20 septembre 2007

Le procès de Myriam Bédard

Le jury fait durer le suspense

Les 12 jurés du procès de Myriam Bédard reprendront leurs délibérations ce matin, n’ayant pu en arriver à un verdict après une journée et demie de huis clos.

Éric Thibault

Les six femmes et six hommes composant le jury sont cependant revenus devant le tribunal, hier matin, afin de poser deux questions au juge Jean-Claude Beaulieu, de la Cour supérieure.

Ils désiraient savoir si Myriam Bédard (accusée d’avoir enlevé sa fille en contravention avec les dispositions d’une ordonnance de garde) était légalement tenue d’obtenir une lettre du père de l’enfant, Jean Paquet, l’autorisant à partir à Washington avec leur fille et le conjoint de l’ex-biathlète, Nima Mazhari, du 2 octobre au 22 décembre 2006.

Le jury se demandait également si la loi obligeait la médaillée olympique à fournir au père la date de leur départ et de leur arrivée prévue, ainsi que leurs coordonnées exactes sur place afin que Jean Paquet puisse les joindre dans la capitale américaine.

La preuve révèle que la femme de 37 ans n’avait pas obtenu ladite lettre ou fourni ces informations à son ancien conjoint.

Par contre, les jurés n’ont pas reçu de réponses précises du juge Beaulieu puisque ce dernier, tout en les avisant qu’il ne pouvait agir comme leur conseiller juridique, leur a demandé de s’en tenir aux éléments de preuve établis devant eux durant le procès et de ne pas chercher à en déborder.

Le gros bon sens
Le juge leur a aussi rappelé qu’ils devaient déterminer si Myriam Bédard avait «l’intention criminelle» de priver le père de ses droits d’accès à leur fille durant ce voyage, soit «une volonté consciente de commettre un acte illégal».

Il leur a recommandé de faire appel à leur «gros bon sens» pour y parvenir.

L’avocat de l’accusée, Me John Pepper, a mentionné après coup à des journalistes que le jury avait posé de «bonnes questions». Myriam Bédard, de son côté, n’a pas semblé angoissée par l’attente du verdict, prenant bien soin d’afficher son sourire habituel devant les caméras chaque fois qu’elle déambulait dans les couloirs du palais de justice de Québec.

Son conjoint, Nima Mazhari, qui a témoigné durant le procès, était également sur place, mais il est resté discrètement à l’écart de sa compagne, ne la rejoignant qu’à l’extérieur du palais de justice.


page mise en ligne par SVP

Guy Maguire, webmestre, info@veloptimum.net
vélo ski de fond plongeon
Consultez notre ENCYCLOPÉDIE sportive