13 avril 2010
Le conjoint de Myriam Bédard, qui vient de purger une peine de six mois de prison pour vol de tableaux, saura, jeudi, s'il sera entendu ou débouté par la Cour suprême.
Éric Thibault
Nima Mazhari conteste sa condamnation devant le plus haut tribunal du pays, après que la Cour d'appel eut maintenu, en octobre dernier, le verdict de culpabilité rendu à son endroit en juin 2007, au terme d'un procès tenu au palais de justice de Montréal. Trois juges de la Cour d'appel avaient également confirmé, de façon unanime, la sentence telle qu'imposée par le juge Wilbrod Claude Décarie, de la Cour supérieure.
Nima Mazhari a été reconnu coupable d'avoir dérobé une vingtaine de peintures et de gravures signées par l'artiste-peintre Ghitta Caiserman, d'une valeur de plus de 80 000 $. Le sculpteur d'origine iranienne avait notamment partagé un atelier avec la Montréalaise de 78 ans.
« La victime était une personne vulnérable », avait noté le juge Décarie, tout en qualifiant l'accusé de «manipulateur» sans remords et n'hésitant pas « à mentir pour tenter de se disculper ». Le juge a également souligné que l'accusé « nie la réalité », en plus de faire preuve « de mépris et d'arrogance envers le système judiciaire ».
« Injustice politiquement organisée »
Selon Mazhari, sa condamnation était tout simplement «ridicule», résultant d'une « injustice politiquement organisée » et d'un « complot monté de toutes pièces contre lui et Myriam Bédard par la famille de celle-ci, avec la complicité des autorités policières ».
Nima Mazhari avait pris la direction du centre de détention après la rebuffade de la Cour d'appel, l'automne dernier. Ses demandes de sortie, tant au sixième qu'au tiers de sa sentence, ont été refusées par la Commission québécoise des libérations conditionnelles, notamment en raison d'une « structure de pensée qui n'est pas rationnelle » et d'un risque de récidive toujours présent. L'artiste avait fait une grève de la faim pendant quelques jours pendant son incarcération.
Le juge Décarie avait par ailleurs relevé qu'au procès, Myriam Bédard a rendu un témoignage «surréaliste» pour favoriser son conjoint. Il a ajouté que l'ex-biathlète semblait vivre sous son «emprise».
Déboutée par la Cour d'appel le mois dernier, la championne olympique a déjà annoncé, par la voix de son avocat, qu'elle porterait sa condamnation pour l'enlèvement de sa fille (qu'elle avait amenée pendant 87 jours à Washington, en compagnie de Mazhari, sans l'autorisation du père de l'enfant, entre octobre et décembre 2006) devant la Cour suprême.
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