Dans la saga fort médiatisée qui oppose Nima Mazhari à la justice, un fait en apparence anodin s’est attiré peu d’attention du public. Au moment du verdict qui devait condamner le conjoint de Myriam Bédard à six mois de prison pour le vol de tableaux de l’artiste Ghitta Caiserman, l’ex-championne olympique était partie chercher sa fille, dont elle avait récupéré la garde. Vous avez bien lu: dont elle avait récupéré la garde.
Olivier Kaestlé
Nous parlons bien ici de Myriam Bédard, jadis vedette des jeux de Lillehammer qui, après une série d’échecs professionnels, s’est réorientée dans les faits d’armes aussi erratiques que théâtraux.
De celle auprès de qui Michèle Richard fait figure de modèle de lucidité zen. De celle qui, depuis plus de six ans, a coupé les ponts avec mère, père, frère et sœurs, et a imposé le même choix à sa fille. De celle qui a affirmé que Nima Mazhari avait persuadé Jean Chrétien de ne pas engager le Canada dans le bourbier irakien.
Nous parlons donc de cette femme qui, subjuguée par son conjoint, est partie en cavale aux États-Unis, après avoir envoyé une série de lettres, dont une au pape, pour clamer que les amants magnifiques désiraient « fuir le terrorisme bureaucratique du Canada ».
De celle qui a fait l’objet d’une traque policière internationale, devant son refus de répondre aux appels du père, des grands-parents et de l’école de l’enfant et ce, pendant plusieurs semaines. De celle qu’il a fallu arrêter, incarcérer et extrader pour que sa fille puisse enfin revoir sa famille et retourner en classe.
Nous parlons toujours de cette femme qui, devant les nombreuses photos incriminantes mises en preuve lors du procès de son conjoint, a affirmé, lors d’un témoignage qualifié de surréaliste par le juge Wilbrod-Claude Décarie, qu’elles étaient toutes truquées.
De celle qui, même confrontée plus tard à une photo présentant son enfant devant une œuvre volée, a refusé obstinément de la reconnaître. De celle qui pourrait éventuellement faire face à des accusations de complicité dans le vol et le recel des toiles de la peintre spoliée.
Bref, c’est à cette femme qu’une justice pour le moins déphasée a confié une jeune adolescente. Et l’on s’étonne que des exaltés bloquent des ponts !
En effet, on aurait tort de croire que la complaisance dont bénéficie Mme Bédard résulte de son statut d’ancienne gloire nationale. Une récente enquête de Statistique Canada révèle que, à la suite d’une rupture, les femmes ne perdent la garde de leurs enfants que dans 3 % des cas.
Chez les hommes, ce pourcentage grimpe en flèche à 34 %. Ce chiffre confirme que pour obtenir la garde, le père doit faire la preuve de sa compétence parentale. L’exemple décrit plus haut démontre nettement que cette démonstration est facultative pour la mère.
Si la perte de la garde demeure le principal motif de dépression des pères après une rupture, il serait grand temps d’évaluer l’impact sur les enfants d’un système folklorique et stéréotypé.
Leur mieux-être devrait pourtant primer sur toute autre considération. Sans doute fondé sur le personnage de la mère incontournable du téléroman des années 50 intitulé Les Plouffe, notre droit familial n’a jamais traversé la révolution tranquille. Dans l’attente du XXIe siècle, un mot d’ordre perdure : la mère avant tout.
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