8 juillet 2007
Nima Mazhari prétend avoir été acclamé par les autres détenus pendant son court mais pénible séjour en prison ponctué d'une grève de la faim.
Charles Poulin
Le conjoint de Myriam Bédard a accordé une entrevue au Journal hier dans son atelier du boulevard Saint-Laurent, sa première depuis qu'il est sorti de la prison de Bordeaux mercredi.
« Je ne souhaite à personne d'aller en prison », dit celui qui affirme avoir été emprisonné sept fois en Iran sous le régime du shah.
« J'étais seul dans ma cellule de sept pieds par 11, raconte-t-il. Je ne me sentais pas très bien. Ce n'est jamais drôle d'être privé de la vie normale. Nous ne sommes pas venus au monde pour vivre dans une cellule. »
M. Mazhari confirme avoir été isolé du reste de la population carcérale, mais pas à sa demande. « On m'a dit ne pas vouloir prendre le risque de m'envoyer n'importe où », indique-t-il.
Il ajoute n'avoir eu aucun contact direct avec les détenus, ce qui ne les aurait pas empêchés de l'acclamer.
« Dans l'autobus qui m'emmenait du palais de justice à Bordeaux, les gens m'ont reconnu, explique-t-il. Les détenus criaient mon nom, ils étaient très gentils et me saluaient. Ils disaient "On vous aime beaucoup" et "Vous direz bonjour à Myriam, c'est une grande athlète". »
Il affirme que ça a continué tout au long de son court séjour de six jours. La fenêtre de sa cellule donnait sur la cour extérieure, où les détenus l'interpellaient et l'encourageaient, selon lui.
Ceux-ci auraient également scandé son nom lorsqu'ils ont appris, par la télévision, qu'il était libre.
« Ils m'ont dit "Vous êtes libéré, félicitations" ! » lance Nima Mazhari.
Le reste de son séjour en prison n'a pas été de tout repos.
Grève de la faim
Nima Mazhari a confirmé hier avoir entamé une grève de la faim quelques jours avant son incarcération, ne la brisant que pour manger cinq frites et boire un verre de lait juste avant de sortir de Bordeaux. Il aurait jeté sa nourriture aux poubelles.
« Disons que sa santé m'inquiétait », avoue Myriam Bédard.
Il se promet de récidiver si son appel devant le tribunal échouait.
« Je n'ai pas de problème à aller en prison le reste de ma vie, mais j'ai un problème à avaler une injustice, plaide-t-il. Si j'y retourne pour cette histoire de vol, je recommence la grève de la faim. »
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