10 octobre 2007

Myriam Bédard en appelle du verdict de culpabilité

Selon Myriam Bédard, le juge Jean-Claude Beaulieu a démontré « un manque d’impartialité apparent » lors de son procès, et a tenu des propos simplistes et gratuits lors de l’audition de la requête en arrêt des procédures, avant le début du procès.

Guy Benjamin

Tels sont les motifs soulevés par l’ex-athlète olympique pour demander la permission d’en appeler du verdict de culpabilité prononcé contre elle par un jury le 20 septembre dernier. Le document a été déposé hier matin à la Cour d’appel, dans les minutes qui ont précédé les plaidoiries sur la peine à imposer à Mme Bédard.

Selon le document, le juge Beaulieu a refusé de considérer toute la preuve soumise à l’appui de la requête pour arrêt des procédures. Lors de l’audition de cette requête, le juge avait reproché l’accusée et à son avocat d’avoir fait témoigner l’enfant victime de l’enlèvement. Au lieu de considérer toute la preuve, le juge s’est contenté de déclarer « que la vision de la défense était purement utopique d’un complot, et d’avoir eu recours au témoignage d’un enfant à titre de bouée de sauvetage, pour rendre crédible un complot imaginaire n’avait rien de sympathique ». Tels sont les propos reprochés au juge. Selon le document d’appel, le juge a refusé de modifier ses directives au jury, même lorsque la défense lui a reproché d’être tendancieux en fournissant de nombreux exemples pour étayer la thèse de la poursuite, tout en refusant de le faire de façon conforme pour la théorie de la défense. En n’exposant pas suffisamment et équitablement la théorie de la défense, le juge a mal dirigé le jury, écrit l’avocat de Mme Bédard.

Me John Pepper est d’avis que plusieurs interventions et commentaires du juge démontrent un manque d’impartialité apparent, de sorte que Myriam Bédard n’a pu bénéficier d’un procès juste et équitable. La défense reproche aussi au juge d’avoir erré en droit en refusant d’admettre en preuve une lettre que l’avocate de Mme Bédard a transmise à celle du père de l’enfant en 2003. Une lettre, selon Me Pepper, qui aurait permis au jury de connaître comme « toile de fond » le problème majeur entre les parties, notamment l’absence de communication par le père de l’enfant au sujet de ses allées et venues, ce qui compliquait grandement l’exercice de ses droits de visite.

Myriam Bédard demande donc à la Cour d’appel d’accueillir sa demande, d’annuler le verdict de culpabilité et de le remplacer par un acquittement.


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Guy Maguire, webmestre, info@veloptimum.net
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