

Le ski de fond figurait au programme des premiers Jeux olympiques d’hiver tenus à Chamonix en France en 1924.
Les épreuves sont demeurées inchangées jusqu’aux Jeux de Calgary en 1988 où fut introduit le style libre, appelé aussi pas de patin (ou skating en France).
Mais le style libre existait bien avant, bien sûr. Dans les années 1970 on connaissait le « pas Siitonen » ainsi nommé d’après un policier Finlandais qui, gardant un pied dans la trace, utilisait l’autre ski pour se propulser. La fatigue l’obligeant à changer de jambe, ainsi est né le pas de patin.

Le pas de patin fut d’abord populaire auprès des fondeurs de longue distance puis fut adopté d’emblée en course quand on constata qu’il permettait une vitesse environ 10% supérieure* au pas classique, mais non sans une vive opposition initiale venant des pays possédant une forte tradition de ski de fond tels la Norvège, la Finlande et l’Union soviétique.
L’introduction du pas de patin a constitué un défi pour les athlètes qui ont dû adapter leur conditionnement physique, leur entraînement et la préparation des skis aux deux styles.
L’entraînement en force au gymnase est devenu la règle pour plusieurs adeptes du pas de patin. Cette technique est très exigeante pour les jambes alors que le pas classique sollicite plus l’ensemble du corps.

La préparation des skis diffère également. En classique, on utilise à la fois des farts de poussée, au centre du ski, pour les montées et des farts de glisse aux extrémités, pour les sections plates et les descentes, afin d'éliminer le plus possible la friction entre le ski et la neige. En style libre on utilise que des farts de glisse. Le choix du fart fait souvent la différence entre une victoire et une autre position au classement. Il dépend de la température et des conditions de neige. La plupart des équipes participant aux Olympiques utilisent un ordinateur pour les aider à choisir le fart approprié.
___________________________________________________________
Notes du webmestre :
-
Ce texte est une adaptation d'une page qui n'est disponible qu'en anglais sur le site Internet des Jeux de Salt Lake City. Toutes les photos proviennent de ce site.
* Lors du relais du 17 février 2002, Thomas Alsgaard, le plus rapide des vainqueurs norvégiens en style libre, a franchi les 10 km en 21 min 44.7 secondes alors que son coéquipier Frode Estil, le plus rapide en style classique, a franchi les 10 km en 24 min 22.9 secondes. On constate que la différence de vitesse est de l'ordre de 12%.

page mise en ligne par SVP

vélo
ski de fond
plongeon
Consultez
notre ENCYCLOPÉDIE sportive
| matériel et techniques | mise en forme | où faire du ski | condition des pistes | la course | autres sites |