18 mai 2007

Une Myriam Bédard évasive

Myriam Bédard affirme n'avoir jamais transporté de toiles de l'artiste Ghitta Caiserman-Roth en 2001, ni après d'ailleurs. Ni chez son père, ni chez sa belle-mère, ni dans sa maison de Brossard, ni dans le condo de l'Île-des-Soeurs qu'elle partageait avec son conjoint de 2001, le policier Guy Coupal.

Christiane Desjardins

Devant les photos d'une pièce de ce condo où l'on distingue des peintures de Caiserman sur les murs, elle a suggéré qu'il s'agissait d'un montage. « Je pense que c'est un montage, parce qu'il y avait un Convectair (NDLR: un appareil de chauffage). Il manque un Convectair et un système de son. Il n'y avait pas de cadres sur ce mur quand j'étais là, ça ne me dit rien », a-t-elle dit en regardant les photos que le procureur de la Couronne lui montrait, hier, dans le cadre du procès de son conjoint, Nima Mazhari. Ce dernier est accusé du vol et du recel d'une vingtaine de toiles de la peintre Ghitta Caiserman-Roth, évaluées à 100 000$.

Mme Bédard s'est montrée très suspicieuse devant toute la série de photos que l'avocat lui exhibait. Elle ne voulait absolument pas admettre qu'il s'agissait de peintures sur la photo. « Je vois une photo, je vois une image. Je ne sais pas si c'est une peinture, je ne sais pas qui a pris la photo Vous me montrez quelque chose que je n'ai jamais vu. Je ne peux pas répondre. »p> Elle était aussi évasive devant des photos de l'appartement de son père, où l'on voyait aussi une toile de Caiserman. « C'est un divan très commun. Les murs n'étaient pas cette couleur-là. Ça pourrait être chez ma soeur, elle a un divan similaire à ça. »

Myriam Bédard a été incapable de dater une photo prise apparemment chez son père, où l'on voyait sa soeur Chantal en compagnie de ses quatre enfants. « Ça fait quatre ans non, trois, que je n'ai pas vu ma soeur », a-t-elle dit, en signalant qu'elle ignorait quand les deux derniers enfants de sa soeur (qui étaient sur la photo) étaient nés.

Mme Bédard a aussi affirmé catégoriquement qu'elle n'avait jamais demandé à son conjoint, Guy Coupal, de l'aider à trouver un transport pour déménager des oeuvres de l'atelier de Nima Mazhari, en novembre 2001. Son témoignage doit se poursuivre ce matin.

Un peu plus tôt, c'est son ex-agent, Jean-Marc Saint-Pierre, qui avait terminé son témoignage. Il a raconté, entre autres, qu'il avait revu Myriam Bédard au vernissage d'un photographe de La Presse le 10 février 2004. L'ex-athlète était très cordiale avec lui, a-t-il dit. Pourtant, dès le lendemain, il recevait une mise en demeure de Mme Bédard, l'avisant qu'elle prendrait des procédures contre lui s'il ne lui payait pas les 150 000$ qu'il lui devait. « Je suis tombé des nues, j'ai trouvé ça futile. Devant vous elle est gentille, et le lendemain je reçois ça au bureau », a raconté M. Saint-Pierre.

Il a affirmé qu'il ne devait pas d'argent à Mme Bédard. Lorsqu'il a reçu la missive, il était persuadé que quelqu'un d'autre que l'ex-olympienne était derrière tout ça, car la lettre était écrite dans un mauvais français, sur du papier à en-tête de «In Marché», une entreprise de Mazhari et de Mme Bédard.

« Je ne dis pas que c'est M. Mazhari qui l'a écrite, mais ce n'est pas Myriam. Je connais son style à Myriam », a-t-il dit, hier.

Quoi qu'il en soit, M. Saint-Pierre affirme avoir répondu à cette lettre de manière cinglante. « Je lui ai dit de se reprendre en main avant qu'il ne soit trop tard. » Il raconte aussi avoir demandé des explications qu'il n'a jamais reçues. Il considère que Mazhari influençait Myriam de manière néfaste. Selon lui, elle a changé après avoir rencontré Mazhari. On ne pouvait plus la joindre. À l'été 2003, il dit l'avoir appelée aux 10 minutes sans obtenir de réponse.


page mise en ligne par SVP

Guy Maguire, webmestre, info@veloptimum.net
vélo ski de fond plongeon
Consultez notre ENCYCLOPÉDIE sportive

matériel et techniques mise en forme où faire du ski condition des pistes la course autres sites