La procureure de la Couronne au procès de Myriam Bédard a causé une certaine surprise, hier, en limitant son contre-interrogatoire à l’éclaircissement d’un seul point. Après quelques minutes, elle a obtenu une réponse claire : non, l’accusée n’a pas prévenu son ex-conjoint avant de quitter le Québec en compagnie de leur fille de 11 ans, en octobre 2006.
Richard Hénault
Le témoignage de la championne olympique, maintenant âgée de 37 ans, a clos la preuve et le procès pourra maintenant passer à l’étape des plaidoiries. Le juge Jean-Claude Beaulieu, de la Cour supérieure, a reporté le tout à mardi prochain. Il entend donner ses directives aux jurés immédiatement après les plaidoiries des procureurs.
Aucun message
Les quelques questions posées à Myriam Bédard par la procureure de la Couronne, Me Josée Lemieux, ont vraiment permis d’établir que non seulement l’accusée n’a pas avisé Jean Paquet qu’elle partait en voyage aux États-Unis en compagnie de Marie (prénom fictif), mais qu’elle n’avait pas non plus laissé de message pour le prévenir. Tout au plus avait-elle indiqué au père, en mai 2006, qu’elle se rendrait aux États-Unis « éventuellement à l’automne ».
Auparavant, Myriam Bédard a reconnu que le premier voyage qu’elle avait fait « sans problème » avec sa fille aux États-Unis, en 2002, s’était déroulé en août et qu’elle en avait avisé M. Paquet auparavant.
Interrogée par son avocat, en début de journée, l’accusée a précisé qu’entre le 2 octobre et le 22 décembre, sa fille, Nima Mazhari et elle ont changé d’hôtel 42 fois, logeant dans 29 établissements différents. De nouveau, Myriam Bédard est revenue sur sa déclaration de la veille : « Si M. Paquet avait voulu voir sa fille, je l’aurais mise sur un avion. »
Puis, presque en conclusion, elle a affirmé : « On n’a jamais essayé de se cacher. »
page mise en ligne par SVP

vélo
ski de fond
plongeon
Consultez
notre ENCYCLOPÉDIE sportive