9 février 1998

«Mon meilleur résultat à vie aux Jeux olympiques»

Carl Tardif

Nagano
Myriam Bédard n'a pas été la seule à se battre contre les conditions d'enneigement. Le fondeur Guido Visser a également découvert les rigueurs de l'hiver en montagne en bouclant le 30 km classique au 64e et dernier rang.

Mais le skieur de fond de Saint-Ferréol-les-Neiges - un nom prédestiné ! - préférait en rire. «Il y a un élément positif à retenir : il s'agit de mon meilleur résultat à vie aux Jeux olympiques.»

Avec raison, puisque sa présence dans les sentiers de site d'Hakuba-Kamishiro était sa toute première au rendez-vous quadriennal. Plusieurs expliquent ce rang plutôt embarrassant à cause de la neige abondante ou du mauvais fartage.

«Avant la course, ça allait bien. Mais une fois dans le bois, les conditions ont changé. J'ai trouvé ça dur. Au deuxième tour, j'avais hâte de rentrer car on trouve ça long lorsque c'est difficile. Quand je suis passé devant les spectateurs japonais, j'ai fait un large sourire. Ils m'ont applaudi et j'ai ri encore plus», racontait-il en s'esclaffant.

Guido n'a pas été le seul Canadien à prendre le départ. Deux vétérans de l'équipe ont aussi terminé l'épreuve, soit Donald Farley (61e) et Robin McKeever (62e). Le temps de 1:55:04.1 de Visser était de 21 minutes et 8 secondes plus lent que le vainqueur, le Finlandais Mika Myllylae. Le Norvégien Djoern Daehlie n'a pu faire mieux qu'une 20e place.

Question d'expérience
«La Finlande et l'Italie furent les seuls pays à réussir leur fartage. Ils ont pris six des sept premières positions. Ce n'est pas la faute à Bill (Yves Bilodeau, le farteur de l'équipe), car il faut beaucoup d'expérience dans ces conditions. Il y a aussi les skis qui font défaut dans ce temps-là.»

Au moins, Visser aura la chance de se reprendre puisqu'il lui reste encore quatre course pour obtenir un résultat décent. «Contrairement à d'autres athlètes, j'ai le privilège d'avoir quatre autres occasions pour me reprendre. Une bonne position me comblera plus que cinq performances ordinaires.»

Roger-bon-temps à ses heures, il était inquiet de ne pas être nerveux au départ. Mais dès ses premiers pas, paf ! La neige l'a stoppé. «Pour un baptême olympique, c'est fut tout un.»


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Guy Maguire, webmestre, info@veloptimum.net
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