11 août 2009

Alex Harvey : faire le yoyo

Alex Harvey

Bonjour à tous,

Après deux semaines à la maison, où j’ai pu recharger les piles et poursuivre un entraînement un peu plus léger, je repars mardi pour Canmore. Deux jours plus tard, l’équipe canadienne de ski de fond au grand complet a mis le cap vers la Nouvelle-Zélande, où on prend part à un important camp sur neige de trois semaines.

On s’est installé à Snowfarm, une imposante station de sports d’hiver située sur le sommet d’une montagne. L’équipe masculine canadienne de ski alpin s’entraînait pas très loin de là. Les filles ont pris leur place à notre arrivée.

Particularité de l’endroit, Snowfarm sert aussi de centre de tests en conditions hivernales pour certaines compagnies automobiles et de pneus. C’est assez spécial de voir une Porsche entrer dans un hangar à 140 km/h pour un test de freinage !

Après le ski en matinée, on a généralement l’habitude de descendre à Wanaka, une ville sympathique et jeune située au bas de la montagne, pour faire de la course à pied et de la musculation. On commence donc la journée dans des conditions similaires à ce qu’on retrouve ici en janvier, et on passe ensuite l’après-midi en short sous le soleil.

Comme je le mentionnais dans le dernier blogue, j’ai participé à un camp d’entraînement de six semaines à Canmore, camp qui s’est conclu par ma toute première participation à un… triathlon !

Les trois dernières semaines du camp étaient articulées autour du principe du «yoyo», c’est-à-dire qu’on variait constamment les altitudes afin de stimuler la production de globules rouges.

Les trois premiers jours de la semaine, on les passait sur le glacier, où on skiait à 2600 mètres d’altitude. On vivait à 2200 m dans un campement de type militaire.

L’aller-retour en hiking à la course faisait aussi partie de l’entraînement.

On passait les deux jours suivants à s’entraîner à Canmore à 1350 m. Le vendredi après-midi, on se rendait à Lake Louise pour de l’entraînement en ski à roulettes. Le samedi matin, on faisait une longue sortie de ski à roulettes qu’on complétait par un hike dans les montagnes, à environ 2300-2500 m. C’était ensuite le retour à Canmore pour un entraînement de musculation un peu plus facile le dimanche. Et on repartait le lendemain vers le glacier Haig…

À la fin du camp, j’ai participé avec six autres membres de l’équipe au championnat de triathlon de l’Alberta. On s’était fait ce pari lors du camp de Silver Star, au printemps.

Je peux vous dire qu’on était stressés le matin du départ. On est tous compétitifs et on voulait se battre l’un et l’autre.

Évidemment, ce qui me faisait le plus peur, c’était la natation. On était plus d’une centaine à prendre le départ dans notre vague. Ça a mieux été que je croyais : je ne me suis pas trop fait taper dessus et je suis sorti de l’eau au 15e rang.

Sur le vélo, mon expérience en vélo de montagne m’a bien servi. J’ai vraiment poussé et j’ai réussi le troisième temps. Pas mal, considérant que les spécialistes avaient des vélos de contre-la-montre et qu’ils étaient beaucoup plus rapides que moi dans la zone de transition.

J’ai payé ces efforts lors de la course à pied. J’ai franchi les 10 kilomètres en 38 minutes, ce qui m’a un peu déçu parce que je visais 35 ou 36 minutes. J’ai quand réussi le troisième temps au total.

Mon coéquipier Devon Kershaw, un super bon coureur, m’a dépassé avec un kilomètre à faire et il a fini quatrième, 30 secondes devant moi. Ivan Babikov, un autre coéquipier, a fini sixième, à une minute de moi. On n’avait rien gagé, il y avait seulement la fierté en jeu.

À bientôt.



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Guy Maguire, webmestre, info@veloptimum.net
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