11 septembre 2007

Procès de Myriam Bédard : Mazhari parle d'un complot

Le conjoint de Myriam Bédard, Nima Mazhari, soutient toujours qu'elle et lui sont victimes d'un complot.

En marge de son témoignage au procès de l'ex-médaillée olympique accusée d'avoir enlevé sa fille, M. Mazhari a affirmé vivre un cauchemar depuis quatre ans avec sa conjointe.

Il a déclaré aux représentants des médias que le passage de Myriam Bédard devant la commission Gomery, chargée de faire la lumière sur le scandale des commandites, a déclenché une cascade de procédures juridiques à leur endroit.

« J'espère que ça va terminer rapidement et qu'on va se sortir de ce cauchemar-là », a dit celui qui était parti aux États-Unis avec Mme Bédard et sa fille le 2 octobre 2006, afin de dénoncer «le terrorisme administratif» dont ils se disent victimes.

« On voulait faire quelque chose pour crier qu'il y a une injustice imposée dans notre vie et vous voyez, le cauchemar continue encore », a précisé celui qui se dit victime «de toute sorte de harcèlement ».

Devant les membres du jury, Nima Mazhari a soutenu que lui, Myriam et sa fille avaient l'intention de rentrer à Montréal le 14 décembre 2006, lorsqu'ils ont appris que l'ex-athlète faisait l'objet d'un mandat d'arrestation pour enlèvement.

Questionné par la procureure de la Couronne, Me Josée Lemieux, M. Mazhari a tenté de démontrer, en s'adressant directement aux jurés à plusieurs reprises, que le couple ne cherchait pas à se cacher.

« On pensait de partir seulement pour deux ou trois semaines, mais il m'a fallu plus de temps que prévu pour faire mes rencontres », a-t-il commencé.

Puis il a ainsi expliqué pourquoi le couple n'était pas entré en contact avec un corps policier du Québec : « au départ, on pensait que c'était une blague, mais nous avons signalé notre présence au FBI, à Washington », a-t-il dit, ajoutant que « toute suite, nous avons pensé de régler ça avec les autorités sur place ».

Finalement, les autorités américaines ont procédé à l'arrestation de Mme Bédard dans un hôtel le 22 décembre alors que, selon M. Mazhari, le couple attendait des nouvelles du FBI.

Dans les corridors du palais de justice, M. Mazhari a confié aux médias qu'il ne voyait pas pourquoi le couple aurait pu croire que des gens s'inquiétaient du sort réservé à la fillette.

« La famille de Myriam, ça fait quatre ou cinq ans qu'ils n'ont plus de contact avec elle, et le père, lui, était en contact (téléphonique) avec sa fille », a-t-il dit.

Me Lemieux a annoncé au juge Jean-Claude Beaulieu qu'il ne lui restait qu'un témoin à faire entendre mercredi, avant de céder la place à l'avocat de la défense, Me John Pepper fils.

Questionné par les journalistes, Me Pepper a précisé qu'il avait l'intention d'appeler sa cliente à la barre, afin qu'elle puisse donner sa version des faits.

Plus tôt dans la journée de mardi, lors de son contre-interrogatoire par la défense, l'ex-conjoint de Myriam Bédard, Jean Paquet, a affirmé devant le tribunal qu'il avait encore beaucoup de difficultés à voir sa fille.

Il a reconnu qu'il avait récemment peu exercer son droit d'accès à sa fille de 11 ans, soit moins de 10 jours depuis février dernier, mais il s'est empressé de dire que ce n'est pas parce qu'il ne veut pas la voir.

« Ma fille est dépendante affective de sa mère et elle fait ce qu'elle lui dit de faire », a-t-il argué, avant de confier son désarroi devant Me Pepper qui lui demandait pourquoi il n'avait pas saisi la cour de ces nouvelles embûches.

« Je pense qu'il n'y a rien à faire, c'est peine perdue », a-t-il dit.

L'avocat de Mme Bédard a cherché à démontrer que l'ex-mari de sa cliente avait passé peu de temps avec sa fille avant et après les événements de l'automne dernier.

Un US Marshall de l'État du Maryland, Matthew Burke, a pour sa part raconté, par liaison vidéo, comment il avait procédé à l'arrestation de Mme Bédard le 22 décembre.

Il a indiqué que l'ex-biathlète n'avait offert aucune résistance et que sa fille avait affiché un calme impressionnant lorsqu'elle a été conduite à l'ambassade canadienne.

Le procès devant jury de la triple médaillée olympique, accusée d'avoir enlevé sa fille en contravention d'une ordonnance de garde, entre le 3 octobre et le 22 décembre 2006, se poursuivra mercredi.


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Guy Maguire, webmestre, info@veloptimum.net
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