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Mes amis qui ont lu mes textes précédents, vous vous rappelez que j’ai dû franchir plusieurs étapes pour me rendre aux Jeux. J’ai appelé ça mon marathon olympique… que d’embûches depuis que j’ai testé positif à la Covid en décembre dernier !
Plusieurs auront remarqué que j’ai été silencieux ces dernières journées. Voilà, en arrivant à Pékin, nous avions un test PCR à faire à l’aéroport et nous devions attendre le résultat dans notre chambre. Je reçois un premier appel, votre test en négatif. Ok je me dis. Quelques heures plus tard, en panique, on m’appelle pour me dire qu’il y a erreur et que je suis positif. On me refait donc un test… qui s’avère positif. Je suis donc mis en confinement. Le lendemain, on me refait un test qui est encore positif et j’ai été transféré en ambulance dans un hôtel de quarantaine, isolé de tous. C’était pratiquement comme être en prison mais avec un kit comfortable, une connection internet juste correcte et des repas convenables, sauf le poisson avec les os tranchants qu’on ne pouvait voir. Une chance que je me suis méfié car j’aurais pu vraiment me faire mal à la bouche.
Pour en sortir, il me fallait 2 tests négatifs espacés de 24h. Ce que j’ai réussi lundi et mardi. Négatif, grâce au fait que le comité organisateur a changé la valeur seuil du test PCR à 35 au lieu de 40. Je me console d’y être resté seulement 2 jours. La personne qui a quitté avant moi était dans cet hôtel depuis 20 jours, j’aurais vraiment viré fou !
Depuis le départ, j’ai toujours dit que j’allais y croire au moment où je serais dans le centre aquatique. Hourra, ce matin j’ai franchi la ligne d’arrivée et je suis au boulot pour aider toute l’équipe à la préparation et montage des équipements. J’en ai presque pleuré de joie tellement j’avais des émotions après ces journées en quarantaine. Je peux vraiment dire merci à la direction de mon employeur alors que j’ai bien été supporté tout au long du processus et même qu’un des grands patrons a pris la peine de me contacter deux fois pour prendre des nouvelles et me remonter le moral, ce fut extrêmement agréable.
Donc, je suis tout heureux, le travail avance bien. Mon collègue avait déjà monté et fait le gros du travail à ma station, j’ai seulement eu à contrôler… et BANG, le téléphone vibre, tel un chaperon antidopage qui va annoncer à un athlète qu’il doit être testé !
On m’annonce que mon calvaire n’est pas fini. En raison des tests positifs sensibles du week-end dernier, et des nouvelles mesures de baisse de la
valeur seuil à 35, je suis considéré comme un contact rapproché à risque pendant 7 jours. Je dois donc être testé PCR deux fois par jour. !
À l’hôtel, je dois rester dans ma chambre et on me livre un minuscule repas à ma porte. Ensuite, pour le transport vers l’aréna, j’ai une voiture personnelle avec chauffeur privé. Et je dois diminuer le plus possible les contacts avec mes collègues, surtout ceux sans masque, donc je ne peux pas aller manger avec eux. Bref j’ai bien hâte que mon résultats antidopage soit négatif dans 7 jours et que je sois complètement libre !
Je donne peut être l’impression de me plaindre, mais ne vous en faites pas, je voulais rapporter des faits, je reste positif à travers tout ça et je franchis les étapes une à la fois sans protester, ça ne servirait à rien. Et quand même, c’est un privilège d’être aux Jeux olympiques. Je m’étais préparé psychologiquement à avoir des embûches en raison de mon test positif à la Covid en décembre.
À bientôt avec plus de photos et d’info… pour l’instant, on continue le montage et les tests.
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Sylvain Richard, 26 janvier
Note du webmestre :
Les textes précédents de Sylvain sont disponibles ICI
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