Nima Mazhari a écopé d’une peine de six mois de prison, pour avoir volé une vingtaine de toiles d'une artiste âgée en 2001. Le juge Wilbrod-Claude Décarie a rendu sa décision ce matin au palais de justice de Montréal.
Christiane Desjardins
Le juge n'a pas hésité à mentionner que Nima Mazhari était un «manipulateur». « Il nie la réalité. C'est à se demander s'il ne vit pas sur une autre planète. »
Nima Mazhari n'a eu aucune réaction à l'écoute de sa sentence. Sa conjointe Myriam Bédard pour sa part est sortie de la salle avec un sourire plutôt crispée.
Rappelons que Mazhari a été déclaré coupable récemment par un jury de vol et recel de biens de plus de 5000$, soit une vingtaine de toiles de l'artiste Ghitta Caiserman-Roth. Ce crime est passible d'un maximum de 10 ans de prison. Le vol est survenu en 2001, peu avant que Mme Caiserman, qui avait presque 80 ans, quitte l'atelier qu'elle partageait avec Mazhari, boulevard Saint-Laurent.
Les toiles s'étaient par la suite retrouvées dans les appartements successifs de Myriam Bédard, puis chez le père de celle-ci, à Québec. Dans le courant de l'année 2002, le couple Bédard-Mazhari a coupé tous les liens avec la famille de Mme Bédard.
C'est à partir de ce moment que le père de Myriam a commencé à se poser des questions sur l'origine des toiles. Au moyen d'une lettre anonyme, il a fait part de ses soupçons à la fille de l'artiste. Mise au courant en 2004, la police a fait enquête et Mazhari a été accusé. Myriam Bédard a pour sa part échappé à toute accusation.
C'est du moins la suggestion que le procureur de la Couronne Mario Dufresne suggérait une peine de prison ferme de 12 à 18 mois. L'avocat de la défense, Me Yves Gratton penchait plutôt d'imposer à Mazhari une centaine d'heures de travaux communautaires.
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