
Début du procès de Myriam Bédard : son ex-conjoint
ne s’opposera pas à un arrêt des procédures
Jean Paquet n’a pas l’intention de s’opposer à la requête en arrêt des procédures que s’apprête à déposer son ex-conjointe, l’olympienne Myriam Bédard, dont le procès pour l’enlèvement de leur fille de 12 ans doit débuter ce matin au palais de justice de Québec.
Ian Bussières
« Si j’étais Myriam, moi aussi je tenterais de faire arrêter les procédures ! Je n’ai pas le pouvoir de laisser tomber la plainte puisque le dossier est entre les mains de la Couronne. Cependant, je ne m’opposerais pas à une telle requête », a commenté Paquet hier par téléphone. « Ma fille est au Québec et elle est à l’école. C’est tout ce qui importe pour moi ! Pour le reste, j’espère que ça s’arrangera pour le mieux », a poursuivi celui qui est entraîneur au Centre national de l’Est de biathlon Canada.
Trois semaines ont été réservées pour le procès de l’ex-biathlète de 37 ans, qui devrait débuter ce matin par la sélection du jury. L’affaire avait commencé à l’automne 2006 quand Myriam Bédard est partie à Washington avec l’enfant et son nouveau conjoint, Nima Mazhari. À l’époque, elle avait la garde de l’enfant, mais une ordonnance permettait que la jeune fille ait de nombreux contacts avec son père.
C’est à la suite d’une plainte de Paquet, qui disait avoir beaucoup de difficulté à communiquer avec sa fille, que la médaillée olympique avait été arrêtée et emprisonnée durant deux semaines aux États-Unis avant de revenir au Québec sous escorte policière.
C’est pour protester contre le « terrorisme bureaucratique » dont Mazhari disait être victime au Canada que le couple s’était rendu dans la capitale américaine. Au début de juin, le conjoint de Myriam Bédard a été trouvé coupable de vol et de recel d’une vingtaine de toiles de la peintre Ghitta Caiserman. Il a toutefois été remis en liberté après que la Cour d’appel eut accepté d’entendre sa cause.
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