Jeux Olympiques

Mardi 9 mars 2010

Les Olympiques.

Ça faisait longtemps que je voulais y aller là-bas. Maintenant que c’est terminé, j’ai encore peine à me rentrer dans la tête que c’est fait, je suis un olympien.

Quand j’ai fait le critère de sélection automatique en Coupe du monde, l’an passé, j’étais extrêmement heureux d’avoir atteint un des plus gros objectifs de ma vie d’athlète.

Quand j’ai remporté ma première médaille individuelle en Coupe du monde en mars dernier, sur le 50 km classique de Trondheim, les choses ont changé radicalement dans ma tête. J’allais être aux Jeux, oui, sans aucun doute, mais je n’allais plus y aller pour participer, j’y allais pour performer.

Ç’a été clair pour moi, depuis le mois de mai, que l’objectif de la saison était février. Le plan a été construit en fonction de cela et tout était en orbite autour de Vancouver. Les choses se sont passées si vite depuis et me voilà rendu en mars, avec mes premiers Jeux olympiques derrière moi.

Suis-je satisfait de mes résultats ?

Oui. Grandement !

Bon, c’est sûr que je n’ai pas gagné de médaille, mais les deux top 10 et le top 5 prouvent que j’ai réussi à peaker au bon moment.

Des Coupes du monde, il y en a 34 par année (oui, 34, je viens de les compter sur le calendrier de la FIS !). Et ça, ça exclut les 6 courses qu’il y a aux Olympiques ! Je savais déjà que je pouvais être parmi les meilleurs au monde un jour donné, mais jamais avant le mois de février dernier j’avais été capable de rivaliser avec la crème de la crème dans un championnat. Chaque skieur avait les Olympiques dans sa ligne de tir, et j’ai été capable de relever le défi.

J’ai eu mon meilleur résultat à vie sur un 15 km individuel au 15 km patin en guise d’ouverture. Pour moi, le 15 km patin était une belle occasion de casser la glace et de faire la meilleure préparation possible pour le 30 km cinq jours plus tard.

Rendu au 30 km, j’étais prêt. J’ai par contre connu des sensations un peu contradictoires durant la course. Déjà, dans la partie de classique, je commençais à être accoté. J’ai quand même réussi à demeurer dans le peloton de tête jusqu’à deux kilomètres de la fin. Ce fut donc une course où j’ai dû me battre tout le long et extrêmement satisfaisante à la fois. Terminer en 9e place aux Jeux olympiques était déjà extraordinaire pour moi, mais d’avoir mes coéquipiers en 5e, 8e et 16e positions a rendu la journée historique pour le ski de fond au Canada.

Mon meilleur résultat est arrivé au relais sprint. Avec mon partenaire, Devon, nous avons fait une course presque parfaite pour atterrir juste au pied du podium, en 4e place. Une 4e place crève cœur, oui, mais sachant qu’on avait vraiment tout laissé sur la piste, on peut maintenant la savourer et être fier de faire partie du meilleur résultat masculin pour le Canada aux Jeux olympiques.

Le relais, qui était très attendu de tous, fut finalement une journée très moyenne. Nous avons perdu trop de temps avec les deux premiers relayeurs pour pouvoir espérer mieux que la 7e position. Avec Devon qui a perdu 30 secondes sur le premier relais et moi qui a essayé de refermer l’écart trop vite pour finalement exploser, le podium était rendu hors de portée mais heureusement, nos deux derniers relayeurs, George et Ivan, étaient en grande forme pour placer le Canada en 7e place.

Quand le jour le plus attendu pour moi est finalement arrivé, je n’ai simplement pas été en mesure de me battre. La veille du 50 km, en skiant sur le parcours avec Devon, on parlait et il me disait qu’il se sentait fatigué. Il m’a demandé comment moi ça allait et je lui ai répondu que je me sentais vraiment bien. En fait, les deux jours précédents la course, je me sentais fort.

Rendu au dimanche matin, les choses ont tourné au vinaigre. Déjà, dans les premiers kilomètres, je savais que j’allais avoir une journée difficile. Après 10 km, je me sentais comme j’aurais dû me sentir après 40 km ! J’ai finalement terminé en 32e position, plus de 5 minutes derrière le gagnant. Ce n’est vraiment pas le résultat que j’espérais pour ma course préférée, mais je n’y peux rien maintenant. Devon, qui se disait fatigué la veille, a fait une course incroyable pour terminer après plus de deux heures d’effort à 1,6 seconde de l’or olympique, en 5e position.

Après s’être consolés, lui parce qu’il était passé si proche du podium et moi parce que j’avais connu une journée dégueulasse, Devon et moi sommes embarqués dans l’autobus avec George et Ivan pour aller à la cérémonie de clôture. À peine 4 heures après avoir croisé le fil d’arrivée, nous étions au BC Place à Vancouver, à la cérémonie de clôture des Jeux olympiques !

Le lendemain, j’étais dans l’avion pour Québec et 5 jours plus tard, me voici rendu à Oslo, en Norvège, à regarder sur ma télé Éric Guay gagner une Coupe du monde !

La prochaine course pour moi ?

Un 50 km, ici, en Norvège.

Belle occasion pour me reprendre !

source : alexharvey.ca



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Guy Maguire, webmestre, info@veloptimum.net
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