Une course pas mauvaise, mais pas bonne non plus

Samedi 20 février 2009
Liberec, République Tchèque, Championnat du monde, 15km classique

Je ne me voyais pas terminer 36e aujourd’hui… plus 26e que 36e.

Je me sentais bien en m’échauffant, un peu plus stressé qu’à l’habitude, mais je pense que c’est normal, ça reste mon premier championnat du monde senior !

Les conditions de fartage étaient sans aucun doute les pires imaginables pour les farteurs.

Il neigeait (et il neige toujours) et il faisait autour de 0° C. On avait beaucoup de paires de skis préparés, beaucoup pour être prêts à affronter n’importe quelle condition. Quand la température est si proche du point de congélation, la neige peut se transformer en pluie en l’espace de 30 secondes.

Durant l’échauffement, je skiais sur la cire dure. Au début, j’avais un peu trop de «kick» et ça «buckait» sur le haut des montées. À mesure que le temps avançait, j’avais de moins en moins de «kick» et les skis allaient de plus en plus vite dans les descentes.

Je me concentrais sur les choses que je pouvais contrôler, c’est-à-dire mon échauffement. Les skis, ce sont les farteurs qui s’en occupent et ils sont excellents nos farteurs !

Finalement, à moins de 10 minutes de mon départ, j’ai essayé des skis «hairies». Sans fartage, avec une base spéciale et quelques passages de papier sablé en dessous du pied. Les skis semblaient bien, mais je n’ai pas eu vraiment le temps de bien les essayer, on était dans le rush parce que les conditions venaient de changer.

À ce moment, je ne savais pas encore quels skis j’allais choisir, ceux avec de la cire dure ou les «hairies».

C’est finalement au ski marking que j’ai pris ma décision. Mon farteur, Yves «Bill» Bilodeau, avait mes deux paires dans ses mains et j’ai choisi les «hairies».

Ça été la bonne décision.

Je partais dans les premiers, 6e. À ce moment-là, c’était un peu un guess, mais finalement, la plupart des autres skieurs ont aussi choisi les «hairies».

Pendant la course, je me sentais bien. Après un tour, je passe dans le stade et le groupe rouge – les 30 premiers au cumulatif de la Coupe du monde – était en train de partir. J’ai alors rapidement constaté que mes skis étaient lents. Pas des charrues, mais tout de même plus lents que ceux des skieurs avec qui j’avais l’occasion de comparer.

J’ai eu un très bon dernier tour, mais pas assez pour atteindre mon objectif de la journée. Les écarts sont très grands aujourd’hui, en partie en raison des conditions difficiles de fartage. Je termine donc 36e, à 2 min 25 s du champion du monde. Le gars est deux fois champion olympique (2002 et 2006) sur 15 km classique et deux fois champion du monde (2001 et 2009) sur 15 km classique. Il sait comment skier en classique dans toutes les conditions et il sait quoi faire pour être top shape au moment clé.

Je considère la course d’aujourd’hui comme moyenne. Pas mauvaise, mais pas bonne non plus.

Je vais maintenant récupérer du mieux que je peux et je vais être prêt pour le 30 km de dimanche. Cette fois-ci, les skis vont être vites !

source : alexharvey.ca



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