
Jeux olympiques de Turin
Martine Albert met un terme à sa carrière internationale
Montréal, 23 février 2006 (Sportcom) – En biathlon, le quatuor canadien formé de Martine Albert, Sandra Keith, Marie-Pierre Parent et Zina Kocher a pris le 17e et avant-dernier rang du relais 4 x 6 km, aux Jeux olympiques de Turin.
L’épreuve olympique a été remportée par la formation russe, qui a obtenu un temps de 1:16:12,5 heure. Les Allemandes ont mérité l’argent, terminant à 50,7 secondes des gagnantes, tandis que les Françaises (+2:26,2) ont effectué toute une remontée pour décrocher le bronze. De leur côté, les Canadiennes ont parcouru la distance en 1:26:09,7 heure, soit à 9:57,2 min des médaillées d’or.
Kocher, de Canmore (Alberta), a été la première à s’élancer sur le parcours, pour le Canada. Elle a transmis le relais à Keith en 11e place, après avoir effectué sa portion de course en 20:24,3 min. Kocher n’a eu qu’à utiliser une seule balle supplémentaire pour toucher ses dix cibles.
De son côté, Keith a peiné sur le parcours. Elle a obtenu le 17e temps de sa manche, ce qui a relégué le Canada en 16e place. La biathlonienne de 25 ans a inscrit un temps en 21:32,8 min et a dû utiliser ses trois balles supplémentaires lors du deuxième pas de tir.
Troisième relayeuse canadienne, Albert a fait un peu mieux que sa compatriote en réussissant le 14e temps de son groupe, soit 21:25,2 min. Toutefois, la Rimouskoise, qui a utilisé deux balles supplémentaires au deuxième pas de tir (debout), n’a pas pu améliorer le sort de son équipe.
Dernière à prendre le départ, Parent a été celle qui a connu le plus de difficultés jeudi. L’athlète de 23 ans n’a pu atteindre que quatre des cinq cibles au deuxième pas de tir, même après avoir utilisé ses trois balles supplémentaires. Parent s’est retrouvée avec un chrono de 22:47,4 min, ce qui a fait reculer le relais canadien d’un échelon.
Albert tourne la page
Au terme de la course, Martine Albert a annoncé qu’il s’agissait de sa dernière course en compagnie de ses coéquipières de l’équipe nationale.
« J’ai officiellement terminé mes compétitions de niveau international en biathlon aujourd’hui (jeudi), a indiqué Albert en début d’entrevue. « Je suis contente de ma dernière course, même si cela a été difficile pour l’équipe. De notre côté, il fallait éviter d’utiliser nos balles supplémentaires, pour réussir à s’en tirer. Le fait d’utiliser ces balles (dix au total) nous a fait perdre une dizaine de secondes chaque fois. On l’a vu aujourd’hui, les meilleures équipes ont toutes très bien tiré.
« Nous avons tenté de maintenir le rythme tout au long de la course, mais plus ça allait et plus les conditions étaient difficiles. Marie-Pierre (Parent) ne l’a pas eu facile à son dernier tir avec le vent qui soufflait. Ce n’était pas la tempête, mais presque, a ajouté Albert en riant. Nous avons donné tout ce que nous pouvions et nous n’avons pas le droit d’être démolies à la suite de cette course. Chaque fille a donné le meilleur d’elle-même. »
La biathlonienne de 32 ans, qui avait déjà pris une première retraite il y a trois ans, avant de revenir à la compétition en 2005, sait que cette fois-ci sera la bonne. Même si elle avoue que ce n’est pas plus facile à accepter.
« Hier et avant-hier, j’avais vraiment le motton dans la gorge et j’étais assez inconsolable, a-t-elle admis. Pour moi, c’est une histoire d’amour qui prend fin. Je le sais que c’est terminé comme athlète et que je pourrai apporter une contribution aux jeunes, mais en même temps c’est difficile de laisser partir le goût de la compétition. Ce sera une transition difficile de passer d’athlète à entraîneur adjoint ou à un autre poste dans l’équipe. Il va falloir que je me trouve un autre sport pour pouvoir assouvir mon besoin de compétition », a lancé Albert en riant.
De son côté, Marie-Pierre Parent a trouvé sa course ainsi que son expérience dans les hauteurs italiennes plutôt difficiles, mais elle a tout de même raffolé de sa première aventure olympique.
« Lorsque c’était rendu mon tour, le soleil s’était caché et le vent s’était levé, ce qui n’a pas rendu la tâche facile, a mentionné l’athlète originaire de Saint-Paul-de-Joliette. J’ai aussi dû effectuer une boucle de pénalité pour mon tir raté, ce qui n’a pas aidé l’équipe. Nous avons perdu un rang pendant ce temps. C’est assez décevant de ce côté-là. Au moins, la forme était meilleure que la semaine dernière, où je ne me sentais vraiment pas à l’aise. Je pouvais au moins pousser en ski de fond. C’est l’aspect positif de ma course aujourd’hui », a-t-elle conclu.
Samedi, on présentera les dernières épreuves de biathlon, soit le 15 km (départ groupé) chez les hommes et le 12,5 km (départ groupé) chez les femmes. Pour l’instant, aucun Canadien n’est inscrit au départ, car seuls les 30 premiers au classement de la Coupe du monde obtiennent un laissez-passer pour ces épreuves. Kocher est toutefois la deuxième substitut chez les femmes et pourrait participer à la course si deux compétitrices déclarent forfait.
Rédaction : Christian Jutras
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