Nelson Wyatt
Le conjoint de la championne olympique Myriam Bédard a trahi la confiance d'une amie peintre alors qu'elle était malade et vulnérable, et devrait aller en prison pour avoir volé ses toiles, a fait valoir mardi le procureur de la Couronne.
Selon Me Mario Dufresne, Nima Mazhari devrait passer de 12 à 18 mois en prison pour avoir volé 20 tableaux de feue Ghitta Caiserman-Roth entre 2001 et 2003.
De son côté, l'avocat de la défense, Yves Gratton, a estimé qu'une peine d'une centaine d'heures à purger dans la communauté serait suffisante.
Mazhari connaîtra sa sentence vendredi. Il a été trouvé coupable de vol et de recel par un jury de dix femmes de deux hommes, qui ont délibéré pendant deux journées avant de rendre leur verdict, le 5 juin. Il a aussi été jugé coupable de possession de biens volés dont la valeur atteindrait 100 000 $.
Les crimes de vol et recel sont passibles d'une peine maximale de 10 ans de prison.
Myriam Bédard était assise à côté de Mazhari mardi, pendant que les avocats présentaient leurs plaidoiries avant la sentence devant le juge Wilbrod-Claude Décarie. Ils n'ont pas parlé aux journalistes à leur sortie de la cour.
Selon Me Dufresne, Mazhari mérite de séjourner en prison parce que son crime était planifié et qu'une personne ne peut pas voler de tableaux «sans prendre la décision de le faire». Il a aussi rappelé comment chacun des éléments de l'affaire avait été prouvé, ce qui sera pris en compte dans la sentence.
Me Dufresne a cependant admis qu'il serait «spéculatif» d'apposer une valeur précise sur les oeuvres d'art.
Mais selon lui, Mazhari a clairement violé la confiance que Mme Caiserman-Roth plaçait en lui. L'artiste, décédée en 2005, lui permettait de réaliser des transactions bancaires pour lui; elle lui avait même communiqué son numéro d'identification personnel (NIP) et avait signé un bail avec lui pour la location d'un studio.
Me Gratton a néanmoins rappelé que son client n'avait pas de dossier criminel, et a mis en doute le fait que Mazhari ait trahi la confiance de Mme Caiserman-Roth. L'emprisonnement ne serait pas une peine appropriée pour le crime de Mazhari, a poursuivi Me Gratton. Selon lui, la jurisprudence de crimes similaires favorise des sentences minimales.
De plus, la société profiterait davantage d'une peine purgée en communauté, puisque Mazhari a certains talents qui pourraient être mis à contribution.
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