

SOLDIER HOLLOW (Etats-Unis), 24 fév (AFP) - L'Italienne Gabriella Paruzzi est devenue championne olympique inattendue du 30 km classique de ski de fond après l'exclusion de la Russe Larissa Lazutina, dimanche aux jeux de Salt Lake City.
Dans le temps de 1 h 30 min 57 sec 1/10, Gabriella Paruzzi obtient la médaille d'or, sa compatriote Stefania Belmondo recueillant l'argent.
La Norvégienne Bente Skari récupère la médaille de bronze.
Lazutina, 36 ans, a survolé l'épreuve (à l'arrivée elle avait 1 min 48 sec 1/10 sur Paruzzi) disputée sous la neige et dans des conditions difficiles, mais a été déchue de son titre 3 heures et demie plus tard pour dopage par le Comité international olympique (CIO).
Le CIO a également exclu des Jeux la Russe Olga Danilova, 8e de la course, et le fondeur espagnol d'origine allemande, Johann Muehlegg, déchu de sa médaille d'or du 50 km classique. Les trois fondeurs avaient été contrôlés positifs le 21 février à la darbepoetin, dont les effets sont identiques à ceux de l'EPO.
Dans cette course contre la montre, les concurrentes partant à 30 secondes d'intervalle, Gabriella Paruzzi, 32 ans, trois fois médaillées de bronze olympique (1992, 1994 et 1998) s'est montrée plus rapide que son illustre compatriote Stefania Belmondo, également âgée de 32 ans.
Belmondo a annoncé que les JO-2002 étaient ses derniers Jeux, le prochain rendez-vous dans quatre ans en Italie étant "trop loin" pour elle.
Belmondo, chef de file du relais italien lors des précédents Jeux, déjà championne olympique du 30 km en 1992 à Albertville (France), s'était imposée dans l'Utah sur 15 km libre départ en ligne.
La double championne du monde, la Norvégienne Bente Skari, 29 ans, médaillée d'or du 10 km classique et vice-championne olympique du relais, monte sur la dernière marche du podium, au pied duquel échoue sa compatriote Anita Moen.
Lazutina, qui a annoncé que Salt Lake City était ses derniers Jeux, ne rejoint donc pas au palmarès du plus grand nombre de médailles sa compatriote Raissa Smetanina qui totalise 10 médailles (4 en or, 5 en argent et 1 de bronze) contre 9 maintenant à Lazutina (5 en or, 3 en argent et 1 de bronze).
SOLDIER HOLLOW (Etats-Unis), 24 fév (AFP) - La Russe Larissa Lazutina, exclue pour dopage des jeux Olympiques et déchue de son titre du 30 km classique en ski de fond, se disait confiante et n'avoir rien à cacher, après sa victoire dans cette dernière épreuve dimanche à Soldier Hollow.
"Ce qui s'est passé il y a trois jours a été un terrible accident, une tragédie pour moi (NDLR: un hématocrite anormal chez la Russe avait conduit à l'exclusion de l'équipe russe du relais de ski de fond 4x5 km, jeudi)" expliquait Lazutina à l'issue de son succès sur le 30 km classique.
"Jeudi, c'est la première fois dans ma vie que j'ai eu un résultat positif. Je ne m'explique pas pourquoi. Je suppose que c'est l'altitude. J'ai passé un test ce matin et tout était correct", ajoutait la fondeuse, âge de 36 ans.
"Parfois, j'ai l'impression que nous sommes traités comme des criminels. Je n'ai rien à caché et je suis heureuse d'être Russe. Ce sont mes derniers jeux et ma dernière course et j'ai prouvé que les Russes étaient les meilleures" devait conclure Lazutina.
Peu de temps après, le Comité international olympique annonçait que la Russe avait été contrôlé positif le 21 février, à la darbepoetin, dont les effets sont identiques à ceux de l'EPO. Lazutina, double vice-championne olympique en poursuite et sur le 15 km libre, s'est vu retirer sa médaille d'or du 30 km classique remportée dimanche lors de l'ultime épreuve de fond.
SOLDIER HOLLOW (Etats-Unis), 24 fév (AFP) - La Russe Larissa Lazutina, qui s'est vu retirer sa médaille d'or du 30 km classique de ski de fond pour dopage, dimanche à Salt Lake City, n'est plus l'une des deux athlètes féminines qui comptent le plus grand nombre de médailles aux JO d'hiver avec 9 médailles à son total (5 or, 3 argent, 1 bronze).
Sa compatriote Raissa Smetanina, fondeuse également, garde seule la tête de ce classement avec dix médailles (4 or, 5 argent, 1 bronze).
La Russe Lioubov Egorova compte à son palmarès neuf médailles (6 or et 3 argent). Egorova a été suspendue pour dopage au bromantan de 1997 à 1999, ce qui lui avait fait manquer les Jeux de Nagano.
SALT LAKE CITY, 24 fév (AFP) - L'Espagnol Johann Muehlegg ainsi que les Russes Larissa Lazutina et Olga Danilova, qui avaient remportés 8 médailles à eux trois en ski de fond aux JO-2002, en ont été exclus après avoir été convaincus de dopage, a annoncé officiellement le CIO dimanche, au dernier jour de ces Jeux.
Ceux de leurs trophées acquis après la date, le 21 février, à laquelle ils ont été soumis aux contrôles ayant donné un résultat positif leurs sont retirés et ils sont disqualifiés de ces courses, a ajouté le directeur général du Comité international olympique (CIO) François Carrard.
Les analyses des trois athlètes ont toutes détecté la présence dans leurs urines de darbepoetin alfa, une hormone peptidique apparentée à l'érythropoïétine (EPO), substance interdite par le code antidopage. Autorisé à la commercialisation depuis septembre 2001 sous le nom d'Aranesp ("Nesp" en raccourci), ce médicament à des propriétés identiques à celles de l'EPO en ce qu'il stimule la production de globules rouges et élève le taux d'hémoglobine.
Johann Muehlegg, 31 ans, d'origine allemande, a remporté le 9 février le 30 km libre. Le 14, il avait terminé premier de la poursuite et, le 23, s'était imposé dans le 50 km classique. Seule cette dernière médaille d'or lui est retirée.
Larissa Lazutina (36 ans), a terminé, lors de ces Jeux 2002, à la 2e place du 15 km libre le 11 février ainsi que de la poursuite le 15 février. Elle a remporté dimanche le 30 km classique mais devra restituer cette médaille.
Justice
Même sans cet ultime trophée, elle demeure l'une des athlètes les plus médaillées de l'histoire des Jeux d'hiver (5 or, 3 argent, 1 bronze). Elle avait été la star du fond féminin aux Jeux de Nagano en 1998 avec 3 titres (relais, 5 km classique et poursuite), une médaille d'argent (15 km classique) et une de bronze (30 km libre). Son palmarès comptait déjà deux titres conquis en relais en 1992 et 1994.
Olga Danilova (31 ans), elle, a remporté à Salt Lake le titre en poursuite le 15 février et la médaille d'argent sur 10 km classique le 12 février. Elle conserve ces deux médailles. Elle n'a terminé que 8e du 30 km classique dimanche et est disqualifiée. En 1998, elle avait obtenu l'or en relais et sur 15 km classique, l'argent en poursuite.
Peu avant la communication de M. Carrard, le président du CIO, le Belge Jacques Rogge avait expliqué que, pour des "raisons élémentaires de justice", un athlète ne pouvait être sanctionné que pour les performances réalisées après la date du contrôle antidopage positif.
Il appartient désormais à la Fédération internationale de ski (FIS) de prendre les dispositions appropriées concernant les sanctions (suspensions) que ce contrôle positif doit entraîner.
Au terme de la Charte olympique, les athlètes, qui doivent restituer leur médailles au plus tard dimanche à 17h00 (minuit GMT), ont la possibilité de faire appel de ces décisions devant le Tribunal arbitral du sport (TAS).
24 heures
Le CIO a travaillé pratiquement sans interruption sur ces dossiers pendant 24 heures, depuis samedi à la mi-journée.
Il a d'abord réuni une commission d'enquête -procédure inédite- présidée par Denis Oswald, membre du Comité exécutif du CIO. Cette commission a procédé pendant une bonne partie de la nuit à l'audition des intéressés avant de transmettre ces éléments matériels à la Commission de discipline présidée par le vice-président du CIO Thomas Bach.
Celle-ci à enfin, au vu du dossier, fait connaître ses recommandations au Comité exécutif à qui est revenu la décision finale.
Les trois cas de dopage annoncés officiellement dimanche à Salt Lake sont les premiers, et vraisemblablement les seuls, des Jeux-2002 qui avaient débuté le 8 février dans la capitale de l'Utah.
Outre ses effets dopants, notamment un gain en oxygénation très appréciable dans les sports d'endurance, la Nesp, normalement destinée à soigner les anémies doublées d'insuffisance rénale, peut avoir des effets secondaires redoutables: déformation des os, acromégalie, insuffisance cardiaque sévère, diabète, cancers, arthrite, myopathie, maladie de Creutzfeld Jacob et troubles thyroïdiens.
Le précédent contrôle antidopage positif aux JO d'hiver remonte à 1988 lorsque, à Calgary (Canada), le hockeyeur polonais Jaroslav Morawiecki avait été pris (testostérone, anabolisant).
MADRID , 24 fév (AFP) - L'Espagnol Johann Muehlegg, déchu de sa médaille d'or du 50 km classique de ski de fond et exclu des Jeux en raison d'un contrôle positif, a affirmé qu'il fallait "attendre la contre-expertise" lors de déclarations en direct à la radio espagnole Cadena Ser dimanche soir.
"Il faut attendre la contre-expertise dont le résultat sera connu dans 25 heures. C'est très important d'attendre", affirme Muehlegg qui a remporté le 30 km libre le 9 février, la poursuite le 14 et le 50 km classique le 23 et qui a été contrôlé positif le 21 au darbepoetin alfa, une hormone peptidique apparentée à l'érythropoïétine (EPO).
"J'ai fait beaucoup de contrôles, pendant la Coupe du monde, cet hiver. Aux jeux, quatre contrôles et il n'y a pas eu de problème. Et après, il y a eu ce contrôle surprise du 21. Je ne peux pas comprendre le résultat. J'attends la contre-expertise," a poursuivi Muehlegg, d'origine allemande et qui s'exprime difficilement en Espagnol.
"J'ai passé 25 contrôles cette année, et il n'y a pas eu de problème", a ajouté Muehlegg qui a affirmé qu'il avait changé de régime alimentaire une semaine avant l'épreuve.
Interrogé sur les gens qui l'entourent, un préparateur spécial ainsi qu'une mystérieuse guérisseuse, portugaise, Muehlegg, a affirmé qu'il voyait des médecins de tous les pays du monde selon le pays où il se trouvait quand il tombait malade et affirmant ensuite que la batterie de son téléphone portable était faible a raccroché sans répondre clairement à la question.
PARK CITY (Etats-Unis), 24 fév (AFP) - Gaetano Coppi, président de la Fédération italienne de sports d'hiver (FISI), a craint que la cérémonie des médailles du 30 km classique de ski de fond n'intervienne avant la disqualification de la Russe Larissa Lazutina.
"Je crains que Gabriella Paruzzi et Stefania Belmondo (2e et 3e de l'épreuve), qui sont des athlètes propres, soient privées de cette fête", avait-il dit à l'AFP en quittant Park City dimanche vers 14h00 locales (21h00 pour assister à la cérémonie des médailles à Salt Lake City.
C'est en arrivant dans la capitale de l'Utah qu'il a appris l'exclusion des Jeux de Lazutina. "Je tire mon chapeau à M. Rogge qui a fait en sorte que le sport soit gagnant", a-t-il indiqué.
"Nous avançons sur le plan de la recherche, comme le montre la découverte de cette substance proche de l'EPO qui a été découverte lors du contrôle sur Muehlegg et Lazutina (mais également une autre Russe, Olga Danilova)", a souligné M. Coppi.
"Moralement, les responsables russes ne devaient pas aligner Lazutina", a-t-il ajouté. Cette dernière avait été empêchée de prendre jeudi le départ du relais 4x5 km en raison d'un hématocrite anormal.
"C'est un signal important pour nettoyer enfin le sport", a-t-il conclu.
SALT LAKE CITY (Reuters) - Un an après le scandale qui avait éclaboussé les championnats du monde de Lahti (Finlande), le ski de fond a été rattrapé par le spectre du dopage.
Dimanche, les Jeux olympiques de Salt Lake City ont accouché de leurs premiers cas de dopage avérés. Au nombre de trois, ils concernent directement des fondeurs.
L'Espagnol Johann Mühlegg, triplé médaillé d'or durant ces JO, la Russe Larisa Lazoutina, médaillée d'or du 30 kilomètres, et sa compatriote Olga Danilova, sacrée en poursuite, ont été exclus des Jeux de Salt Lake City après avoir été contrôlés positifs à la darbepoïétine.
Des scientifiques ont estimé que la darbepoïétine était dix fois plus puissante que l'EPO (érythropoïétine), qui stimule également la production de globules rouges.
La darbopoïétine n'avait jamais été détectée auparavant lors de contrôles antidopage.
"J'ai été soumis à 20-25 tests cette année et aucun d'entre eux n'a posé de problème", a déclaré Mühlegg à la radio espagnole Onda Cero.
"Je n'ai jamais été contrôlé positif de ma vie et j'ai passé tous les tests cette saison en Coupe du monde. Je suis un sportif, pas un médecin."
"C'est un message fort à l'adresse des athlètes", a dit Arne Ljungqvist, membre de la commission médicale du CIO.
Le directeur général du Comité international olympique, François Carrard, a annoncé dimanche que Mühlegg et Lazoutina devaient chacun rendre la dernière médaille qu'ils ont gagnée.
Mühlegg devra donc se séparer de sa médaille d'or du 50 km classique, et Lazoutina de sa médaille d'or du 30 km classique.
Danilova, quant à elle, gardera ses deux médailles - une d'or, une d'argent.
Ces athlètes n'ont "aucun mérite"
"Les autres médailles sont maintenues, car les athlètes avaient été contrôlés avant les courses et étaient négatifs", a expliqué Carrard, qui a ajouté qu'aucun des trois fondeurs n'avait pour l'instant fait appel de la décision du CIO.
Mühlegg demeure champion olympique de poursuite et du 20 kilomètres, et Danilova conserve son titre de championne olympique de poursuite.
C'est donc le Russe Mikhaïl Ivanov qui s'adjuge l'or du 50 km classique, tandis que l'Italienne Gabriella Paruzzi devient championne du 30 km classique.
"Les compétiteurs qui ont été contrôlés positifs perdent leur statut moral de champions olympiques, même si pour des raisons légales ils ne peuvent être dépossédés de toutes leurs médailles", avait déclaré dimanche le président du CIO, Jacques Rogge.
"Je pense que l'athlète ne jouira d'aucun crédit, d'aucun mérite, et ne sera pas considéré comme un authentique champion olympique. C'est certain", avait-il ajouté.
En février dernier, lors des championnats du monde de Lahti, six fondeurs finlandais avaient été convaincus de dopage à l'Hemohes (HES), un médicament conçu pour accroître le volume de plasma dans le sang.
Parmi ces fondeurs figurait notamment Mika Myllylä, champion du monde du 50 km classique.
Emma
SOLDIER HOLLOW (Etats-Unis), 24 fév (AFP) - Le biathlète norvégien Ole-Einar Bjoerndalen est devenu le héros de ces JO de Salt Lake City avec un Grand Chelem, l'Espagnol Johann Muehlegg et la Russe Larissa Lazutina auraient pu le rejoindre avant d'être exclus dimanche des Jeux pour dopage.
Le même sort a été réservée à une autre fondeuse russe, Olga Danilova.
L'Espagnol, d'origine allemande s'est vu retirer sa médaille d'or du 50 km classique et la Russe celle du même métal obtenue dimanche dans le 30 km classique. Muehlegg a toutefois conservé ses titres du 30 km libre et et de la poursuite tout comme Lazutina ses médailles d'argent du 15 km libre et de la poursuite.
En fond, personne n'avait pu suivre la trace de Muehlegg. L'Allemand devenu espagnol en 1999 avait écrasé la concurrence avec trois titres en autant de départ pris. Las ! Un contrôle antidopage effectué le 21 février une semaine après son deuxième titre et quelques jours avant le troisième a fait chuter "Juanito" de son podium doré pour la liste des dopés.
Premier cas positif de ces 19èmes JO, Muehlegg, et la darbepoetin alfa, une substance aux effets identiques à ceux de l'érythropoïétine (EPO) retrouvée dans ses analyses comme pour les deux Russes, a gâché la fête à quelques heures d'éteindre la flamme olympique.
Vainqueur des quatre épreuves en biathlon, Bjoerndalen est naturellement l'athlète le plus titré de ces JO. Après son extraordinaire triplé individuel (20 km, sprint et poursuite), Bjoerndalen a franchi une 4e fois la ligne d'arrivée les bras levés en concluant le relais.
En passe de suivre les traces du légendaire Bjoern Daehlie, Bjoerndalen, déjà champion olympique à Nagano, n'a pas trouvé d'égal sur ces JO.
Les biathlètes français eux ont déçu. Raphaël Poirée, double champion du monde, repart avec deux médailles, sans la couleur espérée. Le Drômois a dû se contenter de l'argent en poursuite et du bronze lors de l'ultime course, le relais.
Premier biathlète français médaillé dans une épreuve individuelle et quatrième relayeur du meilleur résultat tricolore, avec celui de Lillehammer (1994) dans la spécialité, la comparaison avec Bjoerndalen fait mal pour celui qui est N.1 mondial depuis deux ans.
L'Allemagne au sommet
Dans l'ombre de "l'avion", les Allemands ont impressionné collectivement. Médaillée d'argent en relais, l'Allemagne a aussi placé trois hommes sur les trois podiums des épreuves individuelles. Frank Luck, sur 20 km, Sven Fischer, sur le sprint, et Ricco Gross.
Gross est même devenu le biathlète le plus médaillé de l'histoire olympique avec sept breloques (3 or, 3 argent et 1 de bronze).
Parfaitement préparées, les Allemandes ont raflé trois des quatres titres. Seule la poursuite leur a échappé avec la Russe Olga Pyleva, qui devance Kati Wilhelm. L'Allemande avait eu le temps de remporter le sprint et d'enchaîner avec le relais. Tout comme Wilhelm, Andreas Henkel repart de Soldier Hollow avec deux médailles d'or au 15 km et au relais.
La déception est venue des deux favorites. N.1 mondiale depuis cinq ans, la Suédoise Magdalena Forsberg ne sera jamais championne olympique. A 34 ans, Forsberg devra se contenter de deux médailles de bronze.
Présentée comme sa rivale, la Norvégienne Liv-Grete Poirée a fait mieux avec l'argent en individuel avant d'offrir l'or avec ses compatriotes en relais.
Annoncés comme le couple des JO, Liv-Grete et Raphaël Poirée rentre chez eux avec quatre médailles.
Les Françaises rendent une inquiétante deuxième feuille blanche consécutive. Malheureusement, avec la probable retraite de Corinne Niogret, la championne olympique du relais à Albertville (1992), l'avenir ne semble pas devoir s'éclarcir.
Lazutina privée de départ
En fond l'absence de Muehlegg sur le 15 km classique a laissé une chance à l'Estonie de remporter son premier titre olympique, avec Andrus Veerpalu.
Chez les filles, les Russes ont été sur le devant de la scène autant sur la neige qu'en dehors. Avec deux championnes olympiques, Julia Tchepalova et Olga Danilova -or en poursuite et argent sur le 10 km classique qu'elle conserve-, et quatre autres podiums.
Un contrôle sanguin qui s'était révélé "anormal" (hématocrite) de Lazutina avant le départ du relais avait conduit au forfait de la Russie. La quintuple championne olympique demeure toutefois l'une des fondeuses les plus titréesor, 3 argent, 1 bronze) à une médaille du record.
Les Français qui ne s'attendaient pas être à la fête ont été assez loin des leaders, aussi bien chez les filles que chez les garçons, où le leader Vincent Vittoz (12e du 30 km départ en ligne) a même été devancé d'un rang par Emmanuel Jonnier.
Dans cette discipline, la disette risque d'être encore au menu pour quelques années pour les Tricolores.
Le fondeur espagnol Johann Muehlegg, 31 ans, triple médaillé d'or aux Jeux de Salt Lake City, a été contrôlé positif à l'EPO lors d'un contrôle antidopage inopiné pratiqué le 21 février, a annoncé un responsable du Conseil supérieur des sports espagnol.
Jusqu'à samedi soir, Johann Muehlegg était l'un des héros des JO de Salt Lake City. Avec trois titres olympiques, concrétisant une écrasante domination, le fondeur avait réalisé un sans-faute. Au point de susciter la suspicion sur ses performances. D'autant que l'Espagnol est suivi par un médecin baignant dans le cyclisme professionnel, et qu'il ne dispute à fond que quelques courses dans l'année.
Ces rumeurs de dopage ont été confirmées par un contrôle positif, à l'issue d'un test antidopage inopiné, réalisé le jeudi 21 février. Muehlegg sera convoqué à 16 heures (heure française) par la Commission médicale du CIO, qui tient enfin son premier cas de dopage. Il devrait logiquement être sanctionné, et perdre une ou plusieurs de ses médailles.
Muehlegg avait déjà failli ne pas prendre le départ du 50 km classique, en raison d'un taux hématocrite trop élevé. Ce n'est que la 3e et dernière prise de sang qui lui a permis de s'élancer, et de gagner son 3e titre olympique. La Russe Larissa Lazutina avait connu la même mésaventure avant le relais, mais les trois prises de sang avaient donné le même résultat et la Russie avait dû déclarer forfait. La délégation avait menacé de rentrer immédiatement à Moscou. On attend désormais avec impatience le résultat du test antidopage pratiqué sur la fondeuse, en principe ce dimanche, avant le départ du 30 km.
L'Espagnol Johann Muehlegg et les Russes Larissa Lazutina et Olga Danilova, qui avaient remporté 8 médailles à eux trois aux JO d'hiver 2002, ont été exclus de ces Jeux après avoir été convaincus de dopage, a annoncé officiellement le CIO.
Ceux de leurs trophées acquis après la date, le 21 février, à laquelle ils ont été soumis au contrôle ayant donné un résultat positif, leur sont retirés et ils sont disqualifiés de ces courses, a ajouté le directeur général du CIO François Carrard.
Les analyses urinaires des trois athlètes ont détecté la présence de darbepoetin alfa, une hormone peptidique apparentée à l'érythropoà¯étine (EPO), une substance à effets dopants interdite par le code antidopage.
Produit proche de l'EPO
Commercialisée depuis septembre 2001 sous le nom d'Aranesp ("Nesp" en raccourci), les effets de ce médicament sont identiques à ceux de l'EPO en ce qu'il stimule la production de globules rouges et élève le taux d'hémoglobine.
Johann Muehlegg, 31 ans, d'origine allemande, a remporté le 9 février le 30 km libre. Le 14, il avait terminé premier de la poursuite et, le 23, s'était imposé dans le 50 km classique. Seule cette dernière médaille d'or lui est retirée.
Larissa Lazutina (36 ans), a terminé, lors de ces Jeux 2002, à la 2e place du 15 km libre le 11 février ainsi que de la poursuite le 15 février. Elle a remporté dimanche le 30 km classique mais devra restituer cette médaille.
Même sans cet ultime trophée, elle demeure l'une des athlètes les plus médaillées de l'histoire des Jeux d'hiver (5 or, 3 argent, 1 bronze).
Justice
Elle avait été la star du fond féminin aux Jeux de Nagano en 1998 avec 3 titres (relais, 5 km classique et poursuite), une médaille d'argent (15 km classique) et une de bronze (30 km libre). Son palmarès comptait déjà deux titres conquis en relais en 1992 et 1994.
Olga Danilova (31 ans), elle a remporté à Salt Lake le titre en poursuite le 15 février et la médaille d'argent sur 10 km classique le 12 février. Elle conserve ces deux médailles.
En 1998, elle avait obtenu l'or en relais et sur 15 km classique, l'argent en poursuite.
Peu avant la communication de M. Carrard, le président du CIO, le Belge Jacques Rogge avait expliqué que, pour des "raisons élémentaires de justice", un athlète ne pouvait être sanctionné pour des performances réalisées avant la date du contrôle antidopage positif.
Il appartient désormais à la Fédération internationale de ski (FIS) de prendre les dispositions appropriées concernant les sanctions (suspensions) que ce contrôle positif doit entraîner.
SALT LAKE CITY, 24 fév (AFP) - Aujourd'hui âgée de 36 ans, la skieuse de fond russe Larissa Lazutina, exclue dimanche pour dopage des Jeux d'hiver de Salt Lake City, a attendu longtemps la réussite sportive, ses premiers grands succès n'intervenant qu'à l'approche de la trentaine.
Dans sa Carélie natale, où elle voit le jour à Kondopoga, non loin de la frontière finlandaise le 1er juin 1965, Larissa chausse des skis dès son plus jeune âge, comme la majorité des bambins de la région.
Progressivement, elle commence à enregistrer de bons résultats chez les jeunes, en relais notamment. A 19 ans, elle est sélectionnée dans l'équipe nationale junior d'URSS. L'année suivante, en 1985 elle est championne du monde de cette catégorie d'âge.
Mais, pendant que plusieurs de ses coéquipières de l'époque, notamment Lioubov Egorova et Elena Vaelbe, gravissent les chemins de la gloire sportive, Lazutina stagne.
Ce n'est qu'à 27 ans qu'elle remporte ses premiers grands titres.
En 1993, elle est championne du monde sur 5 km classique et dans le relais.
L'année précédente, aux jeux Olympiques d'Albertville, elle participe à la victoire en relais de l'équipe de la Communauté des Etats indépendants (CEI), éphémère héritière de l'URSS.
Déclic
Le véritable déclic se produit aux Mondiaux de 1995, l'année de ses 30 ans. A Thunder Bay, au Canada, elle s'adjuge quatre médailles d'or (5 km classique, 15 km classique, 10 km libre poursuite et relais). Seul le 30 km libre lui échappe.
Déception en revanche en 1997 aux Mondiaux de Trondheim dont elle ne revient qu'avec une médaille d'or.
A l'approche des Jeux de Nagano en 1998, elle obtient de sa Fédération nationale de pouvoir s'entraîner seule, en dehors des structures officielles.
Lazutina choisit de se préparer seule, sauf parfois en compagnie de l'équipe masculine, avec trois entraîneurs personnels dont son mari Guennadi, ancien champion du monde junior.
La méthode se révèle payante puisqu'elle réussit des Jeux exceptionnels avec 5 médailles en 5 courses à Nagano: 3 d'or (5 km classique, 10 km libre poursuite et relais), 1 d'argent (15 km classique) et 1 de bronze (30 km libre).
Cette performance lui vaut d'être décorée par le président russe de l'époque, Boris Eltsine.
Aux Jeux de Salt Lake City, Larissa Lazutina a près de 37 ans. Elle a obtenu deux médailles d'argent en poursuite et sur 15 km libre.
Elle a également remporté dimanche le 30 km classique mais elle n'en aura conservé la médaille d'or que quelques heures. Avant d'être disqualifiée.
SALT LAKE CITY, 24 fév (AFP) - L'ancien skieur français Jean-Claude Killy, membre du comité international olympique (CIO), avait insisté il y a quelques mois auprès de l'institution sur l'arrivée d'une nouvelle molécule dopante, le Nesp, dont il soupçonnait la présence dans le cyclisme.
"Killy nous en a parlé il y a quelques mois", a indiqué un membre de la commission exécutive du CIO sous couvert d'anonymat.
Jean-Claude Killy, a présidé jusqu'à fin 2000 la Société du Tour de France, organisatrice de l'épreuve cycliste.
En novembre, la presse italienne avait annoncé que le Nesp allait faire son entrée en pharmacie. Ce médicament, originellement destiné à soigner des cas d'anémie associée à une insuffisance rénale chronique ou à un cancer, a une structure moléculaire proche de l'EPO.
Elle fait partie des produits interdits par le code antidopage.
Fin 2001, ce produit aurait déjà été en vente au marché noir en Espagne.
Selon la BBC, peu cher, le Nesp peut également se trouver sur internet.
"On l'a beaucoup mentionné dans le cyclisme. Maintenant on sait le détecter et nous verrons donc s'il est largement utilisé", a déclaré de son côté le président de la Commission d'enquête du CIO Denis Oswald.
Le Nesp est détectable selon un procédé mis au point par le laboratoire des Jeux dirigé par Don Catlin, professeur à l'UCLA à Los Angeles. "C'est un des rares laboratoires à avoir obtenu toutes les accréditations nécessaires et la norme ISO sans aucune remarque", a insisté M. Oswald.
Le test est coûteux et relativement lourd à mettre en place, avec un délai de trois jours entre la prise de sang et la mise en place. Les contrôles n'ont donc pas été systématiques, mais ciblés en fonction de résultats de premières analyses sanguines jugées anormales.
SALT LAKE CITY (Reuters) - L'Espagnol Johann Mühlegg et la Russe Larisa Lazoutina, contrôlés positifs à la darbepoïétine, ont été dépossédés d'une des médailles d'or qu'ils ont remportées aux Jeux olympiques de Salt Lake City.
Le directeur général du CIO François Carrard a annoncé dimanche que les deux fondeurs avaient également été exclus des Jeux.
Une autre fondeuse russe, Olga Danilova, a aussi été exclue.
Elle n'a perdu aucune des deux médailles - une d'or, une d'argent - , qu'elle avait remportées à Salt Lake City.
Mühlegg, qui devait porter le drapeau espagnol pendant la cérémonie de clôture, avait gagné samedi dans le 50 km classique messieurs sa troisième médaille d'or des Jeux.
Lazoutina, âgée de 36 ans, avait remporté dimanche sa sixième médaille d'or olympique en s'imposant dans le 30 km classique de ski de fond.
Des scientifiques ont estimé que la darbepoïétine était dix fois plus puissante que l'EPO (érythropoïétine), qui stimule également la production de globules rouges.
SALT LAKE CITY, 24 fév (AFP) - Les sanctions prises contre les fondeurs espagnol Johann Muehlegg, et russes Larissa Lazutina et Olga Danilova sont justifiées car le NESP (darbepoetin alfa), produit dopant retrouvé dans leurs urines, a les mêmes effets que l'EPO, a expliqué dimanche Denis Oswald, président de la Commission d'enquête du CIO.
"Après avoir étudié les aspects législatifs, nous avons considéré ces cas comme des cas de dopage, a déclaré M. Oswald. Si le résultat (du test) est positif et scientifiquement établi, c'est assez pour prononcer des sanctions".
La commission d'enquête, qui a entendu Muelhegg et les représentants des deux russes la nuit dernière, n'a donc pas retenu les deux arguments avancés par les Russes, à savoir que ce produit ne figure pas sur la liste des produits interdits du CIO et que sa méthode n'est pas validée.
Muelhegg, Lazutina et Danilova, tous trois contrôlés positifs le 21 février, ont été exclus des Jeux de Salt Lake City par le Comité international olympique. Muelhegg a été déchu de son titre olympique du 50 km classique et Lazutina de sa médaille d'or du 30 km classique.
"Source exogène"
M. Oswald, qui a transmis son rapport à la Commission exécutive du CIO, a donné plus de précision sur le produit incriminé.
"C'est une substance qui améliore la performance et est néfaste pour la santé, deux raisons pour considérer que c'est une substance interdite", a dit le membre du CIO. "Ces effets durent plus longtemps que l'EPO. Ceux qui le prennent pour des raisons de santé se font faire des injections d'EPO tous les 3/4 jours alors qu'avec le NESP, les effets durent deux semaines".
Ce produit est-il déjà développé dans le monde du sport comme le laissent entendre les rumeurs? "On l'a beaucoup mentionné dans le cyclisme. Maintenant on sait le détecter et nous verrons donc s'il est largement utilisé".
Pour lui, la lutte contre le dopage gagne du terrain: "le fossé entre les tricheurs et ceux qui combattent le dopage se réduit. On ne gagnera jamais complètement, on n'attrapera jamais tout le monde".
M. Oswald a réfuté l'idée d'une production endogène: "d'après les scientifiques cette substance ne peut pas être produites naturellement. Elle provient donc forcément d'une source exogène".
MILAN (Italie), 24 fév (AFP) - Gaetano Coppi (président de la Fédération italienne des sports d'hiver): "Le CIO a gagné et je tire mon chapeau à M. Rogge qui fait en sorte que le sport soit gagnant, et pas seulement Paruzzi (Gabriella, désormais médaille d'or du 30 km classique dames en ski de fond après l'exclusion de la Russe Larissa Lazutina, NDLR). C'est un jour merveilleux. Je suis très ému. Mon coeur de sportif a battu la chamade, mais cela valait le coup."
L'avant-dernière journée des 19es Jeux d'hiver s'était achevée sans le moindre cas officiel de dopage, samedi à Salt Lake City. Alors que la capitale des Mormons dormait, une information venue d'Espagne assombrissait soudain ce tableau encore immaculé : Johann Muehlegg, le fondeur expagnol d'origine allemande, triple médaillé d'or de ces Jeux, avait subi un contrôle antidopage inopiné à l'EPO le 21 février.
L'annonce de contrôle positif n'avait pu être confirmée auprès du CIO dont aucun membre ne répondait dimanche à 01h00 locale (08h00 GMT/09h00 heure française).
Selon un responsable du Conseil supérieur des sports espagnol cité dimanche par la Radio nationale d'Espagne, Muehlegg a appris la nouvelle en plein milieu du banquet organisé en son honneur par le Comité olympique espagnol après qu'il eut obtenu samedi sa troisième médaille d'or, celle du 50 km classique.
Déjà vainqueur du 30 km libre et de la poursuite, Muehlegg avait eu une alerte samedi avant le 50 km, puisqu'il avait dû subir trois contrôles successifs pour cause d'hématocrite limite avant de d'être autorisé à prendre le départ.
Depuis le début des contrôles antidopage aux Jeux d'hiver, en 1968 à Grenoble, seuls cinq cas positifs ont été officiellement recensés. Jamais jusqu'ici un concurrent n'avait été contrôlé positif à l'EPO aux Jeux d'hiver.
En attendant les fondeuses
Avant les Jeux, le président du CIO, le Belge Jacques Rogge avait déclaré que l'on pouvait s'attendre à une dizaine de cas positifs. Si ce chiffre ne devrait pas être atteint, Muehlegg pourrait bien ne pas être le seul. En effet trois fondeuses, deux Russes de premier plan et une Ukrainienne, sont dans l'attente de résultats d'analyses complémentaires demandées par le CIO.
La Russe Larissa Lazutina et l'Ukrainienne Irina Terelia ont été soumises à un test urinaire le 21 février, peu avant le départ du relais 4x5 km dames, après qu'une analyse de sang eut montré qu'elles avaient un taux anormalement élevé de globules rouges dans le sang, symptôme faisant soupçonner un dopage à l'EPO.
Une troisième concurrente, la Russe Olga Danilova, a également dû fournir le même jour un échantillon d'urine, sans qu'il soit précisé si elle avait présenté une anomalie sanguine ou si ce contrôle avait été décidé par tirage au sort.
Lazutina : opprobre ou record
Les résultats de ces analyses étaient attendus samedi, vers 19h00 (dimanche 02h00 GMT/03h00 heure française dimanche), selon les indications fournies par le CIO. Mais ils ne devraient être connus que dimanche à Salt Lake City.
Lazutina, Danilova et Terelia sont inscrites pour le 30 km classique, dernière épreuve du programme de ski de fond dames.
A 36 ans, Lazutina est une des athlètes les plus médaillées des Jeux d'hiver (5 or, 3 argent, 1 bronze). Si elle participe dimanche au 30 km classique et termine dans les trois premières, Lazutina deviendra, avec 10 médailles, la femme la plus titrée des JO d'hiver, a égalité avec sa compatriote Raàssa Smetanina.
Sur les 1252 contrôles réalisés depuis le 30 janvier, soit une semaine avant le début des Jeux, un seul, concernant la patineuse de vitesse bélarusse Yiulia Pavlovich, a été positif (nandrolone) mais il a été considéré comme nul et non avenu en raison d'un vice de procédure.
MADRID, 24 fév (AFP) - L'Espagnol Johann Muehlegg, déchu de sa médaille d'or du 50 km classique de ski de fond et exclu des Jeux en raison d'un contrôle positif, a affirmé dimanche à des médias espagnols qu'il était "content" d'avoir pu garder ses deux médailles d'or du 30 km libre et de la poursuite.
"Je suis content parce les deux ors sont valables. Cela a été une nuit longue et difficile mais je suis satisfait", a affirmé Muehlegg qui a remporté le 30 km libre le 9 février, la poursuite le 14 et le 50 km classique le 23 et qui a été contrôlé positif le 21 au darbepoetin alfa, une hormone peptidique apparentée à l'érythropoïétine (EPO).
Auparavant Muehlegg, d'origine allemande et qui s'exprime difficilement en espagnol avait, dans des déclarations à la radio espagnole cadena Ser, estimé: "Il faut attendre la contre-expertise dont le résultat sera connu dans 25 heures. C'est très important d'attendre. J'ai fait beaucoup de contrôles, pendant la Coupe du monde, cet hiver. Aux jeux, quatre contrôles et il n'y a pas eu de problème. Et après, il y a eu ce contrôle surprise du 21. Je ne peux pas comprendre le résultat. J'attends la contre-expertise".
"J'ai passé 25 contrôles cette année, et il n'y a pas eu de problème", a ajouté Muehlegg qui a affirmé qu'il avait changé de régime alimentaire une semaine avant l'épreuve.
Interrogé sur les gens qui l'entourent, un préparateur spécial ainsi qu'une mystérieuse guérisseuse, portugaise, Muehlegg, a affirmé qu'il voyait des médecins de tous les pays du monde selon le pays où il se trouvait quand il tombait malade. Indiquant ensuite que la batterie de son téléphone portable était faible, il a raccroché sans répondre clairement à la question.
MADRID, 24 fév (AFP) - Le président du comité olympique espagnolAlfredo Goyeneche a affirmé dimanche à la radio espagnole Onda Cero qu'il "fallait donner une marge de confiance" au fondeur Johann Muehlegg, déchu de sa médaille du 50 km classique et exclu des jeux.
"Il faut lui donner une marge de confiance. S'il veut notre aide pour faire appel ou pour sa défense, il l'aura", a affirmé M. Goyeneche qui a toutefois souligné: "Nous allons attendre le résultat de la contre-expertise. Quand nous aurons quelque chose de définitif, nous verrons quelle solution nous adopterons. Mais si nous le considérons coupable, nous le sanctionnerons".
Le président du COE a précisé qu'un membre de la Commission de discipline avait voulu déchoir Muehlegg de ses deux autres médailles (poursuite et 30 km libre) mais "les autres pensaient autrement (...) "Muehlegg a passé des contrôles avant les jeux et après ses (deux) médailles, les problèmes sont venus avec le contrôle inopiné".
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