathlon, nous demeurerons dans un petit village de montagne, un peu à l'écart pour mieux nous préparer. »
Les épreuves de biathlon se dérouleront en altitude à près de 1600 mètres au-dessus du niveau de la mer. Cela ajoute aux difficultés des épreuves d'endurance, peu importe le genre d'entraînement auquel nous avons été soumis.
« Je sais que bien des athlètes réagissent très mal à l'altitude. J'en ai vu plusieurs. Mais moi, on dirait que ça ne me dérange pas. C'est d'ailleurs à près de 1800 mètre que j'ai connu mes meilleurs résultats chez les juniors. »
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