30 mai 2007

Mazhari regrette d'avoir fait confiane à la famille Bédard

Myriam Bédard est un ange, alors que sa famille est malhonnête et préfère se promener sur les pistes cyclables plutôt que de travailler. C'est du moins l'avis de Nima Mazhari, qui témoignait pour sa propre défense, hier, dans son procès pour vol et recel d'une vingtaine de toiles de l'artiste Ghitta Caiserman-Roth.

Christiane Desjardins

Selon la preuve de la Couronne, ce sont les soupçons du père de Myriam Bédard qui ont fini par déclencher l'enquête sur le vol des tableaux de l'artiste. Ce qui a mené aux accusations contre Mazhari. Comme on a pu le voir lors de leur témoignage, les membres de la famille de Myriam Bédard ne portent pas Mazhari dans leur coeur. Et ce dernier le leur rend bien.

« La plus grande gaffe que j'ai faite, c'est que j'ai regardé Myriam et j'ai jugé que sa famille était comme elle. Je suis tombé sur des gens qui ne fonctionnaient pas honnêtement. Pour moi, Myriam est un ange. Elle est honnête, et elle est capable de travailler de 6h à minuit. Mais eux, ils préfèrent être sur des pistes cyclables », a dit Mazhari. Il faisait alors allusion au fait que toute la famille de Myriam l'avait lâché avant l'ouverture du Piaf-Café, à Québec, à l'été 2002. Myriam Bédard et lui se sont retrouvés avec ce commerce à faire fonctionner, alors que leur idée de départ était que ce soit la famille de Myriam qui le gère pendant qu'eux résidaient à Montréal.

À l'époque, ils avaient décidé d'investir à Québec, entre autres parce que Myriam avait perdu son emploi à VIA Rail. Myriam et lui ont fermé le café au bout de 34 semaines. Cette affaire de café survenait après que ses liens avec Ghitta Caiserman-Roth eurent été rompus. À ce sujet, Mazhari ne voit pas du tout les faits comme ils ont été racontés par certains des témoins de la Couronne.

Mazhari raconte avoir rencontré Mme Caiserman-Roth en 1998 lors d'un vernissage dans une galerie. Ils ont fraternisé et six mois plus tard, ils prenaient un atelier ensemble, boulevard Saint-Laurent. Mme Caiserman, qui avait déjà 75 ans, était très intéressante et pleine d'énergie pour son âge, selon Mazhari. Elle travaillait comme un lion. Il admet être allé chez elle souvent pour voir son travail. Le 7 novembre 2001, il reconnaît avoir signé un bail pour louer une partie de la maison de Mme Caiserman. Mais selon lui, il s'agissait d'un « bail symbolique», pour son projet de livre. Il allait écrire la vie d'un locataire dans la maison de Mme Caiserman.

Il nie avoir été expulsé de cette maison un mois plus tard, le 7 décembre, comme l'a raconté Me Gregory Azencot, avocat de Mme Caiserman. « L'épisode du 7 décembre n'existe pas, je ne sais pas de quoi il parle », a dit Mazhari, en soulignant qu'il n'avait jamais emménagé chez Mme Caiserman, donc il ne pouvait pas avoir été expulsé.

Selon ses dires, à l'automne 2001, VIA Rail lui avait offert de s'occuper de la publicité. Il a fondé une compagnie avec Myriam Bédard, in Marché, et il vivait dans l'atelier du boulevard Saint-Laurent. Cette entreprise l'occupait beaucoup et il avait peu de temps à consacrer à son art. Le 25 décembre 2001, alors qu'il rentrait d'Ottawa, il s'est rendu compte que le téléphone de l'atelier était coupé. Il a téléphoné chez Mme Caiserman. C'est la fille de celle-ci, Kate Roth, qui lui a parlé. Elle l'a avisé que sa mère lâchait l'atelier du boulevard Saint-Laurent.

Mazhari était stupéfait, car la mère et la fille ne s'aimaient pas, dit-il. Il trouvait ce déménagement sauvage. Comme la fille ne voulait pas le laisser parler à sa mère, Mazhari raconte avoir appelé Vera Danyluck, (mairesse de Mont-Royal qui occupait un poste à la tête de la Communauté urbaine de Montréal) pour lui demander quoi faire. Selon Mazhari, en ce jour de Noël 2001, Mme Danyluck lui a dit d'appeler le 9-1-1 parce que la police pourrait être présente pour ce déménagement. Ce qu'il a fait.

Le 26 décembre au matin, toujours selon les dires de Mazhari, Mme Caiserman est venue à l'atelier. Elle lui a dit que « sa fille était folle et qu'elle était rentrée dans ses affaires ». Elle a choisi ce qu'elle apporterait et est repartie. Le déménagement a eu lieu le même jour. Mazhari était là pendant le déménagement, mais il n'est pas intervenu. Il n'a pas pris les tableaux que l'on dit disparus. Il n'est même pas sûr de les avoir déjà vus, ces fameux tableaux.

Son témoignage se poursuit aujourd'hui.


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Guy Maguire, webmestre, info@veloptimum.net
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