
Jeux olympiques de Turin
Montréal, 13 février 2006 – Les biathloniennes québécoises Sandra Keith, Martine Albert et Marie-Pierre Parent ont respectivement terminé 43e, 66e et 78e de l’épreuve individuelle de 15 km présentée à Cesana San Sicario, lundi, aux Jeux olympiques de Turin.
La Russe Svetlana Ishmouratova a remporté la médaille d’or en ne ratant que 1 cible et en ramenant un chrono de 49 minutes et 24,1 secondes. Sa compatriote Olga Pyleva a aussi manqué 1 tir pour finalement accuser un retard de 45,5 secondes. L’Allemande Martina Glagow a conclu à 1 minute et 10,8 secondes d’Ishmouratova après avoir reçu 2 pénalités.
Zina Kocher, de Canmore en Alberta, a été la meilleure Canadienne, complétant l’épreuve à la 28e place, à 4 minutes et 54,7 secondes de la gagnante malgré 3 cibles ratées.
Keith, de Québec, a pour sa part accusé un retard de 6 minutes et 32,2 secondes après 2 tirs manqués.
« Je suis bien contente, car cela a bien été au tir. Je n’ai raté que 2 des 20 cibles, a mentionné Keith. Toutefois, je dois avouer que le parcours était assez difficile. Il y avait une montée d’environ 1,5 km que nous avons dû effectuer 5 fois. Et, à cette altitude, ce n’était pas facile ! En Coupe du monde, nous faisons quelques courses à 1000 m d’altitude, mais ici nous sommes à 1650 m. On sent la différence ! »
La biathlonienne de 25 ans espère également finir parmi les 60 premières à l’épreuve de sprint de 7,5 km, ce qui lui permettrait de prendre part à la poursuite. « Ce ne sera pas nécessairement facile pour moi de faire un top 60, mais je pense que je suis en assez bonne forme pour atteindre mon but. »
Albert a de son côté reçu 5 pénalités pour terminer à 10 minutes et 28,0 secondes du premier échelon.
« À mon premier tir, les pénalités que j’ai eues (2) m’ont vraiment surprise parce que je me sentais solide, a expliqué Albert. Normalement, quand on manque, on peut dire où nous avons fait des erreurs, mais je n’aurais pu dire où j’ai fait des erreurs. Je me suis alors ressaisie. Mes deux autres tirs ont bien été. »
La Rimouskoise de 32 ans a trouvé la course difficile, elle qui a manqué à trois reprises à son dernier tir. « On subit la pression ou on la gère. Moi, ce que j’ai eu le plus de misère à gérer, ce sont mes jambes, qui étaient vraiment fatiguées. Je ne me sentais vraiment pas stable à mon dernier tir debout. »
« Je ne suis pas super contente de mon résultat, a admis l’athlète du club Courcelette. En même temps, je me dis que d’être ici est pour moi une réussite. Je reviens de loin, je pense que je peux être fière. »
Parent, originaire de Saint-Paul-de-Joliette, a également éprouvé des difficultés avec 4 cibles ratées, finissant à 13 minutes et 33,0 secondes d’Ishmouratova.
« Ç’a été vraiment une course difficile, a avoué Parent. À mon premier tir debout, je sentais que je n’étais pas vraiment stable. J’ai pris beaucoup de temps pour tirer et j’en ai manqué trois. Je me suis alors dit que la course n’était pas finie et qu’il fallait que je fasse attention à mes deux derniers tirs. Mais trois cibles ratées d’un coup, ça ne pardonne pas. »
« En ski, ç’a aussi été une journée difficile, a poursuivi la biathlonienne de 23 ans. Vers le troisième tour, j’ai frappé un mur. Après ça, j’ai eu de la misère à finir mes tours parce que j’étais partie un peu trop vite. Ça n’a vraiment pas été une bonne journée. Je vais me concentrer sur mes prochaines courses, laisser le négatif derrière et prendre le positif. »
Mardi, Jean-Philippe Le Guellec, de Shannon, prendra part au sprint de 10 km, tandis qu’Albert, Keith, Kocher et Parent participeront au sprint de 7,5 km jeudi.
Rédaction : Éric Gaudette-Brodeur
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