24 mai 2007
Brisé par le silence de sa fille qui ne retournait plus ses appels, le père de Myriam Bédard a longuement hésité avant de dénoncer sa fille et son ami de coeur, Nima Mazhari, qu'il soupçonnait de lui avoir confié des tableaux volés.
David Santerre
C'est ce que le frêle homme a raconté hier aux 12 jurés au procès pour vol de tableaux de Nima Mazhari, conjoint de l'olympienne Myriam Bédard.
Avant de remettre la plupart de la vingtaine de tableaux de la défunte peintre montréalaise Gittha Caiserman que lui avaient confiés sa fille et Nima Mazhari, sous prétexte de les entreposer pendant leur déménagement, Pierre Bédard a consulté plusieurs personnes.
Commençant à l'été 2002 à se douter de la provenance «louche» des tableaux de l'artiste avec qui Mazhari partageait jadis un atelier, il a d'abord consulté un ami de Myriam, le grand chef de la nation huronne-wendate, Max Gros-Louis. Celui-ci lui a suggéré un avocat.
« L'avocat m'a dit tu ne gardes pas ça ! »
Lettre anonyme
Il dit avoir reçu le même conseil de la police de Lévis, où le couple Bédard-Mazhari possédait une maison et un café.
Il dit que c'est un appel à la police de Montréal qui a dissipé ses doutes. Il jure qu'un policier l'a informé que la famille Caiserman avait tenté de récupérer des tableaux dans l'atelier qu'elle partageait avec Mazhari, accompagnée de la police.
C'est alors qu'il a rendu la plupart des tableaux à Myriam et à Mazhari.
Puis, secrètement, il s'est mis à écrire une lettre, anonyme, à l'attention de la fille de Gittha Caiserman pour lui demander si elle désirerait retrouver ses tableaux.
Modifiant son écriture, il disait qu'il s'était fait offrir d'acheter des tableaux et a mentionné le nom de Nima Mazhari.
Mais ce n'est qu'en janvier 2004 qu'il posta la lettre. « J'espérais finir par joindre Myriam et qu'on puisse se parler comme avant. J'ai essayé plusieurs fois. Elle ne m'a jamais rappelé [...] Si on avait pu se parler de ça, je n'aurais jamais envoyé la lettre », a-t-il dit.
« Ça me faisait quelque chose. On n'était pas en chicane, on n'avait jamais eu de mot. Si on avait pu se parler de ça, je n'aurais jamais envoyé la lettre », a-t-il ajouté.
« J'ai douté de faire affaire avec un receleur », a-t-il écrit.
« Je suppose que les tableaux font partie de votre patrimoine familial et ont une grande valeur sentimentale », ajoute-t-il.
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